
Par contre, je viens de voir "Alice au pays de merveilles" réalisé par Burton et c'est effectivement décevant.
Je n'ai jamais été grand fan du DA de Disney. Trop coloré, flashy, remuant et nerveusement fatigant. Et là où habituellement, je suis réceptif au non-sens anglais, c'était un peu too much (mais n'ayant pas lu le livre, je ne sais pas si le dessin animé exagérait ou respectait ce non-sens).
Avec Burton, je pensais que j'allais enfin apprécier les non-sens d'Alice à leur juste valeur.
Et manque de pot, je vraiment eu l'impression de n'en voir aucun. Un pays des merveilles tellement cohérent qu'on se demanderait presque en quoi il diffère du monde réel.
La folie du Chapelier par exemple est bien maigre et n'est pas innée. Au lieu de voir la reine rouge comme un personnage cruel, c'est plutôt son côté pathétique qui ressort, etc, etc...
La confrontation entre la reine blanche et la reine rouge (et leurs armées respectives) souffre cruellement d'un côté épique. Je crois de plus en plus que la bataille de Minas Tirith n'est pas près d'être détrônée.
Et alors, le jeu d'Anne Hathaway...brrrr à lui flanquer des baffes ('fin, c'est comme çà à chacun de ses films).
Je ne l'ai pas vu en 3D mais il est clair que la 3D n'aurait rien apporté de plus. Là, on rejoint Avatar avec une 3D "argument de vente" mais finalement sans intérêt (à la différence, c'est que la 3D était l'objectif initial dans Avatar pour renforcer l'immersion sur Pandora - objectif non atteint car la 3D n'immergeait pas plus que la 2D - Pour Alice, on voit bien que les effets recherchés sont plus axés sur le contact...mais se bornent à çà. Je penche donc pour la théorie de la 3D "diling-diling dans le portefeuille" de Blackie)
Dommage, vraiment dommage...
J'ai aussi vu "Panique au village" (le film) et là, j'y ai pris mon plaisir, même si c'est un poil moins bon que la série (ces capsules de 5-10 minutes sont vraiment à voir). Une histoire qui passe du coq à l'âne (ou plutôt de cowboy à indien) dans un joyeux bordel.
c'est par contre très ciblé et le public belge s'y retrouvera plus facilement.
Le dernier film que j'ai vu récemment fut un essai : "Les idiots" de Lars von Trier. Comme d'hab' avec ce réalisateur, on regarde ses films sans vraiment arriver à décrocher et on en ressort en se disant que ce type est vraiment un grand malade. Faut quand même s'accrocher à cette histoire d'une mini-communauté qui essaient de faire exploser les limites sociales en se faisant passer pour des handicapés. On passera sur la pénétration vaginale au premier plan qui a fait jaser à l'époque (comme récemment aussi dans antichrist), il ne s'agit que d'une scène fugitive et qui se justifie à ce moment-là.
Les acteurs sont, eux, excellents et la scène de fin est vraiment poignante. C'est peut-être une de ses meilleures qualités, faire ressortir le jeu de ses acteurs. Comme pour Emily Watson dans "Breaking the waves", comme pour Gainsbourg et Dafoe dans "Antichrist" ou Bryce Dallas Howard dans "Manderlay".
Dernier point, Von Trier met ici en application le manifeste du dogme95 dont il est co-auteur (tournage "sur place", sans décors monté, sans montage son en postprod, filmé en caméra à main par éclairage naturel,...)
Bon, je vous laisse, j'ai 120 ou 130 artichauts à classer du plus lisse au plus rapeux



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l'un anti-avatar et l'autre pro-avatar, il n'y a pas de raison que vous arriviez à vous entendre.
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