Etant totalement visuel, son art se concentre donc sur les effets spéciaux. "Anyone lived in a pretty how town" le montre bien. THX 1138 aussi, avec ses grands fonds blancs, ses écrans d'ordinateurs. La maîtrise de l'art lucasien passe donc par la maîtrise des effets spéciaux et techniques en général. La recherche de la pureté visuelle. Il ne faut pas confondre effets spéciaux et explosions de film d'action (d'ailleurs toutes les explosions de Star Wars sont faites avec des maquettes). Les grands plans numériques réalisés par ILM sont de vraies oeuvres d'art (Kamino, Coruscant et son défilé de couleurs et de lumières...). Star Wars est moins un film qu'une exposition de tableaux vivants.
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Quand on voit tout ce qu'il a fait avant American Graffiti, on comprend pourquoi Lucas était voué aux CGI. Il a toujours conçu ses films comme des symphonies visuelles et sonores. Il considère, dans son esprit, le cinéma comme un art purement technique. Le cinéma n'est rien d'autre qu'une suite d'images et de sons (voir Look at "Life"). C'est pourquoi tout l'art du cinéma est reporté selon lui sur le montage. Il se rattache beaucoup au rythme du muet et à la musique symphonique, au genre abstrait.
Etant totalement visuel, son art se concentre donc sur les effets spéciaux. "Anyone lived in a pretty how town" le montre bien. THX 1138 aussi, avec ses grands fonds blancs, ses écrans d'ordinateurs. La maîtrise de l'art lucasien passe donc par la maîtrise des effets spéciaux et techniques en général. La recherche de la pureté visuelle. Il ne faut pas confondre effets spéciaux et explosions de film d'action (d'ailleurs toutes les explosions de Star Wars sont faites avec des maquettes). Les grands plans numériques réalisés par ILM sont de vraies oeuvres d'art (Kamino, Coruscant et son défilé de couleurs et de lumières...). Star Wars est moins un film qu'une exposition de tableaux vivants.Look at "Life", Herbie, Freiheit, 1:42:08: A man and his car, The Emperor, Anyone lived in a pretty (how) town, 6-18-67, Filmmaker, Electronic Labyrinth: THX 1138 4EB, THX 1138, American Graffiti, Star Wars Episode I: The Phantom Menace, Star Wars Episode II: Attack of the Clones, Star Wars Episode III: Revenge of the Sith, Star Wars Episode IV: A new hope: quel génie !!
http://cinema-tv.usc.edu/Archives/lucas/lucas.html
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Reconnaître Lucas comme un "Tarkovsky sans talent " est tout de même assez flatteur pour lui. J'aimerais bien un jour que les critiques citent mon nom à côté d'un si grand maître, même si c'est pour reconnaître le fossé qu'il peut y avoir entre lui et moiAu fait, Lucas n'est pas plus un Tarkovsky qu'un Coppola, malgré THX 1138 et American Graffiti.
Et, pitié, ne compare pas Lucas à Coppola. J'adore les deux cinéastes pour des raisons très différentes mais, au niveau "maîtrise de la réalisation", Lucas ne tient pas la route face à lui. Rhooo, que voilà un topic sanglant
Exclusif, les Gothiques sont des produits de supermarché : pour les rendre présentables, on est obligé d'investir dans l'emballage et dans la musique d'ambiance.
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Lucas n'est pas un metteur en scène. C'est un peintre vivant ! Il manie sa caméra comme pour saisir un tableau fixe. Il ne bouge pas sa caméra dans tous les sens mais se concentre sur le cadrage et le découpage.
http://ibelgique.ifrance.com/sw-anth...createxte.htmlDernière modification par Alcatel, 23 mai 2004, 12h59.Look at "Life", Herbie, Freiheit, 1:42:08: A man and his car, The Emperor, Anyone lived in a pretty (how) town, 6-18-67, Filmmaker, Electronic Labyrinth: THX 1138 4EB, THX 1138, American Graffiti, Star Wars Episode I: The Phantom Menace, Star Wars Episode II: Attack of the Clones, Star Wars Episode III: Revenge of the Sith, Star Wars Episode IV: A new hope: quel génie !!
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ben quelque part, c'est un peu ce qu'on lui reproche... :-/
un film, c'est AUSSI de la mise en scène... pas seulement une succession de belles images...http://www.facebook.com/profile.php?...00000015862058 : mon profil Facebook !
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III. La métaphore picturale.
Il y a un exemple qui revient fréquemment chez Lucas, à la fois pour exposer sa démarche créatrice et justifier les options qu'il a prises: c'est la métaphore picturale. Le propos est trop récurrent pour être anodin.
Pour celui qui se présente avant tout comme un "camera/editing/visual", toute création artistique repose sur une technologie: la plus élémentaire est sans doute celle du papier-crayon, qui sert principalement l'écrivain, mais on peut tout aussi bien relever celle des brosses et pinceaux, pour le peintre.
"Le métier de cinéaste, je veux dire, l'acte de création sous la forme artistique qu'est le cinéma, la fabrication de film, est complètement technique. (...) Dans les premiers films, ils branchaient juste la caméra, un train entrait en gare et tout le monde était fasciné. C'était de la technologie. Juste "regarder la technologie". Mais cela s'est développé, développé jusqu'à une forme artistique, beaucoup plus sophistiquée . C'est ce que nous avons fait depuis, ajoutant du son, ou de la couleur, ou usant de la technique digitale, c'est simplement une façon de broder le canevas, d'avoir d'autres couleurs".
Ce thème de la couleur, du rapport à la peinture, est souvent exploité:
"Dans le passé, plusieurs peintres étaient des adeptes du mélange des couleurs, les réalisaient, et ainsi pouvaient exprimer les choses par d'autres moyens. Michel-Ange, par exemple. La technologie des pinceaux, et toutes ces autres choses, étaient très importantes dans leur réalisation. C'est la même chose en cinéma" .
En ce sens, la révolution du numérique permet simplement d'aller plus loin, elle libère l'imagination.
"Le passage au numérique me fait penser à la peinture d'une fresque au XVe siècle où il fallait planifier la confection de chaque détail, être tributaire des motifs en train de sécher et de la peinture que vos assistants fabriquaient. Lorsque la peinture à l'huile est apparue, le peintre est devenu libre de peindre quand il voulait, où il le désirait, sans être cantonné à une église. L'arrivée du numérique est comparable à l'invention de la peinture à l'huile".
Et Lucas de se comparer ailleurs à un peintre, qui travaille lentement, ajoutant couche par couche sur sa toile. Le numérique libère l'artiste à l'extrême. Ainsi, dans la Menace fantôme, il a pu jusqu'au dernier moment corriger les angles de vue, modifier les éléments, changer les acteurs de place. Et surtout laisser cette fois libre champ libre à son imagination.
"C'est la première fois que j'ai pu m'assoir et laisser littéralement libre cours à mon imagination, sans être retenu par "oh, je ne peux pas ceci, je ne peux pas cela, je ne peux pas aller à Coruscant, je ne serai jamais capable de faire les buildings, je ne peux faire une podrace parce que c'est impossible". J'ai rêvé ce que j'ai voulu, et c'était, pour la plus grande part, possible de le réaliser."
IV. Les moyens de la création
Cette libération enthousiasme littéralement Lucas .
A plusieurs reprises, en effet, il s'était plaint de la frustration engendrée par la limitation des moyens, lors de la réalisation de la Trilogie. L'oeuvre n'avait jamais totalement répondu à son attente, elle demeurait imparfaite. Et la conscience de cette inadéquation entre le film tel qu'envisagé, et sa réalisation est une raison essentielle pour expliquer le long hiatus entre les Star Wars et leurs Prequels. Lucas était à la fois prisonnier de son perfectionnisme et de son intransigeance, comparable encore à ces peintres qui connaissent une période plus ou moins longue de stérilité, parce que les moyens de leur art ne satisfont plus à leur nécessité d'expression.
Cette interruption plus ou moins volontaire lui a permis néanmoins de concevoir les outils qui lui permettraient de s'exprimer dans une plus grande liberté créative. Et d'abord ses firmes. Elles ne constituaient pas une fin en soi, mais elles sont devenues la condition de la création cinématographique telle que la concevait Lucas -indépendante financièrement, d'abord et bien sûr; mais aussi, et surtout, usant d'outils technologiques qui permettent la traduction aussi fidèle que possible, en un medium spécifique, d'images visuelles issues de l'imagination.
La critique a beau dénoncer la pauvreté du scénario, en regard de la profusion d'images. Ces dernières sont constitutives dans le processus créatif de Lucas, les extraits précédemment cités le démontrent assez. Et à partir du moment où il trouve l'adéquation entre le film "rêvé", plus exactement "conçu mentalement", et sa réalisation plastique concrète, il juge son but atteint.
La critique qui dénonce le "suremploi" numérique, met l'accent sur les effets spéciaux, s'interroge sur le comment de leur réalisation, s'arrête à la réalisation technique, demeure en définitive (et c'est peut-être le rôle de la critique, après tout) en dehors de l'oeuvre. Pour en revenir à la métaphore picturale: elle est dans la position de l'historien de l'art qui, nanti de ses outils d'analyse, s'arrête à la structure de l'oeuvre, et passe à côté de l'essentiel, -à savoir sa contemplation.Look at "Life", Herbie, Freiheit, 1:42:08: A man and his car, The Emperor, Anyone lived in a pretty (how) town, 6-18-67, Filmmaker, Electronic Labyrinth: THX 1138 4EB, THX 1138, American Graffiti, Star Wars Episode I: The Phantom Menace, Star Wars Episode II: Attack of the Clones, Star Wars Episode III: Revenge of the Sith, Star Wars Episode IV: A new hope: quel génie !!
http://cinema-tv.usc.edu/Archives/lucas/lucas.html
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C'est sûr que quand t'es mort, c'est plus difficile de faire de la peinture !Provient du message de Alcatel
C'est un peintre vivant !
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En fait je vous conseille de lire TOUT le site, l'auteur (voyez son CV) analyse très bien le personnage de George Lucas via le recoupage de ses multiples interviews.
http://ibelgique.ifrance.com/sw-anth...landusite.htmlLook at "Life", Herbie, Freiheit, 1:42:08: A man and his car, The Emperor, Anyone lived in a pretty (how) town, 6-18-67, Filmmaker, Electronic Labyrinth: THX 1138 4EB, THX 1138, American Graffiti, Star Wars Episode I: The Phantom Menace, Star Wars Episode II: Attack of the Clones, Star Wars Episode III: Revenge of the Sith, Star Wars Episode IV: A new hope: quel génie !!
http://cinema-tv.usc.edu/Archives/lucas/lucas.html
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je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis, Alcatel. L'image de synthèse permet d'être libéré des contraintes techniques pour ce qui est du travail pictural, et d'avoir des scènes superbes.
Ce n'est pas l'utilisation de l'image de synthèse que je critique, au contraire j'aime beaucoup ; le problème est que Lucas ne l'a pas vraiment bien exploité. Il a pu réaliser les images qu'il souhaitait, sa course de pods, Coruscant, tout ça c'est génial ! mais ce n'est qu'une technique, un moyen ; pas le fond ! à quoi ça sert d'exposer des plans superbes si l'histoire est mal racontée et qu'au final, le spectateur s'ennuie ?.. c'est cela qui est reproché à Lucas : sa mise en scène un peu pataude. Il fait du cinéma, pas des tableaux, et ce domaine est important, surtout compte tenu du genre de films qu'il réalise. Ce n'est pas l'utilisation de l'image de synthèse elle-même qui est reprochée, il faut juste qu'elle soit BIEN utilisée (dans les préquelles, elle est assez froide et décrédibilise l'univers... comparé au Seigneur des Anneaux par exemple... mais ce n'est que mon point de vue...).Dernière modification par Shai-la, 23 mai 2004, 14h57.http://www.facebook.com/profile.php?...00000015862058 : mon profil Facebook !
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La froideur, c'est une caractéristique de George Lucas. Il a toujours été froid, distant, dans les films comme dans la vie, c'est d'ailleurs ce qui lui a valu son divorce en 1983.
On peut critiquer cette froideur dans un univers que Lucas voulait rendre familial et chaleureux, on peut juger qu'il y a un décalage avec la chaleur humaine de la Trilogie, mais en ce qui me concerne je crois que c'était indispensable, étant donné le contexte voulu de la prélogie. Lucas a notamment déclaré que la froideur de l'histoire d'amour de l'Attaque des Clones était tout à fait volontaire.
Maintenant, pour la mise en scène, je crois que Lucas l'adapte parfaitement à ce qu'il filme. Personne ne peut dire que la réalisation de American Graffiti n'est pas stupéfiante de maîtrise, pour un cinéaste de 29 ans qui a eu un mois de tournage.
Il ne faut pas oublier que Lucas veut réaliser Star Wars comme un vieux feuilleton des années 40, dans le style Buck Rogers. C'est tout à fait volontairement, également, que la mise en scène est celle de l'époque; elle est d'ailleurs plus dynamique dans le film de 2002 (zooms, caméra subjective...) que dans celui de 1977 !
Car là aussi, il y a un décalage ennuyeux pour le public. Si, en 1977, la mise en scène des années 30-50 pouvait encore passer, ce n'est plus du tout le cas dans notre époque saturée de Spielberg, de Fincher et de Michael Bay...
Et la construction du scénario est tout à fait excellente dans les cinq Star Wars, si on excepte quelques longueurs présentes dans CHAQUE épisode:
-La vadrouille des droïdes dans le IV
-Le séjour sur Dagobah dans le V
-Le parcours en forêt dans le VI
-Le dîner chez Anakin dans le I
-L'histoire d'amour dans le IILook at "Life", Herbie, Freiheit, 1:42:08: A man and his car, The Emperor, Anyone lived in a pretty (how) town, 6-18-67, Filmmaker, Electronic Labyrinth: THX 1138 4EB, THX 1138, American Graffiti, Star Wars Episode I: The Phantom Menace, Star Wars Episode II: Attack of the Clones, Star Wars Episode III: Revenge of the Sith, Star Wars Episode IV: A new hope: quel génie !!
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Pfffff... comment oses-tu dire que Lucas est un mec qui pose sa caméra correctement et ne la bouge pas??? Ma parole, as-tu déjà vu Solaris (le vrai, pas celui de Soderbergh) ou encore Stalker?? CA c'est du "cadrage-peinture" comme tu dis. Rien à voir avec Lucas, qui est tout de même le très digne héritier d'une tradition américaine en matière de réalisation. Rien à voir avec le réalisme russe ou encore allemand, qui fait un film en une succession de plans fixes avec de très lancinants traveling-avant et arrière.Lucas n'est pas un metteur en scène. C'est un peintre vivant ! Il manie sa caméra comme pour saisir un tableau fixe. Il ne bouge pas sa caméra dans tous les sens mais se concentre sur le cadrage et le découpage.
A mon sens, le seul réalisateur qui se rapproche de cette façon de filmer est Kubrick : des oeuvres comme 2001 ou encore Barry Lindon contiennent de superbes scènes directement inspirées des maîtres de l'illustration fantastique (pour 2001) ou historique (pour Barry Lindon).
Fincher cité à côté de Michael Bay. Wow. Respect. Je n'ose même pas imaginer quelle gueule aurait eu Fight Club s'il avait été tourné par monsieur Michael "I Love USA" Bay.Car là aussi, il y a un décalage ennuyeux pour le public. Si, en 1977, la mise en scène des années 30-50 pouvait encore passer, ce n'est plus du tout le cas dans notre époque saturée de Spielberg, de Fincher et de Michael Bay...
Dernière modification par BrOthErHooD, 23 mai 2004, 18h19.Exclusif, les Gothiques sont des produits de supermarché : pour les rendre présentables, on est obligé d'investir dans l'emballage et dans la musique d'ambiance.
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Ton défaut, c'est que tu ne cesses de vouloir comparer ce qui n'est pas comparable.
Fincher et Bay n'ont en commun que l'hystérie de la caméra.Look at "Life", Herbie, Freiheit, 1:42:08: A man and his car, The Emperor, Anyone lived in a pretty (how) town, 6-18-67, Filmmaker, Electronic Labyrinth: THX 1138 4EB, THX 1138, American Graffiti, Star Wars Episode I: The Phantom Menace, Star Wars Episode II: Attack of the Clones, Star Wars Episode III: Revenge of the Sith, Star Wars Episode IV: A new hope: quel génie !!
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Euuuuuuuh, excuse-moi mais qui compare avec qui ici??Si, en 1977, la mise en scène des années 30-50 pouvait encore passer, ce n'est plus du tout le cas dans notre époque saturée de Spielberg, de Fincher et de Michael Bay...
"Ne jamais discuter avec un fan : il a toujours raison...". Ce n'est que bien trop vrai
Encore heureux que la construction du scénario soit bonne : si, sur les millions de dollars que représente le budget de chaque épisode, il ne réussit pas à en donner une fraction à des co-scénaristes capables... Ma foi, c'est digne du rapport TibériEt la construction du scénario est tout à fait excellente dans les cinq Star Wars, si on excepte quelques longueurs présentes dans CHAQUE épisode:
Dernière modification par BrOthErHooD, 23 mai 2004, 20h07.Exclusif, les Gothiques sont des produits de supermarché : pour les rendre présentables, on est obligé d'investir dans l'emballage et dans la musique d'ambiance.
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