Je n'aime pas les rpg!
Si, si, je vous jure, j'aime pas les rpg ! Je suis un un rôliste, un vrai et pour moi, rien ne vaut les jeux de rôles à l'occidentale. Gloire à Baldur's Gate ! Marre des monstres errants qu'il faut obligatoirement se coltiner, marre des combats qui durent trois plombes et où on passe plus de temps à regarder ce que fait l'adversaire qu'à jouer, marre des scénarios cousus de fil blanc, marre des mélanges de tons sérieux/débile, marre enfin de pas avoir SON personnage à soi.
Y a que les imbéciles qui changent pas d'avis
"Mais alors pourquoi donc qui vient nous saouler avec ToS (Tales of Symphonia pour les deux qui suivent pas au fond) ?" me demandez-vous dans un français plus qu'approximatif ? Ben justement quand j'ai commencé à entendre parler de ToS, les premières choses qui étaient mises en avant c'était (comme par hasard...) son mode de combat dynamique et la possibilité d'éviter les monstres errants (c) (r). De bons arguments, en plus des excellentes notes obtenues un peu partout, pour me faire tenter l'expérience.
Si je voulais faire court, je vous dirais que je l'ai acheté fin novembre, que j'en suis à 117 heures de jeu et que je suis en train de terminer ma 3ième partie d'affilée. Pas mal pour un type qui n'aime pas les rpgs. Mais que voulez-vous, je suis écrivain, alors faut toujours que j'en rajoute des tartines...
Tout commence dans une salle de classe où la jeune Colette est appelée pour accomplir le périple de régénération de monde, tâche à laquelle elle est destinée depuis sa naissance. A ses côtés ses camarades Lloyd "25 de QI" Irving et Génis "T'as vu mes gros neurones" Sage (je vous laisse deviner qui est le guerrier, qui est le magicien). Bon, mettons nous d'accord tout de suite, le scénar casse pas 3 pattes à un canard au début, heureusement ça se rattrape bien vite, y a beaucoup de rebondissement et c'est pas aussi guimauve et mièvre que l'on peut le penser après les premières heures de jeux (vous m'en montrerez des jeux où on fouette des vieilles).
"Et alors ? Comment qu'on joue à c'truc ?", me questionnez-vous dans un langage qui ne s'est pas amélioré. Et bien vous dirigez en fait un groupe de personnage (de 1 à 8) dans un monde assez vaste. Seul le chef de groupe (que vous pouvez changer à tout moment) est visible lors de vos déplacements. La vue est à la 3ième personne, plus ou moins proche et détaillée suivant que vous soyez en mode carte ou en mode ville/donjon. Et lorsque vous rencontrez un mafaisant, vous passez en mode combat.
SoulSymphonia
Lors des combats vous dirigez au maximum et obligatoirement 4 personnages (si votre groupe en a au moins 4 évidemment, sinon, ben vous vous battez à 1, 2 ou 3) et il s'agit de vrais combats, pas de tour par tour. En fait vous ne dirigez réellement que le chef de groupe, et vous donnez des ordres aux trois autres, qui savent très bien se battre tout seul, merci pour eux. Evidemment, vous vous doutez qu'il vaut mieux avoir une I.A. qui suit, et je vous rassure c'est le cas. De plus vous pouvez régler le comportement général de chaque personnage à l'aide de stratégies préétablies (genre "attaque toujours à distance" ou "utilise ta magie jusqu'à qu'il te reste 1/3 de tes points de magie"). C'est fort bien penser, vos coéquipiers réagissent parfaitement et vous pouvez à tout moment stoppez le combat pour donner un ordre spécifique, utiliser un objet, modifier le stratégie... Finalement, ça ressemble beaucoup à Baldur's Gate en ce qui concerne la gestion des coéquipiers.
Pour le chef de groupe, (que vous dirigez complètement je vous rappelle, suivez un peu, sinon on va pas s'en sortir), c'est simple, on a parfois l'impression d'être dans un jeu de baston ! C'est le pied intégrale ! En plus des coups de bases et de la parade, vous apprenez au fur et à mesure de nouvelles techniques et sorts (qui pompent vos points de magies) très faciles à déclencher grâce à un ingénieux système combinant le bouton B et une direction du stick C (mais si vous savez le truc jaune qui ressemble à un clitoris.... Mmmh, je m'égare). vous attribuez à chaque direction une technique et le tour est joué.
Je vais être honnête, au départ, l'ensemble est laborieux. Il y a beaucoup de choses, beaucoup d'options, le manuel est pas super clair au premier abord... on est perdu. Et puis les combats s'enchaînent et on commence à en faire de même avec les coups. Et dès qu'on a pigé comment ça fonctionne, c'est un vrai bonheur à utiliser.
A noter une jauge qui se remplit au fur et à mesure que vous faites des dégâts (un jeu de baston, je vous dis !) et qui, une fois pleine, vous permet de balancer une attaque unisson, où chacun de vos personnage porte une attaque spéciale (que vous avez définit au préalable) gratuitement. Ca permet de faire des dégâts monstrueux (114 hits et 28000 points pour mon record).
Dans la rubrique divers, comme je l'ai dit plus haut, vous pouvez changer de chef de groupe comme bon vous semble (en dehors des combats), ce qui multiplie les plaisirs de jeux (pas par huit malheureusement, trois des personnages étant assez proche).
La mécanique d'accord, mais la carrosserie ?
Je vais calmer tout de suite les ardeurs de Namco sur ce coup, on est plutôt loin du "plus beau RPG de monde", comme ils s'en vantent dans la pub. Le mode carte est vraiment réduit à sa plus simple expression et le mode donjon/ville va du potable au très beau (le village d'Ozette est splendide). Par contre en mode combat, là c'est autre chose. Les personnages (tous dans un Cell Shading de plus bel effet) sont très détaillés (les armes changent suivant comment vous avez équipé vos personnages) tout comme vos adversaires. Les différents effets des coups sont très beaux et vous ne vous lasserez pas de balancer les attaques unissons, véritables déluges de couleurs et de lumière.
Niveau musique, c'est plutôt moyen. C'est pas mauvais, ça ne gêne pas quand on joue, mais vous n'aurez pas vraiment envie de monter le son. Le doublage anglais est plutôt bon (un grand merci pour nous avoir évité un doublage français), bien qu'à ce que j'ai lu à droite et à gauche, il ne vaille pas le doublage japonnais.
A noter la magnifique intro, qui est un vrai dessin animé de 2 minutes réalisé par un studio d'animation et qui reprend quelques passages du jeu. Vous retrouverez à 2 ou 3 reprises d'autres scènes dans le même genre, tout comme la fin. Mais ne faites comme moi, ne croyez pas que toutes les cut scenes sont ainsi. Elle utilisent le moteur du jeu (Dommage...)
Plus c'est long...
La durée de vie est vraiment bonne, et vous pourrez le refaire facilement deux ,voire trois fois, sans vous lasser. Il y a de nombreuses quêtes annexes (pas facile à dénicher au premier abord toute fois) et les amateurs atteints de collectionnite seront aux anges. Entre les différents costumes, les titres, l'inventaire ennemi, le livre de figurines et le Compendium (livre qui répertorie tous les objets que vous avez possédé à un moment ou à un autre du jeu), ils en auront pour plusieurs centaines d'heures sans aide extérieur (faut vraiment être un autiste pour tout trouver tout seul). Plus raisonnablement, en sachant ce qu'il faut faire, un minimum de trois parties complètes sont nécessaire pour tout posséder, et huit pour voir toutes les variantes des cut scenes. Bref, y a de quoi faire !
Mort aux RPGs, Gloire à ToS !
Vous l'aurez compris, j'ai adoré ToS. On aurait pu craindre que la rareté du genre sur la console nous oblige à nous coltiner d'infâmes bouses, mais non, Namco à assurer, et je les en remercie. Et le pire c'est que les bougres ont remis ça depuis avec Baten Kaitos, qui doit arriver chez nous ce semestre. Allez, courrez acheter ToS, vous ne le regretterez pas.


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