Faut-il employer des critères objectif ou subjectif ?
En règle générale, on s’en sort par un mixte des deux, des notes techniques (graphisme, bande son….) et des notes de ressenti (intérêt du jeu)
Les notes techniques sont objectives mais relatives, la critique a besoin de comparer techniquement le jeu au reste de la production contemporaine.
Ce qui rend encore plus compliqué la critique de jeux qui ont 20 ans.
Techniquement, faut-il les remettre dans le contexte de l’époque ? D’aujourd’hui ? Ne pas en tenir compte ?
Il est possible aussi de se placer dans une bulle intemporel et ne considérer que le plaisir procuré par le jeu, ne faire que du pur subjectif.
En ce moment je joue à black sect (PC) édité par lankhor.
La version PC , est une adaptation du jeu du même nom sur Amstrad.
En version Amstrad, the black sect est un jeu d’aventures textuel.
Le jeu d’aventure textuel c’est quand même un peu la plaie non ?
Et la tous les préhisto-gamer me tombent dessus.
On se calme !! J’ai commencé le jeu d’aventure avec the spawn et SRAM (I et II) s’il vous plait. Mais il n’empêche que c’est la plaie, et ça devient la méga plaie quand on transforme un analysateur syntaxique en icônes.
Dans The black sect, pour interagir avec son environnement il n’y a pas moins de 16 icônes !!
Une pour ouvrir, une pour fermer ! Une seule « fermer/ouvrir » aurait put suffire non ?
Vous devez ouvrir un passage secret en baissant le bras d’une statue ?
Rien de plus simple, reste à savoir quelle action faire : « soulever » ? « Pousser »? « Tirer » ? « Tourner » ? Et bien non c’est « appuyer » !
Je ne parle même pas de la différence subtile entre « chercher » et « prendre » (deux heures à tourner en rond à cause de ça).
La plus simple des actions est compliqué, il n’est pas rare de cliquer 4 ou 5 fois pour ramasser un objet.
Autre héritage de sa version textuel, la fixité et la conjugaison à la première personne.
Pas ou très peu d’animation.
Un inconvénient ou un avantage ?
Certains joueurs apprécient ce style.
Je peux comprendre que l’on soit limité par la technique, mais là ce n’est pas le cas. Ce jeu est quand même contemporain de « Day of the tentacle » et de « Gabriel Knight ».
Le graphisme est d’excellente facture. La bande son plutôt réussi.
Les énigmes naviguent entre l’invraisemblable et le (trop) facile.
Beau et facile, ce qui explique que malgré tout ce jeu reste plaisant à jouer et il semble qu’il ait ses inconditionnels.
Tout les goûts sont dans la nature.


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