Voici donc un petits test sympathique d'un jeu qui ne l'est pas moins et qui, de plus, n'est pas une suite ... Eh oui, ça change.
"Drakengard" est un jeu pour PS2. Avez vous toujours rêvé de chevaucher une de ces magnifique créature gracile, symbole de puissance inégalée et de barbecue entre amis réussi? C'est ce que vous propose ce jeux de chez Square-Enix. Tiens? Square-Enix? Ce serait donc un RPG? Oui et non. Je vais m'expliquer.
L'approche de Drakengard de l'histoire peut surprendre au premier abord. En effet, ce ne sont pas des combats au tour par tour, avec des sorts à la pelle ou des items à utiliser à bon escient. Non. Ce qui va nous permettre de frissoner et de jeter la manette, c'est un clone de Dynasty Warriors. Ni plus ni moins! Oui, un RPG mélangé à une boucherie générale, où des milliers de petits gars vont essayer de vous barrer la route voilà ce qu'est "Drakengard". Et quand je dis des milliers, ce sont vraiment des milliers (J'en suis à plus de 12000 victimes!
).On peut rétorquer que ouais, ça doit être un peu gavant de taper partout sans subtilités. C'est vrai que le principe peut surprendre, mais il serait dommage de passer à côté de l'expérience ludique "Drakengard". Peu fan de dynasty Warriors au départ, je dois avouer que là, je prends un pied inouï à décimer les armées de l'Empire. Pourquoi? D'abord parce que la maniabilté est impeccable. J'ai pu lire ça et là que la caméra gâchait un peu. Franchement, je n'ai pas remarqué. Ensuite, il y a une pléthore d'armes différentes (65 en tout réparties en plusieurs classes -épée, épées à 2 mains, haches, grande hache, lance, sceptre, massues ... - ) toutes avec 4 niveaux. Toutes ces armes possède une magie différente souvent très impressionante au dernier stade de l'évolution. Certaines se resemblent beaucoup (surtout quand elles font partie de la même catégories) mais les magies sont très différentes ce qui fait que chacun trouvera son bonheur et aussi le meilleur choix suivant des situations données.
Quand vous aurez bien avancé dans le jeu, vous pourrez même vous faire aider par quelques alliés. entre l'elfe dévoreuse d'enfant, le moine désespéré, le gosse psychopathe, vous aurez de quoi vous occuper.
Mais où est le dragon me direz-vous ... Pas loin vous répondrais-je!
Dans la plupart des missions à pied (oui, vous verrai plus tard, pourquoi je précise) vous pourrez faire appel à votre pote incendiaire. Et ce ne sera pas seulement une petite scène avec le dragon qui déboule et qui torche (c'est le cas de le dire ... ) trois ou quatre rigolos qui ont eu la mauvaise idée de passer par là ...
Non, vous allez lui monter dessus et fondre sur les troupes ennemies affolée! Et y'a de quoi l'être! Le dragon ne fait pas de cadeau. Et vas-y que je crame et vas-y que ça brûle! Lui aussi possède un tour de magie (unique par contre) enfin, une séance "me soufflez pas dans les alvéoles" qui va faire des ravages (en gros, il passe en vol stationnaire, il crache un jet de feu continu pendant que des météorites s'écrase un peu partout. Très classe!).
Mais me direz-vous, il suffit de monter la bestiole pour finir un niveau les doigts dans le nez! Que Nenni, cert(ains types d'ennemis (ceux qui lancent des trucs en général) sont fatal à notre ami ailé. Il faudra donc descendre de là-haut pour punir tout ce petit monde.
Bref, chaque situation est à affronter d'une manière différente.
Une autre phase de jeu vous met au commande du dragon mais cette fois en plein ciel. Et là, c'est un pied énorme encore une fois. On prend un plaisir fou à plonger, remonter, jeter des flammes assassines, esquiver à droite, à gauche à faire des demi-tours ... pour se frayer un chemin à travers des hordes d'objets volants souvent très bizarres (des cubes lance-laser par exemple, strange ... ) mais parfois impressionants (les griffons entre autres et le dragon sacré ... ). Là encore, un coup spécial va nous permettre de faire un peu le ménage si il y a trop d'ennemi et qu'on ne sait plus oùu donner de la tête.
Le mouvements du dragon (en rase-mottes ou en hauteur) sont d'une classe folle et c'est un plaisir de sentir sa puissance domptée par vous-même d'une façon déconcertante tant le gameplay a été peaufiné. C'est simple, il nous obéit au doigt et à l'oeil et chaque jet de flammes est précis au micropoil de cul, comme dirait Nicky Santoro dans "Casino".
Techniquement, il y a du bon et du moins bon. Les personnages sont détaillés, les magies impressionantes, les armes sympa. Mais à pied, un vieux brouillard nous empêche de voir à plus de vingt mètres. Ce qui fait qu'on se retrouve nez-à-nez avec une compagnie d'ennemis sans même avoir eu le temps de dire ouf. Heureusement, une carte très détaillée du champs de bataille pallie à cet inconvénient. En vol, on peut voir un peu plus loin. Et c'est dans ces phases dans le ciel que le titre fait parler la poudre. Recherchez quelques images, c'est impressionant, même si ce n'est pas du 1200x1600. Ca bouge bien c'est fluide, pas de ralentisement à noter malgré les armées ennemie qui vous assaille (et parfois voir souvent, il y a un paquet de monde!). D'aileurs même au sol, il n'y a pas de ralentissements.
Je ne vous ai pas parler de l'histoire. C'est que c'est un peu compliqué. Il y a une quête principale à laquelle se greffe plusieurs petites histoires. Je ne vous en révèlerais pas toutes les intrigues, mais en gros, il y a un méchant Empire qui souhaite régner sur le monde. Ca ne plaît pas à Caim notre héros, puisque sa soeur est destinée à jouer un rôle qui pourrait lui être fatal dans cette histoire. C'est bien sûr un peu plus étoffé que ça, et en jouant vous apprendrez pourquoi Caim a fait un pacte avec un dragon. Ajouter à cela les chapitres consacrés à vos alliés et vous vous rendrez compte que Drakengard ne se finit pas en 5 petites heures. Il vous faudra pourfendre, taillader, brûler pendant de nombreuses heures avant d'en avoir fait définitivement le tour. Il est à signaler que tout ceci est raconté de main de maître via des scénette jouable et des cinématiques de toute beauté. Bref, que du bonheur.
Un aspect très important du jeu est la psychologie des personnages. Rarement cet aspect a été si poussé. Tout au long de votre périple, vous vous rendrez compte que ce ne sont pas de gentils bisounours que vous incarnez, mais bel et bien des psychopathes assoifés de puissance, de sang, de vengeance et gloire. Que chacun d'entre eux est là pour régler ses comptes et qu'ils sont tous un moyen pour les autres d'arriver à leurs fins. Enfin des gens pas tout gentils, ça fait du bien! Ca ne s'arrête pas là bien sûr et les relations entre tout ce petit monde sont très importantes. mais je vais m'arrêter là, sinon, ça vous gâcherait la surprise.
J'aurais pu aussi vous parler de l'ambiance sonore. Sachez qu'elle est très bien réalisée. Votre dragon vous parlera (en anglais mais il ya des sous titres avec une excellente traduction -et je sais de quoi je parle-, il faut le souligner tant ça se fait rare) tout au long de l'aventure, des soldats feront appel à vous, vos alliés vous fourniront des indices etc etc ... De plus, les scènes de récits sont elles aussi parlées et les acteurs sont excellents. Bon point là-dessus aussi.
Pour résumer, Drakengard est un grand jeu, original, jouissif par certains aspect et il serait dommage de ne pas s'y essayer par peur d'une trop grande répétitivité de l'action tant l'enrobage se révèle efficace. De plus, chevaucher un dragon est un challenge relevé mais qui procure une sensation sans communes mesures! Square-Enix nous a concocté une petite merveille pour qui persévère un tant soit peu ... Taïaut!






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