Envoyé par jcducoin
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j'ai peut-être le cerveau plus rapide que vous
(humour hein) mais je n'ai pas trouvé que les scènes d'actions soient si brouillons.
Dans une certaine mesure, la "précipitation" qui ressort est bien sûr voulue, car elle retranscrit bien ce qui peut se passer psychologiquement dans une telle situation, durant laquelle on a pas vraiment le temps de réfléchir. Les images passent comme des flashs, certaines passant au travers du filet, d'autres saisies au vol par notre conscience. C'est à mes yeux bien plus réaliste et retranscrit l'impossibilité pour un individu "normal" d'être aussi rapide que batman, dont l'instinct est celui d'un guerrier impitoyable et expérimenté.
Ce qui met le spectateur dans un tumulte d'images et de sons qui prend tout son sens une fois l'action finie (ou stoppée) avec l'impression parfois dérangeante d'être un homme très ordinaire face à une telle maitrise.
Mais il est vrai que le français globalement n'aime pas ce genre de sentiment, et préfère se sentir supérieur de toute son intelectualité de "Pêêêêuple des lumièèèèèèèèères"
avec un brin de condescendance pour le méchant qui au fond n'est pas si méchant et mérite quand même le respect après tout, c'est juste un homme perdu dans le tumulte de la vie (snif je verse une larme)
pour le côté "tortues ninja", je pense que n'importe quelle maitre d'arts martiaux fait penser à Splinter depuis qu'on a été lobotomisés par ces chers reptiles à carapace.
Etant passioné d'arts martiaux (les vrais pas les gamineries du style naruto et autres dbz), tout le passage du film traitant de l'entrainement de ghul m'a beaucoup plu, et l'introduction de psychotropes dans les rites initiatiques est une première (à ma connaissance) dans le cinéma occidental, ce qui est pourtant un fait avéré, j'en fus donc ravi.
Ce qui dérange beaucoup dans ce film, je pense, est le parti pris de représenter l'action et les personnages de manière allégorique, tandis que la toile de fond, décor, scénario, etc... sont traités eux de manière très réaliste.
En ça cela se rapproche des films chinois, où des héros légendaire accomplissent des exploits surhumains, ont une psyché idéalisée, mais sont représentés de manière réaliste dans le contexte de l'époque.
C'est une tentative de rapprocher les mythes de leur essence quasi divine, tout en les rapprochant du "peuple" (ou plus généralement de la réalité) pour bien montrer que l'enseignement de ces mythes est applicable à tous, tout en étant par essence inatteignables, et ainsi court-circuiter l'approche quasi uniquement esthétique des occidentaux à l'égard de ces même mythes, qui ont tendance à tout voir comme un divertissement (au sens large).
En cela, pour moi, Batman Begins a largement surpassé Burton, qui reste malgrès tout dans un registre de divertissement, et de pure esthétique.
En outre, le premier batman reste une série B un peu bâclée, et parfois assez risible (pour l'avoir revu récemment j'ai été extrêmement déçu). Attention, le second est quand même une fresque gothique splendide et parfois dérangeante, que j'adore, mais ça reste "superficiel".
Bref je pense que Nolan a surpassé la figure de style du "batman" et a produit un film complet et dense, axé sur les enseignements (certes idéalisés) et la possibilité pour tout un chacun "d'être batman" (métaphoriquement parlant) et non sur la seule beauté esthétique ou l'adaptation de toute façon impossible tant elle est variée de la BD.
Ca me fait penser à Blueberry, qui dépasse l'adaptation, et qui en cela est décevant pour le fan de la BD (ce qui se comprend tres bien), mais aussi beaucoup plus libre et qui se réaproprie un "mythe" pour en faire un film personnel et donc, universel.
(humour hein) mais je n'ai pas trouvé que les scènes d'actions soient si brouillons. Dans une certaine mesure, la "précipitation" qui ressort est bien sûr voulue, car elle retranscrit bien ce qui peut se passer psychologiquement dans une telle situation, durant laquelle on a pas vraiment le temps de réfléchir. Les images passent comme des flashs, certaines passant au travers du filet, d'autres saisies au vol par notre conscience. C'est à mes yeux bien plus réaliste et retranscrit l'impossibilité pour un individu "normal" d'être aussi rapide que batman, dont l'instinct est celui d'un guerrier impitoyable et expérimenté.
Ce qui met le spectateur dans un tumulte d'images et de sons qui prend tout son sens une fois l'action finie (ou stoppée) avec l'impression parfois dérangeante d'être un homme très ordinaire face à une telle maitrise.
Mais il est vrai que le français globalement n'aime pas ce genre de sentiment, et préfère se sentir supérieur de toute son intelectualité de "Pêêêêuple des lumièèèèèèèèères"
avec un brin de condescendance pour le méchant qui au fond n'est pas si méchant et mérite quand même le respect après tout, c'est juste un homme perdu dans le tumulte de la vie (snif je verse une larme)pour le côté "tortues ninja", je pense que n'importe quelle maitre d'arts martiaux fait penser à Splinter depuis qu'on a été lobotomisés par ces chers reptiles à carapace.
Etant passioné d'arts martiaux (les vrais pas les gamineries du style naruto et autres dbz), tout le passage du film traitant de l'entrainement de ghul m'a beaucoup plu, et l'introduction de psychotropes dans les rites initiatiques est une première (à ma connaissance) dans le cinéma occidental, ce qui est pourtant un fait avéré, j'en fus donc ravi.
Ce qui dérange beaucoup dans ce film, je pense, est le parti pris de représenter l'action et les personnages de manière allégorique, tandis que la toile de fond, décor, scénario, etc... sont traités eux de manière très réaliste.
En ça cela se rapproche des films chinois, où des héros légendaire accomplissent des exploits surhumains, ont une psyché idéalisée, mais sont représentés de manière réaliste dans le contexte de l'époque.
C'est une tentative de rapprocher les mythes de leur essence quasi divine, tout en les rapprochant du "peuple" (ou plus généralement de la réalité) pour bien montrer que l'enseignement de ces mythes est applicable à tous, tout en étant par essence inatteignables, et ainsi court-circuiter l'approche quasi uniquement esthétique des occidentaux à l'égard de ces même mythes, qui ont tendance à tout voir comme un divertissement (au sens large).
En cela, pour moi, Batman Begins a largement surpassé Burton, qui reste malgrès tout dans un registre de divertissement, et de pure esthétique.
En outre, le premier batman reste une série B un peu bâclée, et parfois assez risible (pour l'avoir revu récemment j'ai été extrêmement déçu). Attention, le second est quand même une fresque gothique splendide et parfois dérangeante, que j'adore, mais ça reste "superficiel".
Bref je pense que Nolan a surpassé la figure de style du "batman" et a produit un film complet et dense, axé sur les enseignements (certes idéalisés) et la possibilité pour tout un chacun "d'être batman" (métaphoriquement parlant) et non sur la seule beauté esthétique ou l'adaptation de toute façon impossible tant elle est variée de la BD.
Ca me fait penser à Blueberry, qui dépasse l'adaptation, et qui en cela est décevant pour le fan de la BD (ce qui se comprend tres bien), mais aussi beaucoup plus libre et qui se réaproprie un "mythe" pour en faire un film personnel et donc, universel.








) et j'ai encore plus apprécié le film ! Les scènes de combats sont beaucoup plus claires qu'au Ciné ou en DVD, le son moins bourrin et plus subtil... Kathy Holmes n'est pas si mauvaise même si elle n'a vraiment pas la gueule de l'emploi et que son rôle est un peu léger.
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