Les informations suivantes proviennent de L'AVFT (association européenne contre les violences faites aux femmes au travail http://www.avftfrance.org/ ).
Selon l'étude du Bureau International du Travail, parue en 1999, la France est l'un des pays où le taux des violences sexistes ou sexuelles sur le lieu de travail est le plus élevé.
En 2000, la permanence d'écoute (de l'AVFT), d'accueil et d'intervention a reçu 2898 appels dont 288 nouveaux cas. 123 femmes ont été reçues à Paris, 30 en province.
• Quelle est la réalité des violences sexuelles sur le lieu de travail en France ?
Quantitativement :
Nous ne disposons pas, en France, d'étude sérieuse et récente sur la fréquence de ces violences. Les ordres de grandeur varient entre 19 % de femmes victimes ou témoins de harcèlement sexuel (sondage Louis Harris de 1991) et 40 % (sondage européen). Dans certains pays de l'union européenne, les chiffres atteignent 60 %.
Ces écarts s'expliquent sans doute par des différences de définition mais aussi par une conscience plus ou moins précise de ces droits et de sa liberté notamment sexuelle. Il est fréquent, lorsque nous organisons des formations, que des personnes réalisent après des années qu'elles ont subi (ou subissent) un harcèlement sexuel ou d'autres violences. La tolérance de notre société à l'égard de ces violences brouille les repères des victimes.
Qualitativement :
Parmi les femmes reçues à l'AVFT, environ 14 % sont victimes de viol, 56 % d'agressions sexuelles et de harcèlement sexuel, 20 % de harcèlement sexuel et 10 % de discriminations liées au sexe.
Si l'on s'intéresse au seul harcèlement sexuel, ses manifestations se répartissent entre des manifestations non verbales pour 7,90 % (regards, exhibitionnisme, pornographie), des manifestations physiques pour 30,10 % (frôlements, attouchements, baisers, agressions physiques) et des manifestations verbales pour 62% % (invitations, remarques, questions ou confidences sur la vie sexuelle de la victime ou de l'agresseur, propositions sexuelles, incitation à la prostitution). Cf. Sylvie Cromer, "Le harcèlement sexuel en France ; la levée d'un tabou 1985 - 1995" (d'après les archives de l'AVFT, La Documentation Française, 1995).
Les infos suivantes proviennent d'un article de la rédaction du forum des Chiennes de Garde (http://chiennesdegarde.org/ )
L'Enquête sur les violences faites aux femmes (ENVEFF) fait apparaître qu'une femme sur trois au cours de sa vie a été victime de viol, violences ou agression sexuelle . On estime que le nombre de viols en France se monte à environ 48 000 par an mais la majorité de ces viols restent secrets ou impunis. Découragées par tant d'obstacles, beaucoup de victimes de viol choisissent le silence ou à la rigueur révèlent leur secret à un proche qui a leur confiance ; selon le Collectif féministe contre le viol, seulement 1 sur 4 environ des viols qui leur sont signalés font l'objet d'une plainte et seulement une plainte sur 5 aboutit à une condamnation.
Là je ne vous ai donné qu'un aperçu de la situation, et je ne parle que de ce qui se passe chez nous, en Europe.
Alors dans ce contexte, pardonnez-moi si je ne trouve pas vos blagues drôles du tout. Elles relèvent du même mépris, de la même violence dont sont vicitimes les femmes agressées physiquement, sexuellement verbalement et psychologiquement.
On leur rapelle sans cesse leur statut d'infériorité et de victimes potentielles. Combien de femmes peuvent-elles dire qu'elles n'ont jamais peur d'être violées quand elles se baladent seules dans la rue tard le soir, où dans un parking?
Combien de femmes ont déjà eu affaire à un homme "collant" qui n'accpetait pas qu'elles puissent refuser ses avances?
Combien de femmes on été traitées au moins une fois dans leur vie de ****, ******, allumeuse, frustrée, frigide, pétasse etc. ?
Je ne connais aucune femme qui n'a jamais subi AUCUNE forme de violence sexuelle et/ou physique, que ce soit harcèlement, insultes sexistes, "tripotage", exhibitionisme, agression sexuelle, viol, coups etc., quels que soient leurs origines et leur milieu.
Le sexisme est comme le racisme et l'homophobie, il tend à stigmatiser, rabaisser, humilier, dégrader des personnes du fait de leur sexe ( comme les noirs du fait de leur couleur de peau et les homos du fait de leur préférence sexuelle).
(suite au prochain post)

*honte, en rien ce n'est du au fait qu'une femme soit incriminée, mais plutôt à l'excès dont les bagues font preuve, elles concerneraient les hommes qu'elles ne me feraient pas moins sourire. Tout dépend aussi le point de vue que l'on prend, si on le considère comme une manière de combattre le machisme de manière détourné en montrant de quel manière ignoble certains traitent les femmes. Bon ok, j'ai pas vraiment l'impression que c'est le cas (gameslover et projector666 qui ont l'air de bien catégoriser les femmes, l'un qui cherche une ingénue et pi l'autre qui débite des généralités su les "souffre douleur"...)
:-p


: lorsque j'ai tapé ce message, bein vous en avez profité pour en taper plein entretemps, c'est vilain, bande de machoooooos 
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