Kratos, le héros de "God of War" sur PS2 vous relève tous ces défis, finger in the nose.
Eh oui! Kratos, c'est Hercule, en plus couillu. Imaginez une sorte de Prince of Persia classieux ayant été croisé avec un Spawn tout méchant et vous avez notre bon gros spartiate. Kratos va devoir tailler son chemin à coup de lame du chaos dans les rangs qui vont singulièrement se distinguer de l'armée d'Arès, le dieu de la guerre. Et cette progression se fera grâce à vous, ô joie immense. Pourquoi fait-il tout ça, notre spartiate pas content? Vous le découvrirez au cours de l'aventure, mais ne vous attendez pas à un scénario béton non plus. On se bat, on a une raison minime, mais on s'en fiche! l'important, c'est l'action!
God of war revient au source du beat'em all. Des hordes d'ennemis salaces vous attendent à chaque coin de niveau pour essayer de vous faire mordre la poussière. Ah, les fourbes! Le maniement de Kratos est des plus instinctif. Un bouton pour sauter, deux boutons pour taper, un pour les prises ( bwahahaha, arrache les ailes Kratos, arrache!) un pour la magie, un pour bloquer. Il y a quelques subtilités, mais ça reste très simple d'accès et tant mieux, on est pas là pour s'embêter à apprendre des tonnes de manips. Oui, mais grâce à cette simplicité, vous pouvez enchaîner plusieurs mouvements bien dévastateurs et superbement chorégraphiés. Pour tout dire, le maniement m'a rappelé les plus grandes heures de "Soul Blade" (et pas son étron de successeur, Soulcalibur II. Brûle Kratos, brûle!). Petit plus, les "fatalities". pas à la Mortal Kombat, ouf. En fait, la plupart des monstres possèdent une sorte de mini-jeux. Une fois que son énergie a bien baissée, on vous propose de le choper avec rond et de faire une petite manip pour le finir. Matraquage d'un bouton, manip' sur le stick anlogique, séquence de boutons, tout cela est un réel ajout. En plus, les "finish him" sont bien gore du genre tête arrachée, gorge trouée, et plus!
Mais là ou GoW se démarque d'un bête Beat' comme "Final Fight", c'est qu'il propose des phases de plateforme (normal, pas original) et des phases plus subtiles. Des petits puzzles symcopent l'action, et c'est tant mieux. Cette variétés des genres sous une dominante brutale apporte un plus indéniable au tout. Pas à dire, en jouant à GoW, on ne s'ennuie pas une seconde. Et ça, mine de rien, c'est rare!
Autre chose, votre héros évolue. Au fur et à mesure, on empoche des orbes qui serviront à améliorer les aptitudes de Kratos. La palette de mouvement à la fin du jeu se révèle assez impressionnante. Ca fait plaisir de ne pas seulemnt faire monter sa jauge de vie et de magie.
Aspect technique, ben, on est sur le cul. Tout bêtement. C'est beau. Il n'y a pas un décor qui vous paraîtra bâclé. L'Enfre m'a semblé un peu vide par rapport à Athènes, mais c'est pour chipoter. Les dimensions sont grandioses, les. Il n'y a qu'à voir les phases avec le Titan Chronos, vertige assuré! Les textures sont parfois un peu vide, mais dans le feu de l'action, il faut vraiment l'oeil pour le remarquer.
Niveau sprites, là encore, c'est tout bon. Seul défaut, les ennemis ne sont pas très variés. Il doit y avoir en tout et pour tout moins d'une douzaine d'ennemis différents. Les minotaures par exemples reviennent sous 4 formes différentes. Bon, c'est peu, mais le travail fourni sur chaque ennemi est faramineux! L'animation est impeccable, le rendu aussi. tout ça bouge avec bonheur et ils ont un cachet certain. Vous vous souvindrez longtemps des cyclopes!
Et que dire des boss? L'hydre et le minotaure en armure vont vous impressionner. Ils sont énoooooorme! Le contraste est d'ailleurs saisissant dans une cinématique où le minotaure se penche contre Kratos, lui soufflant son haleine bovine dans le nez, alors que notre héros reste stoïque (et quandvous saurez que Kratos pourrait facilement bâtir un pavillon dans l'une des narines de la chose, vous mesurerez mieux son flegme). C'est grâce à de petits trucs comme ça que Kratos nous marque. Faut pas le faire chier, et il le montre. Bref, la réalisation est impeccable.
Niveau son, c'est potable. Les musiques collent bien à l'action, les bruitages sont sympas, mais sans plus. Attention, c'est du bon travail, mais le reste est tellement bon que cet aspect semble un peu en retrait. Les doublages français sont eux aussi au niveau, pas de soucis. A noter, une traduction très bien faite. C'est assez rare pour êre souligné.
Petite déception, la durée de vie. A peine 9 heures. Oui, mais quelles heures! Vous ne les oublierez pas de sitôt! En plus, vous pourrez le recommencer plusieurs fois tant le fun est présent. Un mode Divinité se débloque à votre première partie fini. Et il est bien ardu. Autre chose, le mode "défi des dieux" vous permettra d'obtenir quelques costumes pour Kratos. Et croyez-moi, vous n'êtes pas prêt de les obtenir, le niveau est bien relevé!
Kratos nous met une bonne grosse claque. Il y avait longtemps que je n'avais pas pris un pied aussi monstrueux sur un Beat'em all. Il est même meilleur que Street Of Rage 2 et Final Fight III, premiers à mon Panthéon des jeux de "marave les tous". Originalité, rythme, beauté, souffle épique, c'est bien simple, il a tout! Résumer GoW dans un test est une gageure, il faut le tripoter pour en sentir le potentiel.
Et dire qu'on a pas vu trop de pub à propose de ce jeu ... un excellent jeu sans pub, c'est carrément plus rare qu'un très mauvais jeu sur-médiatisé (meuh non messieurs d'Atari, je cause pas de Driv3r .. si en fait, j'en cause!) .
Pourvu que Kratos fasse des émules! A quand la suite?


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