Le bon,la brute et le truand !!!

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  • R***
    Compte archivé

    • avril 2001
    • 1383

    #1

    Le bon,la brute et le truand !!!

    Salut a tous et a toutes

    1) Je me demandais quel genre de personnage vous jouiez en general dans les RPG ?

    - Le Bon : volant au secours de la veuve et de l'orphelin et sauvant le royaume du (des) mechants, en restant plus ou moins dans les normes de la legalite

    - La Brute : En gros un personnage qui agit comme bon lui semble , sans se soucier de la legalite ou pas de ses actions .

    - Le Truand : Un personange foncierement mauvais, cherchant plus de pouvoir/argent pour soi et essayant de semer le plus de discorde et chaos possible


    bon les descriptions plus haut sont tres appproximatives mais je crois que vous avez compris la question

    2) Trouvez vous difficile de jouer des roles en Contre-emploi dans les jeux RPG ?

    ( perso j'ai beaucoup de mal a jouer les mechants j'arrive pas a voler la sucette du gamin sans eprouver des remords ))


    3) Quels sont les meilleurs jeux RPG que vous pensez donner le plus de choix moraux dans la facon d'apprehender l'aventure ?

    4) Avez-vous des anecdotes memorables de Role Play que vous voulez partager ?

    Vala vala ...
    [IMG]http://www.abandonware-france.org/ltf_images/goodies/userbar_ltf_01.gif[/IMG]

    De grand pouvoirs entrainent de grandes responsabilités .
  • gameslover
    Ojii-sama


    • septembre 2001
    • 21351

    #2
    Moi je joue plutôt les méchants à vrai dire
    Donc non je ne trouve pas difficile de jouer ce rôle car ça reste justement un jeu alors j'en profite pour faire ce que justement je ne ferais pas en vrai ^^
    Et pour les jeux en question à mes yeux y'a pas mieux que la série des Fable qui justement joue à fond sur cet aspect et qui permet de redécouvrir l'aventure presque indéfiniment grâce aux nombreux choix que l'on peut faire et qui influent sur le devenir du monde ^^ trop classe ^^

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    • cja2001
      La Bénore


      • juillet 2001
      • 5500

      #3
      1) & 2)
      Pour ma part je ne joue que les gentils. J'ai jamais fait la différence entre le monde réel et le monde virtuel, il me sera donc impossible d'être un barbare dans un RPG ou autre tout en essayant de faire le bien dans la vie réel.

      4)
      Anecdote. J'ai beaucoup joué a Enemy Territory mais n'ai jamais joué un allemand. Les rares fois où, pour des questions de répartition, des joueurs le serveur me forçait à être allemand je ne pouvais pas tirer sur un Américain et préférais même retourner mon arme contre les Allemand.

      Ou alors Nainwak, j'y étais un brave et lorsque la guilde a voulut devenir rampants, nous étions une minorité a préférer la quitter plutôt que de retourner notre veste.

      4) & 3)
      Je me souviens aussi de Fallout qui pour moi propose pas mal de choix moraux, je ne pouvais pas faire les mauvais.
      ''If might is right, then love has no place in the world. It may be so, it may be so. But I don't have the strength to live in a world like that, Rodrigo.'' -- Father Gabriel (Mission 1986)

      http://www.abandonware-forums.org/chat.php

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      • Alaedrain
        Samurai

        • août 2004
        • 1280

        #4
        1) Je joue en général plusieurs fois, mais la première est toujours en mode "Le Bon". Sauf quand c'est pas clairement identifié (Alpha Protocol, y a pas vraiment de bien ou de mal), mais il y a toujours une tendance dans les actions qui profitent au plus grand nombre, sans tomber dans le béni oui-oui.
        En fait, le personnage du Bon dans le film de Leone n'est pas totalement bon, et c'est peut-être le plus proche du genre de personnage que je joue.


        2) Ca dépend du jeu et de la qualité d'écriture. Avec Vampire Bloodlines, je crois que je pourrais jouer tous les archétypes possibles sans avoir de difficultés à m'intégrer au personnage


        3) Ohoh, vaste... Dans la diversité, ce serait Planescape Torment, Bloodlines ou les productions Obsidian.
        Dans la réflexion morale à valeur plus spirituelle, indéniablement, je vais parler d'Ultima

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        • stephh
          General

          • janvier 2009
          • 1721

          #5
          Est-ce que le questionnaire se limite aux RPG sur ordinateur ? Si oui, je vais avoir du mal à répondre vu que je me suis limité à des jeux (la trilogie des "Bard's Tale" ou "Eye of the Beholder") où je manipulais l'équipe entière et où "l'alignement" (au sens AD&D du terme) ne représentait rien et où il n'y a rien d'extraordinaire à raconter. Maintenant, si on a le droit de parler de jeux autour d'une table avec une bande de potes, là je pourrai m'étendre sur le sujet dans un prochain message ...

          Steph

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          • UBN22
            *Sigh*


            • janvier 2004
            • 5646

            #6
            Je sais pas trop si je peux dire que je joue gentil ou méchant. J'ai plutôt tendance à joueur comme ce que je ferais si j'étais à la place du gars que j'incarne.
            Donc par exemple, dans Mass Effect 1 j'étais complétement concilient et j'avais très peu de pragmatisme. Dans Mass Effect 2 j'était complétement concilient et les 3/4 de ma barre de pragmatisme étaient remplis.
            Dans Fable 1 j'étais avec une putaìn d’auréole au dessus de la tête mais c'est parce que je m'étais jamais fait gaulé à chaque foi que j'avais fais une connerie (et j'en avait fait énormément).
            Pas vraiment RPG, dans les Jedi Knights, j'ai toujours eu tendance à penché du côté obscure, donc dans le premier où les choix des pouvoirs te font automatiquement penché du côté du bien ou du mal, j'ai fini mauvais avec la mort de ma partenaire. Mais dans Jedi Academy où les choix te sont laissé quelque soit le choix des pouvoirs, j'ai fini avec la fin gentille alors que je puisais clairement ma force dans le côté obscure.
            Dans un registre encore moins RPG, dans Assassin's Creed et Tenchu Steal Assassin, il m'est arriver assez régulièrement de liquider un innocent/civil qui me dérange et/ou empêche de remplir pleinement ma mission.

            Je rejoint Alaedrein sur le Bon dans le film de Sergio Leone, ce n'est pas un bon au sens strict du terme, mais des 3, c'est celui qui s'approche le plus de la définition. Donc, je suis plus proche de ce Bon là que du vrai bon.


            Pour ce qui est des rôles à contre emplois, ça ne me pose pas vraiment de problème. A partir du moment où j'ai fini la jeu une première foi, ça ne me dérange pas de joué le gentil toutou ou le super méchant qui tuerai homme femme et enfant pour arriver à ses fins.
            Et puis il y a certains jeu où par défaut tu es sensé être méchant et comme je joue par rapport à ce que je ferais si j'étais dans la même situation, bouffé un père de famille en temps que vampire ne me fait ni chaud ni froid


            Les RPG qui m'ont donné le plus de choix moraux ? C'est difficile à dire, je suis pas vraiment RPG en fait (du moins, j'ai commencé avec des RPG japonais où les choix moraux sont insignifiant et le héros toujours dépressif/suicidaire, donc ça m'avait vite saoulé à l'époque et je redécouvre les RPG occidentaux que maintenant).
            Les Fallout donnent une très grande liberté de choix, mais ceux-ci sont trop bien défini, on distingue parfaitement le choix du bien et celui du mal. Mais les possibilités offertes sont assez sympathiques.
            Les Mass Effect n'ont pas un très grand intérêt niveau choix moral, mais les rares fois où ceux-ci ont une réelle influence sur l'histoire et surtout le fait que ces choix ont une incidence sur l'épisode suivant sont vraiment "sur-kiffant" !
            Et là ça me fait super mal de le dire, mais niveau choix moraux, j'ai vraiment apprécié les Bioshock, surtout le 2 (alors que dans l'ensemble, le jeu m'as plus que gonflé !!). Les choix ont une réelle incidence sur la fin (qui se sépare en 2 parties, chaque partie pouvant être bonne, moyenne ou mauvaise) et laissé vivre n'est pas forcément la meilleure solution.
            Spoiler Alert !
            Par exemple, vers le milieu/fin de l'histoire, nous tombons sur une sorte de monstre, anciennement humain, dans un aquarium géant. Et nous avons la possibilité de le tuer ou de le laisser vivre. Sachant qu'il vous supplie de le laisser vivre et sous entend qu'il pourrait vous aider. Mais d'un autre côté, vous avez trouvé un enregistrement de lui datant d'il y a plusieurs années où il vous dit que si vous le trouvé dans cet état, il aimerait que vous mettiez fin à ses jours. Et pour vous embrouiller un peu plus, le monstre que vous avez en face de vous fait allusion à cet enregistrement et vous dit qu'à l'époque il était déprimé mais que maintenant il est lucide et qu'il a peur de mourir ...
            Perso, j'ai fais le choix de respecter ses volonté de l'enregistrement ce qui m'a valu la très bonne fin.



            Une anecdote mémorable dans un RPG ? J'en ai pas vraiment.
            Juste un passage sur je sais plus quelle planète de Mass Effect 1. Elle est en dehors de la juridiction du Conseil et elle suit ses propres règles à telle point que tout ce que nous y faisons au début nous semble mauvais, mais après quelques choix murement réfléchis j'ai eu la possibilité de renversé la vapeur et je me suis retrouvé à faire une actions qui m'a rapporté énormément de points de concilience alors que je m'enfonçais plutôt dans le pragmatisme. J'ai trouvé ce passage très sympathique car il était très difficile de voir où était le bien et le mal avant d'en arriver à cette possibilité


            Sinon, un peu hors sujet, mais quand je jouais à D&D sur plateau (et ça remonte à presque 10 ans), j'étais voleur, donc je la jouais plutôt fourbe car ça correspondait plus au style de mon perso (et que quand tes potes t'envoie tout seul dans un couloir avec ta petite dague de merde pour savoir ce qu'ils vont y trouvé, tu t'amuses rarement à foncer tête baissé en criant "YAAAAAAAAAAAAHH !!!!!!!!!!" (technique une foi essayé par un pote qui s'est soldé par un grand rire narquois du maitre du jeu, l'alerte de tout le donjon et de notre plus grande défaite )).





            Envoyé par cja2001 Voir le message
            Les rares fois où, pour des questions de répartition, des joueurs le serveur me forçait à être allemand je ne pouvais pas tirer sur un Américain et préférais même retourner mon arme contre les Allemand.
            Hors sujet :

            Merde quoi franchement, c'est qu'un jeu. En plus en multi il n'y a pas de question de moralité, juste 2 équipes qui s'affrontent.
            Le teamkill volontaire est la pire plaie dans ce genre de jeux ...

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            • R***
              Compte archivé

              • avril 2001
              • 1383

              #7
              Envoyé par stephh Voir le message
              Est-ce que le questionnaire se limite aux RPG sur ordinateur ?
              non pas necessairement
              [IMG]http://www.abandonware-france.org/ltf_images/goodies/userbar_ltf_01.gif[/IMG]

              De grand pouvoirs entrainent de grandes responsabilités .

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              • Le Mog

                #8



                blague à part:

                1) plutôt loyal neutre (voire neutre) pour ma part

                2) j'aime bien jouer les connards par moments, ça change ^^

                3) euh...

                4) une fois j'ai tué un gars que je venais de soigner parce qu'il refusait de payer mon aide. ça se classe dans quel alignement ça? ^^

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                • barbarian_bros
                  Evil is Good


                  • octobre 2007
                  • 9443

                  #9
                  En JV, j'ai été déçu par le 'choix' moral, ou plutôt son absence, dans Bioshock 1 : En effet, j'ai tué la 1ere petite soeur... mais pris de remord j'ai sauvé toutes les autres... et j'ai eu la mauvaise fin, malgré ma progression vers le 'bien'.

                  J'ai bien aimé dans The Witcher les choix et leurs incidences, même si il n'y a pas de choix vraiment moral, personne n'étant foncièrement bon ou mauvais dans ce jeu.
                  Spoiler Alert !

                  -Aider les résistants elfes à récupérer des armes, ou les capturer? Si on les aide, un contact essentiel à une quête secondaire sera abattu par une de ces précieuses flèches lors de l'attaque d'une auberge... du coup cette mission n'est pas achevable. (j'ai pas tenté de les capturer, mais je suppose qu'il y a aussi une conséquence désagréable plus tard).
                  -S'allier au rebelles Elfes et Nains dans leur guérilla? Ou Rétablir l'ordre en s'alliant aux extrémistes de la Rose Ardente? Ou tenter la neutralité et du coup devoir se battre contre tout le monde?


                  En JDR sur table, j'ai justement horreur des carcans imposés par l'alignement à la ADD, ou la voie du clan à la Vampire/Monde des Ténèbres. Je les trouve beaucoup trop limitant voire caricaturaux (Loyal-Bon= Loyal-Con) pour pouvoir jouer un vrai personnage avec ses envies, ses émotions etc..., le pire étant certaines adaptations d'ADD en Jeu vidéo où les alignements deviennent handicapant : dans Baldur's Gate les persos Neutres râlent si on équilibre pas chaque action bonne par une mauvaise...

                  Je joue en général des persos plutôt orientés chaotique/neutre mais pouvant sous le coup de la colère devenir d'immondes salauds (oui j'ai déjà virtuellement torturé/mutilé pour obtenir un renseignement ou venger un proche.
                  En gros ni bon ni foncièrement mauvais.
                  Le plus dur à jouer dans mon passé de rôliste était dans Bloodlust : un perso humain, avec sa personnalité, mais possédant une épée divine qui elle a des besoins spécifiques : sang, sexe, argent... pas facile de concilier les deux, l'épée pouvant même s'arranger pour que le porteur ait un 'accident' si il ne lui convient pas.
                  "Do you know what "nemesis" means? A righteous infliction of retribution manifested by an appropriate agent. Personified in this case by an 'orrible cunt... me."
                  Brick Top, Snatch, 2000

                  Ma collection de jeux

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                  • stephh
                    General

                    • janvier 2009
                    • 1721

                    #10
                    A toutes les âmes "sensibles", ce message est LONG ! Mais je ne vois pas comment résumer 8 ans de pratique assidue en quelques lignes ... Bonne lecture à tous les courageux qui prendront le temps de se fader tout le pavé, et merci d'avance à ceux qui voudront bien répondre et/ou commenter ...


                    Avant de répondre à ce questionnaire, je vais détailler parmi tous les JdR que j'ai pu tester (un copain en achetait un nouveau toutes les 2 ou 3 semaines) ceux qui m'ont particulièrement marqués :

                    A) AD&D

                    D&D aurais-je pu dire, puisque j'ai commencé en 1983 par acheter "Dungeons & Dragons - Basic Set" (avec les dés bleus moches et illisibles) qui coûtait un bras (199 Francs pour un jeune de 13 ans, une vraie fortune !) mais qui avait le mérite d'être simple. Forcément, je suis passé un jour à AD&D (il faut dire qu'on ne trouvait des scenarii que pour cette variante) avec l'achat du "Player's Handbook", du "Dungeon Master Guide" puis de l' "Unhearthed Arcana". J'ai même ensuite testé la 2ème édition en français (uniquement en tant que joueur), mais j'ai eu beaucoup de mal notamment à cause de la traduction des sorts (par exemple, "métempsychose" en lieu et place de "magic jar", ça ne l'a jamais trop fait, même si le terme français est des plus adapté).

                    B) "Space Opera"

                    Le jeu futuriste où je me suis senti le plus à l'aise, d'une part parce que ça permettait tous les délires technologiques (l'an 2000 semblait encore bien loin en 1987) et d'autre part parce que j'ai eu la chance d'avoir un maître de jeu qui avait su simplifier des règles jugées trop complexes sans les dénaturer.

                    C) "L'Appel de Cthulhu"

                    Même si j'ai l'intégrale de Lovecraft et des auteurs ayant collaboré au "mythe", j'ai beaucoup apprécié ce jeu parce qu'enfin on pouvait jouer "Monsieur tout le monde" (ce qui n'était pas vraiment le cas des jeux d' "Heroic Fantasy" ou de science-fiction) avec un "background" qui ressemblait à quelque chose. Et surtout, les règles étaient tellement simples qu'elles pouvaient très facilement transposables à une autre époque. J'ai d'ailleurs fait ma propre version de "Cthulhu Now" dès 1988, et j'en ai profité pour écrire des scenarii qui étaient plus des enquêtes politico-économico-journalistico-policières (comme dans le film "Mille milliards de dollars" avec le regretté Patrick Dewaere) que des découvertes à rendre les joueurs mabouls. C'était d'ailleurs marrant de constater que quand je faisais jouer ces scenarii à des personnes "expérimentées", elles étaient tellement obnubilées par leur santé mentale qu'au final elles se débrouillaient moins bien que des novices qui ne focalisaient pas sur certaines compétences.

                    D) "Paranoïa"

                    Je DETESTE ce jeu, et peut-être a-t-il atteint son but, mais voir le maître de jeu passer plus de temps individuellement avec chaque joueur qu'avec l'équipe a quelque chose qui ne me plaît pas, et le fait de mourir plus vite que la normale (surtout pour des raisons bidons) m'exaspère. Sans compter qu'en temps que futur développeur (remettez-vous 25 ans en arrière), j'ai du mal à m'imaginer l' "esclave" d'une machine (d'ailleurs, même maintenant où je suis "accroc" à Internet, c'est peut-être pour ça que je refuse catégoriquement d'avoir un téléphone portable, fût-il de la toute dernière génération).


                    Maintenant que le décor est planté, je vais passer ("enfin !" diront certains) à mes réponses sur le questionnaire ...


                    1) Même si j'ai forcément joué des personnages qui peuvent rentrer dans les 3 catégories, je me définirais en fait plus comme quelqu'un de "lawful", dans tous les sens du terme :

                    - dans le sens de la mauvaise traduction de AD&D : loyal. Etant souvent amené à jouer des prêtres (j'étais souvent le dernier à tirer ma fiche de perso, et il en fallait bien un dans le groupe), je dirais loyal envers mon Dieu, parce que pour le reste, ça dépendait des situations.
                    - dans son sens littéral : légal, licite, autorisé par la loi. Je reste persuadé que pour pouvoir contrer la loi ("ce qui n'est pas interdit est autorisé"), il faut absolument la connaître au maximum. Et ne dit-on pas "nul n'est sensé ignorer la loi" ?

                    Après, bon ou mauvais, pour AD&D, ça dépendait des autres joueurs (j'ai d'ailleurs eu l'occasion de faire les mêmes campagnes avec un groupe de "gentils" et un groupe de "méchants", et forcément, on n'est pas arrivé au même résultat); quant aux autres jeux, j'étais le plus souvent "neutre", aussi bien capable d'actions "positives" (me faire capturer pour que mes complices aient le temps de s'enfuir) que d'actions "négatives" (endormir une joueuse avec de la morphine juste parce qu'elle était trop insupportable et ralentissait dangereusement une enquête).


                    2) Honnêtement, je ne vois pas où est le problème : on joue un rôle, et donc on n'a pas d'états d'âme à avoir. Et puis tout le monde sait que "la faim justifie les moyens" ou que "seul le résultat compte".


                    3) A AD&D, à part si on joue un paladin, qu'est-ce que l'on risque si l'on s'écarte de son alignement ? Fondamentalement pas grand chose. Et puis ça reste de l'imaginaire. Maintenant, quand on joue un personnage quelconque de la vie de tous les jours (comme dans "l'Appel de Cthulhu"), forcément faire une "connerie" peut être répréhensible (le plus souvent par de la prison), mais encore une fois, d'une part on en assume les conséquences, mais surtout on sait que ça ne reste qu'un rôle et qu'on ne va pas forcément se comporter de la même façon une fois qu'on a quitté l'équipe avec qui on a passé l'après-midi, la soirée, ou même un long week-end. En fait, je serais tenté de dire que ce sont plus les "livres dont vous êtes le héros" qui t'obligent à avoir les "bons" choix (alors qu'avec un JdR classique, il y a parfois plusieurs moyens d'arriver au bout).


                    4) Le moment Nutella du questionnaire ! J'ai retenu 5 personnages, tous plus incroyables les uns que les autres, mais tous hyper-fun à jouer (c'était quand même le but à la base - si c'est pour se faire suer et se prendre la tête, autant rester enfermé chez soi).

                    A) A AD&D, un prêtre de la nature (je n'ai pas dit un druide) hippie. Eh oui, "paix, amour, liberté et fleurs" et le bon stock d' "herbes euphorisantes" qui va avec ! Ca peut paraître complètement paradoxal pour AD&D, mais pour une fois qu'on jouait un scenario loin du concept "porte-monstre-trésor-XP", ce personnage a pu s'exprimer jusqu'au bout (même s'il a fini sur le bûcher dans l' "after" pour avoir tenté de droguer une serveuse dans une auberge).

                    B) A AD&D toujours, un mage pyromane. On pourra toujours lancer le débat dans un autre sujet comme quoi, à niveau égal, une bonne "fireball" vaut mieux qu'un "lightning bolt", mais si j'ai choisi ce personnage atypique, c'est à la base plus par vengeance (je sais, ce n'est pas bien) suite à la mort d'un de mes persos d'une façon des plus "débiles" : crétin de guerrier aux avant-postes, je tombe dans une trappe (jusque-là, plutôt banal); le MJ me dit en privé que je ne suis pas mort (c'est déjà ça) et que suis dans du liquide qui n'est pas de l'eau et qui me gêne pour bouger; mes "coéquipiers" voient bien la trappe mais n'arrivent pas à juger de la profondeur; le voleur du groupe décide sans concerter les autres de jeter une torche; j'étais dans de l'huile, merci !

                    C) A "Space Opera", entre 1987 et 1990, je n'ai eu qu'un seul personnage, toujours vivant, mais dont la fiche a dû partir à la poubelle le jour où ma mère a décidé de faire du "rangement". Il s'agissait d'un génie de l'informatique (quelle surprise ! LOL) qui avait monté sa salle de jeux vidéos (un vieux rêve que je sais désormais malheureusement irréalisable) et inventeur de "concepts" qui auraient pu me rendre riche aujourd'hui :

                    - Pourquoi s'obstiner à mettre des pièces dans un monnayeur toujours "détraquable" (que ceux qui ont "joué" avec un allume-gaz se manifestent, il y a prescription) ? Et surtout, pourquoi se retrouve-t-on souvent à cours de pièces quand on arrive au dernier monstre ? Fort de ces principes, et parce que la lutte contre l'addiction était le cadet de mes soucis, j'avais décidé que mes jeux vidéos seraient équipés de lecteurs de cartes de crédit. Si cette idée n'a pas vraiment été exploitée dans les salles d'arcade, elle a visiblement séduit certains casinotiers puisqu'on retrouve ce système sur certains "bandits manchots".
                    - Avez-vous déjà imaginé un mélange entre "Tempest" et "Tetris" ? En gros, des pièces qui tombent depuis des parois pour finir au fond d'une "cuve" dans laquelle il faut faire des lignes. Une version "simplifiée" verra le jour en 1989 (un an après mon idée) : vous aurez bien entendu reconnu "Welltris".
                    - Voici sinon ma plus belle "invention" : des machines reliées par un réseau indéfinissable (nous étions en 1987) qui permettent à plusieurs joueurs de se retrouver dans une ville virtuelle sur plusieurs niveaux. Mon but était en fait de faire un "Gauntlet" avec plus de joueurs (et donc plus de "crédits" dans mes caisses) et moins de contraintes (pas de limitation du "scrolling" parce que quelqu'un va voir ailleurs), mais l'histoire en aura décidé autrement (je ne vous fais pas l'affront de nommer ce qu'est devenue mon "idée géniale").

                    D) A "l'Appel de Cthulhu" (époque 1980+), en hommage à Bernard Blier dans "les Barbouzes", j'ai décidé de jouer un prêtre qui ne s'en laissait pas compter. Après coup, on lui trouverait un air de famille avec Soeur Marie-Thérèse des Batignolles.

                    E) Probablement mon personnage le plus atypique, joué à la suite d'une erreur que je ne regrette finalement pas : à la base inscrit pour un tournoi d'AD&D (le seul jeu où je pouvais prétendre à quelque chose à l'époque), les 2 dates ayant été inversées, je me suis retrouvé présent à un tournoi de "l'Appel de Cthulhu" (j'y avais joué une seule fois, et j'étais loin d'avoir lu tout ce que j'ai fait depuis); et pour ne pas que je sois venu "pour rien", les organisateurs m'ont intégré à une équipe au sein de laquelle je jouais au départ ce qui devait servir de PNJ. L'aventure se déroulait en 1928; officiellement, j'étais la femme bourgeoise coincée d'un scientifique qui avait disparu et que devait retrouver l'équipe; officiellement, j'étais une péripatéticienne dont le "mac" cherchait à retrouver lui aussi le scientifique; ma "particularité" : en situation de stress (et si je ratais mon jet), ma véritable nature pouvait reprendre le dessus, que ce soit par la parole ou par certains actes "shocking". L'équipe n'a pas résolu le mystère (qui n'avait rien à voir avec le "mythe" - le scientifique avait juste inventé un procédé "révolutionnaire" de distillation, et en ces temps de Prohibition, son invention en avait intéressé plus d'un), mais je me suis bien marré (et j'ai même gagné un jeu de dés - comme quoi ma "prestation" n'avait pas dû être si mauvaise que ça).


                    Ca y est, vous pouvez prendre votre respiration, le "calvaire" est fini ! C'est sûr qu'il eût été plus simple d'en discuter autour de "quelques" verres, mais si certains sont sur Paris, on peut toujours s'organiser ça un soir (pas chez moi par contre, c'est beaucoup trop petit pour accueillir du monde) ...

                    Steph

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                    • Jakeblues66
                      Admiral


                      • avril 2006
                      • 1812

                      #11
                      1) je ne joue pas spécialement un type en particulier. une fois, ça sera plutôt dans le bon sens, une autre fois dans le mauvais.
                      Bon, en jeu vidéo RPG, rares sont les jeux où il est possible de jouer un pur mauvais. Même dans Fallout, jouer un pur mauvais n'est pas toujours possible.
                      Par contre, en terme de type de personnage, je prends toujours un perso basé sur les compétences magiques (dans les méd-fan principalement) ou le combat à distance (dans les post-apo)...alors, c'est clair que les débuts sont difficiles mais par après, les magots (surtout dans AD&D) deviennent vite des Gros-Bill (pour peu qu'ils se débarrassent de leur cible avant contact...sinon, un magot (même niv 27 ) va tapisser le mur s'il se prend une beigne)

                      2) Non, ce qui est le plus dur, c'est de s'en tenir à respecter le rôle que l'on s'est attribué.

                      3) Les Fallout et les 2 KoToR ont tendance à mettre souvent en balance le choix moral. Mass Effect aussi. Je crois que Planescape Torment est assez spécial aussi dans le genre et il semblerait que The Witcher suive le même principe.
                      Dragon Age Origins par contre est plutôt léger à ce niveau-là.
                      Le dernier que j'ai fait en date, Gothic 3, était particulier dans le sens où même si tu veux suivre la voie du "Bien" (défendre les rebelles envahi par les orques), tu dois souvent jouer les salopards pour être bien vu des orques et pouvoir les infiltrer...
                      Le premier Fable donnait souvent aussi des options de choix moral. L'embêtant, c'est que jouer un pur méchant n'est pas possible non plus dans Fable. En effet, tuer les monstres (qui respawnent) dans les régions à visiter donne des points en faveur du "Bien".
                      Par contre, les rares RPG japonais auxquels j'ai joué ne laissent aucun choix. t'es un gentil qui va sauver le monde point barre!

                      4) Il y en a quelques-unes.
                      Une concerne une partie de JRTM que je maîtrisais...en fait, la première partie, avec un scénar' d'initiation qui envoie les PJ dans une caverne façon porte-monstre-trésor...Bon, j'avais pas été à fond dans la lecture des salles. Donc, à un moment, les persos arrivent à se débarrasser d'un monstre et commence à fouiller la salle après des trésors. Et donc, tout fier, je m'apprête à leur annoncer avec joie leur découverte, tape un oeil dans les fiches du scénar' et me rend compte que la salle contient un anneau en mithril...bref, vu la valeur, les persos pouvaient quitter la caverne bien content pour avoir trouvé un truc qui pouvait leur payer un village (ou au moins l'auberge du village)...y a eu une petite minute de silence de ma part (enfin un long soupir désabusé) pour bafouiller finalement "ben heuuuu non, finalement, rien de très fameux dans la pièce. Un casque (y avait un nain), un arc (y avait un elfe) et une épée en mauvais état et quelques pièces d'argent....brhmmm bon, vous faites quoi?"
                      Plus loin, ils se retrouvent devant le "boss" de fin de scénar' : un troll des collines
                      Déjà là, je me disais "La vache, c'est hard quand même un troll pour des niveau 1". Le combat a été fini en 2 coups. Le nain et l'elfe ont tous les deux fait une réussite critique et moi, en tant que MJ ait fait un méchant Fumble...bref une jambe coupée par le nain et une flèche bien plantée dans l'oeil par l'elfe...boum, mort direct...C'était la 1ère et la dernière fois que je maîtrisais JRTM (*onneries de tables de coups critiques).

                      Sinon, il y a aussi l'épisode de la mort de Lord Britain dans Ultima Online, parce qu'un joueur a voulu tester un parchemin de "Mur de Feu" et à visé Lord Britain en se disant que de toute façon, il était immortel...sauf que Garriott a semble-t-il oublié de paramètrer son invulnérabilité à la remise en route des serveurs...

                      Je ne suis pas du même avis que Stephh concernant "Paranoïa".
                      C'est clair qu'il ne faut pas y jouer trop souvent mais le but de Paranoïa, c'était justement de permettre aux MJ de tuer les PJ sans retenue (et sans se retrouver avec le même problème que dans la quête de Farador) et aux PJ de pouvoir se faire des coups bas les uns aux autres ('fin, ça c'est déjà plus courant). Bref, ça peut vite devenir fun.
                      Je n'ai jaais été trop fan de D&D parce que (du moins à l'époque), les scénar' étaient assez souvent limités et confinaient généralement au "Porte-Monstre-Trésor".
                      On s'est plus souvent éclaté avec INS/MV, Bloodlust ou un bon gros "Star Wars"
                      Tiens, ça me rappelle aussi un pote qui jouait avec nous et qui nous a maîtrisé "Trauma" jeu de rôle se passant contemporainement où l'on joue un groupe de "Mercenaires-investigateurs" (en gros résumé). Avant le jeu, le pote n'arrête pas de nous bassiner que Trauma, ça se passe dans un univers cohérent et réaliste, que c'est pas INS/MV, qu'une balle, c'est une balle et que bien souvent, ça signifie la mort du perso, que l'univers est réaliste, qu'il faut bien penser sa répartition de points et surtout, que l'univers est réaliste...et pour le premier scénar', on se retrouve téléporté dans le passé à descendre des T-rex à grand coups de fusils à pompe (on a aussi réussi pas mal de coups critiques cette fois-là)...réaliste l'univers, réaliste!
                      Dernière modification par Jakeblues66, 25 juillet 2011, 02h40.
                      We're on mission for God

                      - Parfois, c'est toi qui cognes le bar et parfois, hé bien, c'est le bar qui te cogne

                      -ça, je le sentais, je suis entouré d'trous du cul. Feu à volonté bande de trous du cul!

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                      • M*** D***
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                        • mai 2001
                        • 1370

                        #12
                        (2) Je ne connais pas Fable et sur pc, je ne me rappelle pas vraiment de jeux où l'on puisse vraiment jouer les méchants de bout en bout.
                        en général les camps sont clairement identifiés bons / méchants, il y a surement eu quelques exceptions mais je ne m'en souviens plus très bien (n'hésitez pas à me rafraichir la mémoire).
                        d'habitude je fais le méchant de façon ponctuelle, si ça ne me balance pas trop du côté dark side : voler la sucette de la petite fille est absolument intolérable et mérite l'animosité de tous les pnj du royaume !

                        (4) je me rappelle quand même avoir tué un pauvre innocent à balmora sur morrowind juste parce que sa maison me plaisait et que je comptais y ranger mes affaires et je n'hésite pas à faire les poches, quoique s'il s'agit d'un pauvre mendiant sans le sous je rechigne en général à lui dérober ses quelques pièces alors que tout le monde s'en fout en fait (marrant je n'y avais jamais pensé). mais tuer pour obtenir ce que l'on veut me semble trop facile et s'il y a le choix d'obtenir ce dont on a besoin par une autre voie, c'est cette dernière que je choisis.

                        (1) bref à sherwood, je suis plutôt Robin des bois et que le shérif

                        (3) Deus Ex 1, peut-être...
                        [IMG]http://down.cricou.net/forbine/forum/html/emoticons/aadehors.gif[/IMG]

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                        • M***
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                          • août 2006
                          • 3850

                          #13
                          Moi, ça va être vite vu puisque la majeur partie des rpg que j'ai pu faire se situais sur console, et que bien souvent le héros est déjà formaté de base. Donc je n'ai vraiment pu jouer que des héros bons, mais ça ne m'empêche pas de toujours chercher à faire les pire choix qui soient lorsque c'est possible J'aime bien emmerder mon monde dans un jeu, chose que je ne fais pas du tout en vrai, enfin faisais pas

                          Moi ça m'amuse justement quand il y a la possibilité de pas être moral : pas que j'aime pas les jeux où tout le monde il est beau, mais c'est vraiment plus rigolo de faire le gros salaud Après, je ne dis pas que je joue pas sur les 2 camps : un coup j'essaie les choix sympa, l'autre coup les choix négatifs. Ça permet au moins de faire les jeux un peu plus en profondeur pour pas mourir idiot ^^
                          « [B][I]Somewhere, over the rainbow, [SIZE=8px]et la suite au prochain numérow…[/SIZE] [/I][/B]»

                          – Maxou, club de la batte cloutée.

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                          • g***
                            Compte archivé

                            • mars 2006
                            • 64

                            #14
                            1) Au possible pas d'alignement, sinon neutre ( loyal, strict, chaotique ). Si je n'ai pas le choix, Loyal Bon pour le paladin ( qui devrait mettre de l'eau dans son vin sur ses considérations quant à la nature humaine ). Ce que je ne supporte pas chez un paladin, c'est qu'il est une espèce de chimère de médisance et de manichéisme, ce qui compte pour lui, c'est de lutter contre le "mal". Le paladin type ADD n'est pas capable de nuances intellectuel et philosophique.

                            Si je choisis le paladin, c'est pour ses pouvoirs, et aussi parce que le paladin du héro joueur, n'est pas un moralisateur, lui, et a indirectement une plus grande propension à la tolérance qu'un PNJ. Je ne peux pas saquer Ajantis ni Keldorn. Je privilégie de choisir les duo-classés, les hybrides, les multi-classés, mais je rechigne à utiliser des "classes purs" ( guerrier, voleur, magicien ).

                            Les autre fois, je me sens jouer un voleur, mais je ne me débine pas avec l'idée "voler aux riches pour donner aux pauvres", celà revient de toute façon à nuire à la réussite d'autrui, aussi malhonnêtement acquise soit-elle, j'imagine mal un voleur s'astreignant à voler des gens riches, malhonnêtes et profiteur, ça appelle modifier la limite des scrupules. Et un pauvre, aussi humble que soit sa condition, n'est pas forcément quelqu'un d'humble de l'esprit, et certains riches qui étaient d'anciens pauvres ne deviennent pas toujours des gens + justes, et peuvent au contraire vouloir à tout prix s'enrichir +. Cependant, je crois comprendre cette idée pourtant intéressante : Ne plus être dans le besoin laisse-t-il une chance à un être humain à être mieux disposé à réfléchir sur la condition humaine. Mais je digresse.

                            J'ai toujours aimé Dark Project 1 et 2, et Garrett n'est pas un personnage entouré d'artifices moraux maladroits, il est lui-même. Il n'est pas ignorant du monde qui l'entoure, mais il n'a rien d'un hypocrite. Hors, Garrett doit sa vie à sa capacité à survivre, il était déjà un voleur étant enfant, et son talent était issu du besoin de survivre, la pauvreté était sa motivation, non la recherche du plaisir comme celà a pû être le cas d'un milliardaire anglais ou irlandais qui a braqué une banque ?? Il me semble cepandant que Dark Project 3 était une trahison technologique, genre, je franchis une zone, et le garde qui me poursuit a disparut. J'ai l'impression que je pourrais aimer Assassin's Creed éventuellement.

                            2) Je peux jouer Garrett sans problème, c'est un voleur professionnelle, pas un assassin ni un brigand mais lorsqu'on a le dos au mur, tout est possible, mais je n'ai pas l'impression de jouer un personnage sans scrupules à contre-emploi. Voler ne me fait pas peur, à moins que l'humanité d'une autre personne me touche, et dans ce cas, je me sens interpelé sur les pertes que je pourrais causer.

                            En revanche, j'ai du mal à tuer. Pour que je puisse le faire, il me faut un raisonnement solide pour ne pas avoir de remords et penser à ce qu'est ou à ce que la personne a fait et il faut que j'ai l'impression que la personne est impayable.

                            3) En ce qui concerne les choix moraux, on connait et on expérimente mieux les conséquences dans des jeux de stratégie ( pizza tycoon, constructor ) que dans des jdr, souvent sans nuances, surtout dans Baldur's Gate ou curieusement, une option + neutre pour obtenir un compromis viable parait impossible comme si il fallait nécessairement un conflit pour affirmer des convictions.

                            Un jdr qui permet des nuances de choix interessant s'appelle Realms of Arkania. C'est un jdr allemand, mais même dans le choix de ce que vous dites, les nuances sont surprenantes parfois. Exemple : Sur un "péage", un gang de brigands vous arrête et vous disent "La bourse, ou la vie, 15 ducats par tête" et là vous pouvez leur dire un des 3 trucs :

                            - On va prendre un "raccourcis" ( vous rebroussez chemin pour trouver en fait un chemin + long )
                            - Les voilà vos 15 ducats, en espérant que vous vous étoufferez avec ! ( vous passez )
                            - Et si on vous donnait 15 baffes par tête ?? ( le combat commence )

                            Ce jeu vous permet de subir les conséquences de vos actes sans nécéssairement aboutir à une impossibilité. Lors d'une connaissance d'un vieil homme qui a un morceau de carte qui pourrait vous aider, ce que vous dites comptes! Une attitude désobligeantes peut aussi bien vous fermer, et vous pouvez vous retrouver à assumer les conséquences de votre attitude. Parfois, même le temps peut vous donner des remords. Si vous ne parvenez pas à obtenir la carte du vieil, il mourra de vieillesse, et la carte disparaitra avec lui et là 2 possibilités : Soit vous ne trouvez pas le trésor ou alors, un de vos personnages est doué en géographie et il déduira l'emplacement du trésor, même si un ou deux morceaux de carte manque.

                            Il n'y a pas que les actes qui comptent, mêmes les mots ont une importance, même si ils sont moindres que les actes. Il est peut être difficile de concevoir un jeu avec une grnde gamme de conséquences sur la responsabilité des actes.

                            4) Les seules fois où les paladins m'ont parut comme de noble guerriers, c'est uniquement si c'est ma classe principale et aussi de temps à autre une femme ( et à quand un paladin neutre, loin du tout noir tout blanc ? ). Ou encore si c'est dans Quest for Glory, le paladin est tenu de réfléchir à la détresse, et ça implique de ne jamais tuer un mort-vivant simplement parce qu'il est là et qu'en tant que "mal" il doit être tué. Dans Quest for Glory par exemple, doit apprendre à connaitre les morts-vivants avec qui il pourrait entrer en contact, et enfin de compte connaitre leur vie qu'ils ont eut. Dans Ravenloft 1, on doit aider un paladin et le sauver de sa tristesse, et dans Ravenloft 2 Stone-Prophet, le mort-vivant est une femme paladin qui déséspère de pouvoir enfin mourir libre de sa malédiction. D'une manière général, le paladin est fortement déconseillé d'avoir la lame facile et l'opinion facile. C'est seulement dans les situations énuméré que j'apprécis le paladin, parce que pour de rares fois, il n'est plus un moralisateur pathétique et méprisant, et dont la seule présence d'un "mauvais" inspire chez le paladin un délit de faciès.

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                            • Jakeblues66
                              Admiral


                              • avril 2006
                              • 1812

                              #15
                              Envoyé par cja2001 Voir le message
                              1) & 2)
                              4)
                              Anecdote. J'ai beaucoup joué a Enemy Territory mais n'ai jamais joué un allemand. Les rares fois où, pour des questions de répartition, des joueurs le serveur me forçait à être allemand je ne pouvais pas tirer sur un Américain et préférais même retourner mon arme contre les Allemand.
                              Hors sujet :

                              Celle-là, fallait que je revienne dessus. Et ça va faire plaisir à ceux qui râlent de ne plus voir de grosses discussions sur LTF.

                              Donc, si je comprends bien ton point de vue, pas de problème pour tirer sur les allemands (et les italiens et les japonais) mais pas sur les alliés. Les allemands sont les mauvais et les américains sont les gentils...
                              Donc, dans le même principe, je suppose que si tu joues "Américain" à Battlefield Vietnam, tu retournes aussi l'arme contre toi plutôt que de tirer sur les viet-congs.

                              Franchement, j'ai du mal à croire que cette mentalité de voir les allemands comme les "méchants" et les alliés comme les "gentils" perdure encore maintenant. Même s'il existait en Allemagne une part de population avec des idées pas top, généraliser le cas à tous les allemands, même les soldats, c'est un peu fort. Le fait d'être soldat dans une armée ennemie ne signifie pas forcément que le soldat épouse les opinions de ses élites politiques et militaires mais en tant que soldat, il est tenu à accomplir son job...c'est-à-dire tirer sur les soldats indiqués par ses supérieurs.
                              Et quand bien même, le soldat épouserait les opinions générales poussées par le parti nazi, il est un peu facile de juger sans se mettre en situation. Si tu avais été allemand dans les années 30, que tes parents t'avaient inscrit dans les jeunesses hitleriennes parce que celles-ci apportaient un plus aux jeunes allemands vivant difficilement après la guerre 14-18 et la crise de 1929 mais où tu subis un lavage de cerveau en règle et que jeune adulte, le parti extrémiste au pouvoir t'apporte un boulot et un certain confort de vie, je ne suis pas sûr que tu deviennes un opposant au régime. Et il est tellement facile d'enflammer les foules avec un message populiste et je sais de quoi je parle puisqu'au nord de mon pays, la Nieuw-Vlaams Alliantie utilise des procédés quasi-similaires pour galvaniser les foules (exacerber les tensions, donner des informations erronées, apporter une fausse image de la réalité et faire miroiter un avenir meilleur SI...) et les 3 dernières élections présidentielles françaises sont un exemple du pouvoir du discours sécuritaire.

                              Faut pas oublier non plus que les américains ne sont réellement entrés en guerre qu'en 1942, suite à l'agression par le Japon à Pearl Harbor (avant cela, l'opinion publique américaine était opposée à une intervention dans le conflit européen) et que les alliés n'ont pas forcément été opposés dans les années 30 à voir émerger une force militaire capable de faire bloc contre l'Union Soviétique (une illusion qui est tombée avec le pacte de non-agression germano-soviétique) au prix de fermer les yeux sur les premiers actes d'antisémitisme.

                              Alors bien entendu, les gosses qui sont venus se faire décimer en débarquant à Omaha Beach méritent respects et reconnaissance mais ce respect est tout autant valable envers les soldats allemands qui sont aussi tombés sur un champ de bataille.

                              ça me fait même penser que tout ce qui est cité ci-dessus se retrouve grosso modo dans les paroles "Né en 17 à Leidenstadt" du trio Goldman/Frédericks/Jones

                              We're on mission for God

                              - Parfois, c'est toi qui cognes le bar et parfois, hé bien, c'est le bar qui te cogne

                              -ça, je le sentais, je suis entouré d'trous du cul. Feu à volonté bande de trous du cul!

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