Après avoir très longuement joué à ce titre qui, dans son caractère de lenteur extrême, se résume à avoir fait 6 ou 7 parties, j'ai débarrassé mon ordinateur de ce titre lamentable.
Au rang des reproches, je me retrouve dans l'embarras d'un vaste choix mais je vais essayer de les reprendre dans une ordonnance approximativement potable.
C'était la première fois que je jouais à un Civilization et donc certains points repris sont sans doute propre à l'intégralité de la série, peut-être même à un point qui ferait que certains y verraient "le charme de la série".
1) Ce jeu est d'une lenteur pesante à l'extrême, en effet dans ce jeu au tour par tours, il n'est pas rare que l'action durant plusieurs dizaine de tours soit inexistante et que ces tours se résument à être passés.
La lenteur de ce jeu provient aussi du besoin de constamment vérifier et de manipuler un trop large ensemble d'éléments qui ne peuvent être laisser à une automatisation aveugle au point de parfois saboter votre partie.
Un système d'alertes paramétrables serait par exemple bienvenu pour limiter aux moments pertinents toute la micro gestion (voire nano gestion) à faire.
2) Le gameplay est lamentable car en plus du manque d'éléments de jouabilité qui rendrait le jeu plus concis, il y a de nombreux problèmes parmi l'existant.
Les éléments principaux de mécontentement sont les suivant :
-l'ordre dans lequel le joueur peut intervenir sur la partie est forcé par une automatisation en dépit des priorités, voire du bon sens (car parfois le joueur aimerait mettre les boeufs avant la charrue), automatisation qui consiste à restreindre le joueur à aborder un seul point d'interrogation parmi tout les autres.
-de par cet ordre cité ci-dessus et la lenteur du jeu, il est très fréquent, en cas d'attaque par exemple, de perdre le fil de l'action et d'oublier des impératifs à faire.
-le contrôle des unités avant la fin de tour n'est donné au joueur que si il existe des unités sans ordre, sinon, si des unités avaient reçu au tour précédent un ordre pour plusieurs tours, ils s'y appliquent quel que soient vos changements d'objectifs (par exemple, vous découvrez un lion lors du tour et votre ouvrier s'obstine à foncer dessus tel un aspirant en-cas).
-il est possible de rendre certains travaux automatique pour les ouvriers, cela implique entre autres, que ces ouvriers se déplacent ce qui à force, provoque un éparpillement des ouvriers et rend très pénible de retrouver qui fait quoi et qui est libre de faire quoi.
3) L'IA triche.
Plus précisément, si l'IA correspond à un type de joueur humain, cela serait un humain qui triche à de nombreux niveaux.
Par exemple les l'IA bénéficie de divination, elle voit tout et tout le temps, ce qui n'est aucunement le cas d'un joueur honnête.
Ainsi l'IA peut orienter sa stratégie en raison des éléments faibles de la stratégie du joueur, par exemple en dirigeant toute ses offensives là où vos défenses ne se trouvent pas (être en nombre partout est impossible).
Les Civilization dirigées par l'IA peuvent aussi bâtir leurs villes aux meilleurs endroits et accéder aux ressources les plus importantes sans avoir à rechercher d'abord leurs emplacements.
Par ailleurs, la priorité de l'IA qui dirige pourtant plusieurs Civilization est de vous faire la peau à vous, le joueur.
Cela mène à des coalitions tacites qui impliquent jusqu'aux barbares et à des relations diplomatiques sans équité envers le joueur (le joueur doit toujours être perdre en terme d'échange pour parvenir à un accord).
4) Le tutorial du jeu est imbuvable, incluant la tronche de Sid meier qui parasite la visibilité.
Bref, ce jeu est une vraie merde et pour peu de connaître un peu l'univers contemporain du jeu vidéo (disons de 1997 à nos jours) on se rend compte à quel point ce jeu est d'une autre époque.
Sid meier affiche la mine convaincue du contraire, mais il est dépassé par l'avancé technique et conceptuelle des jeux vidéo, si bien que sa conception d'un arbre de l'évolution des jeux vidéos doit se limiter à Pong, Gallaga, Civilization et finalement, aux mieux, Simcity.
Six, sept parties et cinquante heures de perdues.












Peut être que je me fais un avis défavorable sur le jeu avant d'y avoir touché et que ca va peut être me réserver une surprise. Bonne ou mauvaise. Et c'est pareil pour un jeu populaire. On entend par exemple parler de la série des Tomb Raider sans arrêt. Ayant joué au deux quand il est sorti, j'ai voulu essayer le trois quelques années plus tard en me disant que les gens trouvaient ce jeu génial. Et bien j'ai même pas terminé le premier niveau et j'ai plus jamais retouché un Tomb Raider depuis. Et pourtant s'était LA série de la fin des années 90.

(il est vrai que le patch les rend moins exagérées)

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