Je travaille depuis quelques temps à la réalisation d’un projet assez ambitieux autour du patrimoine du jeu vidéo, un peu dans la lignée d’Old on ! mais avec la nuance suivante : il devra nécessairement déboucher sur des emplois et permettre une activité continue sur le long terme.
Il tourne autour de deux points :
-La création d’une base de données d’un type nouveau, qui aborde le contenu des jeux
-La récupération des archives de développement de jeux, pour assurer leur conservation avant tout, mais aussi éventuellement pour en permettre la consultation.
Le problème c’est que je suis seul pour concevoir tout ça, donc ça ne va pas très vite, forcément. Donc j’ai besoin de deux types de collaborateurs :
1. Des gens motivés et disponibles (chômeurs ou autres), qui peuvent se rendre sans trop de difficulté sur Paris ou en Normandie. Si vous avez des compétences dans les domaines suivants c’est très bien : construction de bases de données, de sites internet, documentation, archives…
2. Des gens motivés mais pas forcément très disponibles, qui pourraient apporter une aide à leur niveau : prendre des notes sur les jeux auxquels ils jouent, selon des critères précis qui leur seront fournis. Le but est d’extraire du jeu des informations intéressantes qui pourront remplir une base de données totalement nouvelle.
Pour plus de précision vous pouvez lire ci-dessous les missions que je compte me fixer.
Et si ce projet vous intéresse vous pouvez me joindre ici : izardjerome@yahoo.fr
1. Conserver les jeux parus en France
Cette limite, qui peut être occasionnellement transgressée, sera éventuellement accompagnée d’une limite temporaire due à la limite des moyens disponibles. Le c½ur du projet est l’univers du jeu PC depuis les origines, car il représente la plate-forme la plus universelle, et de loin (si on compte les adaptations, les émulateurs,…) . On intègrera cependant au plus vite, si ce n’est immédiatement, les jeux sur tous types de plates-formes. Les seules limites seront budgétaires ou dues à la rareté des objets. Le personnel sera bien sûr aussi une question cruciale.
2. Mettre les jeux en valeur
Si les sites informatifs ou d’abandonware proposent les jeux et parfois quelques informations sur ces derniers, il n’existe aucun moyen d’accéder de façon approfondie au contenu des jeux. On peut y jouer, certes, mais on peut chercher un renseignement sur un jeu sans forcément désirer se livrer à une installation parfois laborieuse (jeux fonctionnant sous MS-DOS par exemple) et à une pratique pas toujours aisée. Ce centre de ressources est conçu autour d’une base de données extrêmement complète, qui détaille les jeux de façon normalisée. Des champs donneront des informations précises : dans quels lieux, imaginaires ou réels, se déroule le jeu, quels personnages sont évoqués, quels monstres apparaissent ?
Par ailleurs, un système de requêtes permettra d’obtenir des informations sur des questions qui ne peuvent trouver réponse jusqu’alors : quels jeux évoquent la piraterie dans les Caraïbes au XVIIème siècle ? Quels jeux mettent en scène le communisme ? Existe t’il des jeux tirés de l’½uvre d’Edgar Poe, de HP Lovecraft, de Stevenson ?
Enfin, des screenshots seront réalisés de façon méthodique, et indexés selon ce qu’ils représentent. On pourra ainsi accéder à des illustrations de recherche : les morts-vivants dans les jeux vidéos, véhicules futuristes,…
3. Conserver les archives des studios
Il s’agit d’un point essentiel qui n’a semble t’il été que peu abordé. Certains membres de studios de développement disparus, qui n’ont parfois plus d’activité dans le domaine du jeu vidéo possèdent chez eux des reliques des étapes préparatoires du développement des jeux : game design (description de l’univers et des règles du jeu), croquis, illustrations papier ou numériques. Ces documents ont bien sûr une valeur, qui deviendra de plus en plus évidente avec le temps… Plus le temps passe, hélas, moins il reste de chances de récupérer un jour ce matériel.
4. Constituer un annuaire global des jeux avec leur mode d’acquisition possible (jeux accessibles gratuitement et sites de téléchargement, jeux payants et sites d’achat).
D’après l’idée de Nicolas Esposito, (évoquée dans Emulation et conservation du patrimoine culturel lié aux jeux video, 2004), un tel outil permettrait d’avoir une liste précise des jeux mis gratuitement à disposition par les éditeurs, ce qui se démarque de la démarche abandonware, qui consiste plutôt à mettre les anciens jeux en téléchargement en attendant d’éventuelles protestations d’éditeurs…




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