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  • gameslover
    Ojii-sama


    • septembre 2001
    • 21350

    #16
    La séance a eu lieu hier non ? J'ai pas vu de nouvelles sur le site de la pétition à ce propos...

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    • Skywilly
      Real Ghostbuster

      • avril 2001
      • 2591

      #17
      http://www.assemblee-nationale.fr/12...re/#P252_78244

      C'est mal barré je crois, si j'ai bien compris
      Au passage, notons à quel point les politiques sont vulgaires...

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      • gameslover
        Ojii-sama


        • septembre 2001
        • 21350

        #18
        Moi ce qui me choque surtout dans ce débat c'est l'attitude du premier ministre, franchement il est à la limite du correct, je trouve scandaleux que qqn dans sa position s'adresse ainsi aux personnes lui présentant leurs arguments de manière claire, précise et bien argumentés en prime sans vulgarité et rien de ce style...

        Bref la suite à 15h donc...

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        • l***
          Compte archivé

          • septembre 2001
          • 1652

          #19
          Envoyé par gameslover
          Moi ce qui me choque surtout dans ce débat c'est l'attitude du premier ministre, franchement il est à la limite du correct, je trouve scandaleux que qqn dans sa position s'adresse ainsi aux personnes lui présentant leurs arguments de manière claire, précise et bien argumentés en prime sans vulgarité et rien de ce style...
          Je n'ai pas vu Villepin parler dans ce compte rendu, tu confond peut etre avec le président de l'assemblée ? Sinon, il suffit d'avoir regardé une fois un direct de l'assemblée sur france3 (chaine publique), pour se rendre compte qu'il regne le meme chahut dans l'hémicycle que dans une classe d'ecole primaire... Forcément, rivalités politiques obligent... Ca en est navrant...
          Dernière modification par l***, 21 décembre 2005, 17h18.
          DJU - DJU !!
          Boulet was right !

          Commentaire

          • gameslover
            Ojii-sama


            • septembre 2001
            • 21350

            #20
            Envoyé par lysergic
            Je n'ai pas vu Villepin parler dans ce compte rendu, tu confond peut etre avec le président de l'assemblée ? Sinon, il suffit d'avoir regardé une fois un direct de l'assemblée sur france3 (chaine publique), pour se rendre compte qu'il regne le meme chahut dans l'hémicycle que dans une classe d'ecole primaire... Forcément, rivalités politiques obligent... Ca en est navrant...
            Je ne sais pas du tout, mais la page à changée, c'était sur celle-là qu'il était souvent indiqué M. Le Ministre alors j'ai supposé peut-être à tort qu'il s'agissait du premier
            Mais c'est sur cette page que ses interventions sont, à mes yeux, choquantes... en gros la séance d'hier, là y'en a une en cours visiblement... je me demande si ils vont finir un jour

            Commentaire

            • Azur
              Legendary


              • novembre 2003
              • 3437

              #21
              Mr Le Ministre c'est Donnedieu de Vabre celui de la culture

              Sinon c'est à se tordre de rire ce rapport de l'assemblée, les interventions de Christian Paul et Didier Malthus sont pertinente et impertinente.

              M. le Ministre - Le Gouvernement souhaite responsabiliser et informer tous ceux qui accèdent à la culture par Internet, sans donner la priorité aux sanctions pénales. Nous ne voulons pas d'un monde où ceux qui s'enrichissent au détriment des jeunes et des internautes ne seraient pas pénalisés, alors que les internautes le seraient ! Avant que je ne fasse de l'autosatisfaction prématurée, bien de l'eau aura coulé sous les ponts de Paris et de Tours !
              M. Christian Paul - Pour la modestie, il ne craint personne !
              Quel vaneur ce Paul ^^

              Malthus qui prend le relais :

              M. le Ministre - C'est le contraire de l'esprit de la loi ! Surtout, ce projet crée une sanction contre la fourniture de moyens destinés à faciliter le contournement, afin d'éviter ce genre d'activités qui tire profit de l'incitation à enfreindre la loi. Ces dispositions n'ont pas pour autant pour objet - méfions-nous des amalgames -, de créer un dispositif d'agrément des logiciels de lecture ou de remettre en cause les exceptions existantes, comme la décompilation, qui bénéficie notamment aux logiciels libres. En ce qui concerne ces derniers, je veux apporter de la clarté là où d'autres se complaisent dans la confusion et les raccourcis abusifs. Je tiens à ce que le projet de loi permette d'éviter les monopoles indus. C'est pourquoi je vais déposer un amendement permettant d'assurer le respect du droit de la concurrence aux fournisseurs des mesures techniques de protection (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP). Le projet contient une disposition particulièrement novatrice, destinée à faciliter l'interopérabilité en favorisant l'accès à des licences croisées, permettant de rendre compatibles les plateformes d'offres en ligne et les lecteurs. Voilà un projet d'ouverture, dont la légalité fera l'objet d'un examen attentif de notre part, et qui va au-delà des prescriptions de la directive : il permet d'éviter le cloisonnement de l'offre, un non-sens industriel, et est indispensable au marché. Ces mesures techniques, qui permettent également de lutter contre la contrefaçon à la source, ne sont toutefois pas suffisantes. Il se trouvera toujours un spécialiste qui les contournera, obtiendra un exemplaire non protégé de l'½uvre et le diffusera sur les nouveaux réseaux à haut débit, notamment sur les systèmes pair à pair. Il est donc indispensable de se doter de moyens de prévention efficaces, à destination du grand public échangeant des ½uvres de façon illicite : c'est l'objectif du mécanisme de réponse graduée.
              M. Didier Mathus - Tous en taule !
              Le groupe communiste à l'assemblée essaye de faire passer un clause d'irrecevabilité :
              Mme la Présidente - J'ai reçu de M. Alain Bocquet et des membres du groupe communiste et républicain une exception d'irrecevabilité déposée en application de l'article 91, alinéa 4, du Règlement.

              Fred Dutoit déstabilise alors de Vabre, asser brillament :

              M. Frédéric Dutoit - Si je me fais peu d'illusions sur le sort de cette exception d'irrecevabilité, je crains d'autant plus que votre texte n'ait de graves conséquences sur la vie quotidienne de millions de citoyens et d'utilisateurs de données numériques, des conséquences sociales, technologiques, économiques et géo-stratégiques qui auraient dû appeler ses rédacteurs à plus de prudence et le Gouvernement à plus de circonspection. Mais au contraire, ce texte a fait l'objet d'une déclaration d'urgence au prétexte de satisfaire un calendrier européen de transposition du droit. L'argument est plutôt fragile lorsque l'on sait que la Commission européenne travaille déjà à la modification de la directive en question sur des points tout à fait essentiels tels que la notion de rémunération juste ou les problèmes liés à la libre circulation des informations nécessaires à l'interopérabilité. Nous déplorons aussi de ne pas disposer à ce jour de l'étude d'impact pourtant prévue expressément dans la circulaire du 27 septembre 2004 relative à la procédure de transposition en droit interne des directives et décisions-cadres négociées dans le cadre des institutions européennes. Au surplus, la nécessité de transposer une directive n'exonère pas le Gouvernement du devoir d'organiser un débat suffisamment large pour prendre la mesure exacte des enjeux très divers liés à l'avènement de la société de l'information et au développement des technologies. Un tel débat aurait pu associer un plus large public et prendre en compte le point de vue des partisans d'une refonte plus radicale de notre droit, face à la révolution des usages culturels à laquelle nous assistons. Forts de ce constat, nous pouvions attendre du Gouvernement qu'il retire son texte pour privilégier une recherche plus scrupuleuse du moyen de mieux protéger les droits d'auteur face à l'essor des échanges numériques en ligne. Nous aurions également pu espérer qu'il prête une oreille moins attentive à tous ceux qui réclament un arsenal de mesures coercitives. Tel n'a pas été le cas, et nous le regrettons, car le texte qui nous est soumis se situe très en retrait des attentes de nos concitoyens et en complet décalage avec les réalités nouvelles auxquelles nous confronte le développement de l'Internet. L'Internet nous lance d'abord le défi de la complexité : comment l'utiliser pour faire progresser la gouvernance locale et mondiale vers une société faite pour et par l'homme ? Tout est là ! L'information, matériau brut, n'a pas plus de valeur qu'une pierre sans sculpteur. Si l'on a assez de discernement pour sélectionner les informations disponibles, on produit du savoir. La nouveauté tient à ce que, depuis quelques décennies, le progrès des techniques a rendu rapide et massive la circulation des idées - comme du reste des nuisances ! L'Internet accélère le flux. D'autre part, nous sommes devenus si puissants que les conséquences de nos actes se ressentent à grande distance dans un délai extrêmement bref. Depuis 2001, plus d'un demi-milliard de personnes sont connectées, à leur domicile, au travail ou même dans la rue. Une intensification si rapide des communications instantanées crée une rupture qualitative. Bientôt, un milliard d'internautes vont interagir. Nous ne pouvons plus penser le monde que comme un système solidaire complexe. A l'heure des réseaux numériques, nous devons garder à l'esprit deux caractéristiques des systèmes complexes : leurs propriétés globales ne se résument pas à la somme des parties qui les composent et ils peuvent évoluer à tout moment, sous l'effet d'un événement imprévisible. L'instabilité - symbolisée par l'effet papillon - a la très heureuse conséquence de fonder la responsabilité individuelle de chacun. Il suffit, dans un groupe, qu'un seul prenne l'initiative pour déclencher une réaction en chaîne. L'Internet étend la chaîne des contacts possibles à la planète. Plus nous pouvons joindre de personnes, plus nous avons de chances de rencontrer celle avec laquelle nous pourrons nouer un échange utile. L'Internet est l'outil démocratique du partage. Le document numérique provoque une révolution du fait qu'il peut être reproduit à l'infini, sans rien perdre de sa valeur et pour un coût dérisoire. Celui qui le reçoit se trouve libre d'en faire ce qu'il veut. Lorsqu'on lit un livre ou que l'on regarde une image imprimée, l'on ne peut les modifier. Le numérique le permet, aux réserves juridiques près. Le coût quasi nul de la copie des fichiers étend l'impact de l'économie de l'immatériel, laquelle permet de donner un bien sans s'en priver soi-même. Une idée transmise dans une conversation ne s'use pas, et sa diffusion ne coûte rien. Imprimée sur un support matériel, la même idée ne se répand pas sans coût. Le problème est levé si le « support » est aussi peu coûteux qu'une mémoire numérique. Donner un fichier numérisé ne me retire rien, et je puis, sans léser personne, puiser dans l'Internet, qui est, beaucoup l'ont dit, la plus grande bibliothèque du monde. Je peux, de chez moi, en allant aux sources les plus diverses, organiser selon ma propre logique l'information correspondant à mes centres d'intérêt. Et si toutes les sources ne sont pas fiables, tous les experts et livres imprimés le sont-ils davantage ? Le problème tient à la capacité de discernement des utilisateurs. Radio, télévision et téléphone ont rendu immédiate la communication à distance. Mais de ces médias, les deux premiers imposent une relation à sens unique, entre un émetteur central et des récepteurs passifs. Le téléphone permet certes de converser, mais à deux personnes seulement. L'Internet se distingue de tous les autres médias par les possibilités qu'il ouvre de communications riches en contenu, interactives, entre beaucoup de personnes à la fois. Chacun y intervient sur un plan d'égalité, peut être récepteur et émetteur, pour un investissement de plus en plus réduit. Cela facilite l'expression des différences individuelles ou régionales et devrait renforcer les cultures locales, le multilinguisme, d'où une créativité qu'une monoculture mondiale stériliserait. Le numérique donne un outil à l'exercice du libre-arbitre individuel, à l'expression de soi et à l'entretien de relations avec les autres. L'une des questions les plus critiques reste celle de la sécurité numérique, laquelle présente deux aspects antagoniques. D'un côté, assurer l'honnêteté des transactions numériques, en vérifiant l'identité des parties et en sécurisant les flux d'argents, dans l'intérêt des acheteurs et des vendeurs. De l'autre, préserver la vie privée des particuliers. La puissance de traitement de l'information peut aussi servir à violer notre intimité et à nous espionner où que nous soyons. Mais à vouloir trop garantir la sécurité, on risque de sacrifier la liberté individuelle et d'instaurer l'ère de Big Brother. C'est une contradiction souvent apparue depuis le 11 septembre 2001, avec les demandes de contrôle des services spéciaux américains. La menace de Big Brother restera permanente, tout comme le risque de l'écrasement des différences locales, laminées par l'effet de masse d'une offre mondiale souvent médiocre, celle que véhiculent les séries télévisées et les jeux fabriqués pour atteindre le plus grand nombre. De l'imprimerie à l'Internet, les dangers de chaque nouvelle technique de communication ont été dénoncés par tous ceux qui ont craint qu'elles ne servent les pires causes. Mais tout progrès de la communication a fini par servir mieux la liberté que ceux qui voulaient l'étouffer. Les deux faces du numérique suscitent des tendances antagoniques, les unes porteuses de développement humain, les autres opprimantes. Je suis convaincu que nous pouvons favoriser les premières au détriment des secondes et, qu'une fois de plus, la communication démontrera sa vertu profonde. L'essentiel du travail producteur de valeur est de plus en plus fondé sur la mise en ½uvre des compétences et de la créativité. Pour mobiliser cette dernière, qui, à la différence de l'effort physique, ne s'obtient pas par la contrainte, il faut convaincre ou séduire. Conséquence révolutionnaire : le respect des différences et de la liberté devient une condition d'efficacité. Nulle personne, nulle organisation n'est plus capable de maîtriser à elle seule, dans des conditions économiques viables, toutes les connaissances nécessaires pour résoudre quelque problème un peu délicat. L'efficacité d'une organisation est donc fondée sur la qualité et l'intensité des synergies suscitées entre talents complémentaires et volontés convergentes. Nous sommes arrivés au point où il est devenu moins urgent de mobiliser notre intelligence pour obtenir un surcroît de puissance, que de libérer notre raison pour que notre pouvoir acquis ne soit pas utilisé sans discernement. Le monde a besoin de libérer son bon sens. Le facteur décisif n'est donc plus le niveau de culture, mais le degré de culture démocratique et humaniste, le respect de l'Etat de droit et des libertés fondamentales. Les réseaux de communication non hiérarchisée de l'Internet constituent un outil précieux pour établir de la communication, donner l'alerte, interpeller l'opinion mondiale, créer une transparence là où des options politiques ou des intérêts particuliers veulent imposer l'obscurité. Des normes sont nécessaires au bon fonctionnement des réseaux mais, dans la logique numérique, les solutions d'avenir se doivent d'être ouvertes, partagées, tout comme les infrastructures routières n'ont pas été réservées aux véhicules d'une seule marque ! Ces différents éléments militent pour l'avènement de logiciels libres. Dans tous les domaines, les citoyens attendent des outils pour mieux choisir, mieux comprendre et se sentir plus forts face aux institutions. Si on veut les y aider, il convient d'appuyer le développement des moteurs de recherche, des agents dits intelligents - ces automates logiciels capables de réaliser pour nous des tâches de recherche et de traitement d'informations, de simplifier des opérations - le législateur devant veiller, naturellement, à ce que les critères utilisés par ces instruments de recherche ne soient pas biaisés au profit de certains acteurs. Le pouvoir des personnes dans la société et les entreprises dépendra aussi de la diffusion des technologies d'échanges et de collaboration entre pairs. La cohabitation, dans une organisation, d'un système centralisé hiérarchique et de systèmes de collaboration transversaux de pair à pair pour des groupes spontanés, est sans doute le moyen à même de produire le plus de valeur pour tous. Les projets numériques peuvent être sélectionnés en fonction de leur propension à conforter les proximités physiques et à créer des proximités virtuelles, même aux antipodes. Ils doivent intensifier les désirs de coopération, relier les acteurs locaux et mutualiser les ressources. Les techniques d'échange de pair à pair, exploitées par exemple pour échanger livres et fiches de lecture, peuvent servir à construire du lien social, à animer des communautés culturelles, citoyennes ou professionnelles. La définition des nouveaux systèmes informatiques est l'occasion de choix fondamentaux : le système pérennise-t-il la pyramide hiérarchique stalinienne ou favorise-t-il initiatives locales, collaborations informelles, alliances, expériences, réactivité ? Est-il centré sur le contrôle ou sur l'écoute du citoyen ? Les tâches sont-elles rigidifiées ou plus fluides ? Je suis du côté de l'initiative locale, de l'écoute du citoyen et de la fluidité : et vous, Monsieur le ministre ? Votre tentative malheureuse est vouée à l'échec ou à une rapide obsolescence, mais elle est surtout dangereuse au regard des libertés publiques, et c'est le point qui justifie à nos yeux d'opposer l'irrecevabilité au présent texte. Quelles seront en effet les conséquences les plus immédiates du projet de loi que vous nous présentez ? Il aura d'abord pour effet de légitimer les dispositifs techniques de contrôle d'usage et de traçage - les fameuses « mesures techniques » - installés par les éditeurs et les producteurs sur les supports numériques, dans les logiciels, les matériels électroniques et les fichiers multimédias. Cela aura pour conséquence aussi de supprimer le droit à la copie privée et de restreindre de manière drastique l'utilisation dans un cadre familial ou tout autre cadre licite. Il aura aussi pour conséquence d'imposer aux utilisateurs le coût des mesures techniques empêchant la copie privée, cependant qu'ils continueront contre toute logique d'acquitter la redevance pour copie privée payée sur les supports numériques. Ces mesures conduiront en outre à restreindre la diffusion des informations techniques relatives aux logiciels libres. Graver ses propres compilations à partir d'un CD, extraire son morceau favori pour l'écouter sur son ordinateur, transférer son contenu vers un baladeur MP3, prêter un CD à un ami, lire un DVD avec le logiciel de son choix, programmer, améliorer, utiliser ou diffuser un logiciel libre permettant la lecture d'une oeuvre numérisée : autant de pratiques très répandues et parfaitement légales que le Gouvernement se propose ni plus ni moins que d'interdire.
              M. le Ministre - C'est absolument faux!
              Paul encore :
              M. Christian Paul - C'est du cannibalisme !
              M. Christian Paul - Je ne voudrais pas vous infliger un voyage au bout de l'enfer numérique, mais prenons quelques exemples de la vie quotidienne. Les mesures techniques, d'ores et déjà installées sur les CD, ne sont pas lisibles sur les baladeurs de cette marque-là : si j'achète légalement un titre sur une plateforme payante, telle que celle qui était en démonstration - à votre initiative - au Palais Bourbon, je ne pourrai pas l'écouter, son format n'étant pas compatible.

              Il faudra donc que j'achète ce titre grâce à une carte prépayée - dont vous avez, soit dit en passant, permis qu'elle soit offerte aux députés... belle leçon de gratuité - et que je contourne les mesures techniques installées par la maison de disques, m'exposant ainsi aux peines prévues par la loi - jusqu'à 3 ans de prisons et 300 000 ¤ d'amende.

              M. Patrick Bloche - La taule pour Paul !

              M. le Ministre - C'est lamentable, c'est minable !

              M. Christian Paul - Mon baladeur peut lire des formats MP3, mais aucune des grandes plateformes ne me propose de titres sous ce format.

              M. Patrick Bloche - Attention aux cadeaux de Noël !

              Ce texte présente une proposition cohérente...

              M. Pascal Terrasse - Allons ! Il est nul !

              M. Paul réagit en vierge effarouchée sur la question de la réponse graduée. Mais on en parle depuis des mois. Ce matin, son président de groupe a reçu un dossier du ministère de la culture contenant une fiche sur la philosophie de la réponse graduée. Si l'information ne circule pas au parti socialiste, ce n'est pas de notre fait.

              M. Christian Paul - Quelle improvisation, quand même !
              Je trouve que l'opposition à jouée son rôle, particulièrement le groupe PC et Cricri, même au sein de l'ump ils sont divisés sur la question et l'udf votera contre à coup sur. rien n'est joué .
              Dernière modification par Azur, 21 décembre 2005, 18h45.
              "Les ordinateurs sont inutiles : ils ne donnent que des réponses."
              - Pablo Picasso

              "Deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche."
              - Michel Audiard

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              • Snow
                Roi de la Glande


                • décembre 2003
                • 7691

                #22
                Moi, ce texte qu'essaie de faire passer le gouvernement, me renforce dans l'opinion selon laquelle les gouvernants (quelqu'ils soient) sont de plus en plus coupés des réalités du monde moderne !!!
                En tout cas, toutes les mesures coercitives que l'on nous pond en France ne poussent pas à un optimiste débordant pour l'avenir...
                La vitesse de la lumière est supérieure à celle du son !
                C'est pourquoi bien des gens ont l'air brillant jusqu'à ce qu'ils ouvrent la bouche !

                ​

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                • Skywilly
                  Real Ghostbuster

                  • avril 2001
                  • 2591

                  #23
                  http://www.clubic.com/actualite-3029...hiers-p2p.html

                  Etonné je suis.
                  On voit qu'ils ont vraiment besoin de se debarasser de la question

                  Commentaire

                  • Snow
                    Roi de la Glande


                    • décembre 2003
                    • 7691

                    #24
                    http://www.clubic.com/actualite-302...chiers-p2p.html
                    Etonné je suis.
                    On voit qu'ils ont vraiment besoin de se debarasser de la question
                    Moi aussi, ça me surprend...
                    On a vraiment l'impression qu'ils ne savent plus trop comment se sortir de la m... dans laquelle ils se sont mis.
                    En plus ces 2 amendements passent de justesse grâce notamment à des voix de la majorité !!!
                    En plus, l'hémicycle était quasiment vide.
                    C'est le "courage, fuyons !", du grand n'importe quoi !
                    Après on s'étonne que les gens soient dégoutés de la politique et/ou ne s'inscrivent pas sur les listes électorales.
                    Pfff !!! Bel exemple :blase: :blase: :blase:
                    La vitesse de la lumière est supérieure à celle du son !
                    C'est pourquoi bien des gens ont l'air brillant jusqu'à ce qu'ils ouvrent la bouche !

                    ​

                    Commentaire

                    • Docteur_match
                      Dragon God

                      • avril 2001
                      • 2135

                      #25
                      Oui, mais....

                      http://www.ratiatum.com/news2700_Leg..._re-voter.html
                      Le monde se sépare en deux catégories : ceux qui ont leurs revolvers chargés et ceux qui creusent. Toi, tu creuses.

                      Commentaire

                      • gameslover
                        Ojii-sama


                        • septembre 2001
                        • 21350

                        #26
                        Ah ils ne vont pas lacher le morceau aussi facilement les bougres
                        En tout cas pour le moment c'est une bonne chose pour vous, espérons que ça ne change pas lors du nouveau vote...

                        Commentaire

                        • l***
                          Compte archivé

                          • septembre 2001
                          • 1652

                          #27
                          C'est rigolo en fin de compte, que la stratégie de l'urgence d'un débat de nuit a 2 jours de noel à bien fonctionné (on se retrouve bien avec un résultat incroyable), mais a l'opposé total du resultat escompté...

                          "L'arroseur arrosé" est effectivement bien l'expression de rigueur !



                          ...


                          Bwaaah !!
                          BWAAAAAH AHAHAHAHAHAH !!!!!!


                          Mais c'est marrant aussi de constater que yaura un contre-vote. Y en aurait-il eu un si le projet de notre si "cher" ministre de la culture etait passé ? J'en doute....
                          DJU - DJU !!
                          Boulet was right !

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                          • Snow
                            Roi de la Glande


                            • décembre 2003
                            • 7691

                            #28
                            Envoyé par lysergic
                            C'est rigolo en fin de compte, que la stratégie de l'urgence d'un débat de nuit a 2 jours de noel à bien fonctionné (on se retrouve bien avec un résultat incroyable), mais a l'opposé total du resultat escompté...

                            "L'arroseur arrosé" est effectivement bien l'expression de rigueur !



                            ...


                            Bwaaah !!
                            BWAAAAAH AHAHAHAHAHAH !!!!!!


                            Mais c'est marrant aussi de constater que yaura un contre-vote. Y en aurait-il eu un si le projet de notre si "cher" ministre de la culture etait passé ? J'en doute....
                            +1
                            Le premier résultat est plutôt drôle : tel est pris qui croyait prendre.
                            Et je pense comme toi, que si le projet initial était passé, il n'y aurait pas eu de demande de contre-vote !

                            En tout cas, c'est du Grand Guignol !!!
                            La politique en est, encore une fois, sortie grandie...
                            La vitesse de la lumière est supérieure à celle du son !
                            C'est pourquoi bien des gens ont l'air brillant jusqu'à ce qu'ils ouvrent la bouche !

                            ​

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                            • Azur
                              Legendary


                              • novembre 2003
                              • 3437

                              #29
                              Réaction de d'artistes français :

                              "C'est un recul par rapport à Beaumarchais", créateur du droit d'auteur en 1791 (Maxime Le Forestier).

                              - "Si ma musique devient gratuite, alors je demande aux représentants de l'Etat qui travaillent pour le bien public de le faire gratuitement" (Michel Sardou).

                              - "Légaliser le téléchargement de la musique presque gratuitement, c'est tuer notre travail" (Johnny Hallyday).

                              - "Cet amendement nous renvoie à une époque ancienne que je croyais ne plus devoir exister, où les auteurs et les artistes étaient dépossédés de leurs droits contre une rémunération symbolique dérisoire" (Roberto Alagna).

                              - "Cet amendement est la négation de la valeur de la culture" (Francis Cabrel).

                              - "Le peer reste à venir" (Pascal Obispo).

                              - "Tout travail mérite salaire sauf le travail artistique, des millions de rmistes dans cinq ans, merci messieurs les députés" (Philippe Lavil).

                              - "Je suis pour l'exception pour la copie privée, mais contre le pillage de mon travail pour deux kopeks" (Joey Starr).

                              - "Cette loi est irresponsable et démagogique, en prétendant défendre les artistes et en prenant la parole en leur nom, on organise leur mise à mort" (Alain Chamfort).

                              - "Je suis certain que la licence globale créée une usine à gaz où nous, créateurs, seront spoliés au bout du compte. C'est la fausse bonne idée par excellence" (Jean-Louis Aubert).

                              - "Je pensais que ce texte se voulait une défense du droit d'auteur. Je constate avec regret qu'il défend surtout les intermédiaires pressés de détourner nos oeuvres pour leur seul profit" (Alain Souchon)

                              - "Cet amendement (...) favorise le piratage" (Rachid Taha).

                              - "Je constate que des députés préfèrent la démagogie de "la licence globale" à la juste et équitable rémunération des talents" (Matthieu Chedid).

                              - "Je tiens à rappeler à Mesdames et Messieurs les députés que nous ne sommes plus au Moyen Age, que les artistes ne sont plus des troubadours et que nous ne faisons pas l'aumône" (Catherine Lara).

                              - "L'amendement voté cette nuit est une atteinte directe à la création des artistes. (...) En France, nous avons la chance d'avoir une forte production, au contraire d'autres pays où le piratage règne. Si on donne accès à tout gratuitement, ce sera la fin de la diversité" (IAM).

                              - "C'est comme si on payait 5 euros l'entrée à la FNAC pour repartir avec tout ce que l'on veut" (Le Roi Soleil et Dove Attia).
                              "Les ordinateurs sont inutiles : ils ne donnent que des réponses."
                              - Pablo Picasso

                              "Deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche."
                              - Michel Audiard

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                              • M***
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                                • octobre 2001
                                • 2429

                                #30
                                On remarque quand même que ce sont seulement des "gros" artistes qui n'ont pas grand chose à craindre pour leurs finances...

                                Mention spéciale à Pascal Obispo quand même...

                                Ceci dit, pour le principe de la taxe... c'est comme la taxe sur les CDs gravés, c'est payé de la même façon par tout le monde, pirate ou pas, et c'est reversé en priorité aux "gros" artistes, car les plus téléchargés...
                                Dernière modification par M***, 24 décembre 2005, 00h53.
                                [URL=http://www.jokari.info]Jokari.info[/URL]

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