Windows 10

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  • GT400
    Manic Miner


    • juin 2004
    • 11571

    #46
    Une question (parce que ce n'est plus trop clair à 100% dans mon esprit depuis que Windows 10 est sorti, quand j'avais lu l'essentiel autour de son fonctionnement) :


    Si jamais Windows 10 plante complètement et refuse de démarrer (même en Mode sans échec), la meilleure solution pour le réinstaller/le "réparer" est bien d'avoir créé au préalable une clé USB bootable avec Windows 10 dessus, non ?

    Autre question : Une clé bootable de ce genre, faite sur un PC précis, ne fonctionnera pas pour réinstaller Windows 10 sur un autre ordi, je crois ?

    (Ce que je veux dire, c'est qu'il me semble que si j'ai deux PC, je dois créer deux clés bootables (une pour chaque ordi/licence accordée) sur chaque PC, c'est bien ça ?)

    As the mist clears, the eerie image of a forest forms in front of you. To the east, a vast plain extends towards the horizon. Westward howewer, in the thick of the forest, a thousand pairs of eyes pierce the mist, glaring despondently back at you.

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    • Wisblade
      Blademaster


      • mai 2019
      • 262

      #47
      Envoyé par GT400 Voir le message
      Une question (parce que ce n'est plus trop clair à 100% dans mon esprit depuis que Windows 10 est sorti, quand j'avais lu l'essentiel autour de son fonctionnement) :
      Si jamais Windows 10 plante complètement et refuse de démarrer (même en Mode sans échec), la meilleure solution pour le réinstaller/le "réparer" est bien d'avoir créé au préalable une clé USB bootable avec Windows 10 dessus, non ?
      Non, ce n'est pas "la meilleure" solution, c'est la SEULE. Auparavant, sur les Windows précédents, on te proposait de fabriquer un CD (ou une partition) avec la "console de récupération"... Tu te souviens, ce truc que personne ne faisait, comme ne pas lancer Windows avec le compte "Administrateur" ?
      Pourtant, ça permettait de réanimer des Windows corrompus, en particulier ceux endommagés par une coupure de courant sauvage au mauvais moment.

      Mais sur Windows 10, clairement, c'est le SEUL moyen de récupérer ton installation, et surtout tes données personnelles dessus si tu es un minimum prudent avec en tout cas... Au hasard, ta clé de licence, tes clés de chiffrage pour les fichiers chiffrés NTFS, tes connexions aux comptes Microsoft, et j'en passe. En particulier, cette clé permet de récupérer le boot UEFI et (normalement) toutes tes applications installées... C'est quasi garanti pour les applications du Store, c'est pas toujours certain avec les applications installées via un setup usuel. Les applications portables ne sont bien sûr pas concernées.

      Sinon, tu fais "à l'ancienne", tu montes le disque (s'il n'est pas chiffré...) sur un autre PC et tu tentes de récupérer tes données en mode barbare, et en priant lors du reformatage du disque pour n'avoir rien oublié. Mais je n'appelle pas ça une solution.

      On fabrique ces clés avec un outil gratuit, "MediaCreationTool", on les appelle des clés d'installation.

      Envoyé par GT400 Voir le message
      Autre question : Une clé bootable de ce genre, faite sur un PC précis, ne fonctionnera pas pour réinstaller Windows 10 sur un autre ordi, je crois ?
      (Ce que je veux dire, c'est qu'il me semble que si j'ai deux PC, je dois créer deux clés bootables (une pour chaque ordi/licence accordée) sur chaque PC, c'est bien ça ?)
      Oui et non. Oui pour la clé de restauration, non pour la clé d'installation.
      Oui, car sauf miracle absolu et une bonne dose de bidouille, tes deux PC n'ont pas le même configuration matérielle et logicielle. Pas la même adresse MAC pour le réseau (sauf si pas de réseau), pas les mêmes clés UEFI (sauf gros truandage), pas le même numéro de licence (sauf licence en volume), pas les mêmes logiciels installés (sauf déploiement de master entreprise), etc. et c'est donc une clé de restauration.
      La clé d'installation, c'est celle décrite en première partie. Elle est uniquement liée à la version de Windows 10, rien d'autre.

      Donc prends comme habitude :
      • Un PC = une clé de restauration.
      • Une version de Windows 10 sortie = recréation de la clé d'installation.

      En aide supplémentaire :
      • Prends une très, très bonne clé USB 3.0 (voire une clé SSD ?) pour y mettre l'image d'installation de Windows 10. Il faut penser à la refaire à chaque grosse MAJ, pour éviter de se taper des hordes de MAJ via réseau après.
        Pas besoin d'une énorme capacité, il me semble que 8 Go suffisent, mais le temps requis pour la créer est absolument horriblement long - heureusement ça bouffe très peu de CPU / réseau et ça peut donc se faire en tâche de fond.
        Une seule clé est nécessaire, c'est lié à la version de Windows que tu veux installer et non pas aux PC. Tu peux utiliser cette clé aussi bien pour installer une VM qu'un nouveau PC, ou tenter de récupérer un PC existant endommagé (version "cool").
        Note bien que pour récupérer un Windows de cette manière, il faut qu'il ait été endommagé exclusivement au niveau système, et rien d'autre, car ce disque ne restaure QUE les répertoires de Windows 10 et les structures de certains éléments (base de registre, hiérarchie des dossiers utilisateur, droits généraux sur "Program Files", etc.) et ne va en aucune façon empêcher ton ransomware installé en mode admin et vu comme une application légitime de démarrer comme avant - et de recommencer à chiffrer tes données.
      • Une clé de restauration doit être fabriquée aussi pour CHAQUE PC. Capacité de 16 Go je crois. Il faut chercher dans ta barre de recherche du menu démarrer "Créer un lecteur de récupération".
        Le point chiant, c'est qu'il faut théoriquement le refaire SOUVENT... Notamment à chaque logiciel réinstallé, quand tu as de nouveaux mots de passe système, de nouveaux drivers, du nouveau matériel, etc. Bref, c'est même TRÈS chiant.
        Mais ce truc là te permettra systématiquement de récupérer ton PC, sauf si du matériel est physiquement mort (en particulier le disque dur). Pour la récupération des données, ce sera au pire "à l'ancienne", en fouillant le disque toi-même, ou comme la solution du dessus, en fonction des dégâts (et de l'âge du lecteur de récupération).

        À noter qu'un disque de réinitialisation du mot de passe peut être requis aussi (ainsi que des sauvegardes des clés de chiffrement NTFS...). Les clés de chiffrement se sauvegardent sans problème sur un NAS ou Cloud, si leur accès est bien verrouillé en amont bien entendu.
        C'est la solution "hard" pour récupérer le PC, qui demande nettement plus de connaissances mais qui permet de récupérer même les données d'une machine en train de crever.
        En général, on le fait plutôt après avoir fini d'installer / customiser le PC, mais AVANT d'installer les machins annexes... Typiquement, tu y mets tes outils et logiciels indispensables, tu fais la clé, et tu installes les gadgets et jeux après.

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      • GT400
        Manic Miner


        • juin 2004
        • 11571

        #48
        Ok, merci pour toutes ces précisions. J'en prends bonne note.
        As the mist clears, the eerie image of a forest forms in front of you. To the east, a vast plain extends towards the horizon. Westward howewer, in the thick of the forest, a thousand pairs of eyes pierce the mist, glaring despondently back at you.

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        • Warrens
          Champion


          • janvier 2003
          • 971

          #49
          Bonjour,
          Pour éviter de tout réinstaller en cas de virus ou autre j'utilise Clonezilla pour cloner mes disques systèmes vers un NAS et aussi des disques durs externes. Je ne fais pas très souvent ces sauvegardes là (disques systèmes). Sinon je sauvegarde aussi sur CD / DVD mes codes sources et ressources de mes projets de jeux assez régulièrement.
          Je dis Joker ! Je peux donc rejouer...

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          • Wisblade
            Blademaster


            • mai 2019
            • 262

            #50
            Envoyé par Warrens Voir le message
            Pour éviter de tout réinstaller en cas de virus ou autre j'utilise Clonezilla pour cloner mes disques systèmes vers un NAS et aussi des disques durs externes. Je ne fais pas très souvent ces sauvegardes là (disques systèmes). Sinon je sauvegarde aussi sur CD / DVD mes codes sources et ressources de mes projets de jeux assez régulièrement.
            À titre professionnel, j'utilise pas mal de ghosts, notamment Clonezilla pour créer des systèmes auto-backupés, et ce n'est pas forcément l'outil que je conseille à des néophytes purs et durs... Sauf si quelqu'un comme moi peut leur prémâcher le boulot !

            Avec le recul, ce qui est assez clair, c'est que si la sauvegarde directement sur réseau fonctionne de façon générale, c'est souvent sous-optimal...
            • Le support du réseau avec Clonezilla est... aléatoire, on va dire. Car on utilise l'interface réseau de la machine en cours de backup, et Clonezilla tourne depuis une Debian Live pas forcément à la dernière version.
              Du coup, avec des cartes réseau récentes et/ou de serveur (stackées), ça couine parfois de façon très sévère.
            • Meilleur support réseau avec Acronis, mais là, on parle de produit payant... Sans surprise, Acronis tourne sur une base Windows, d'où un meilleur support du matériel, un accès nickel aux répertoires réseau d'un domaine, etc. mais d'un autre côté, impossible d'aller regarder le contenu d'une partition Linux - bien que l'on puisse la backuper quand même, mais "moins bien" qu'une partition NTFS.
            • Quoi qu'il arrive, c'est en général lent. Très lent. Beaucoup trop lent, surtout comparé à des disques rapides, et suivant le logiciel (Clonezilla est clairement à la ramasse ici), une erreur de transmission et ça part en couille, on doit recommencer depuis le début.
            • Le taux de compression joue un rôle crucial dans le temps de sauvegarde. Et clairement, taper dans du LZMA2 n'est que rarement rentable : une compression LZO est certes plus faible, mais j'ai eu des chiffres du genre "LZO : 30 Go, 20 minutes de backup / LZMA2 : 27 Go, 5 HEURES de backup"... Les 10% de place gagnés ne valent pas les 1500% de temps perdus !
            Du coup, ma règle désormais avec Clonezilla, c'est de rendre système un gros disque USB 3.0 (en cas de souci, une petite partition de quelques dizaines de Mo système + une grosse partition de sauvegarde). Au moins, pas de souci de support du matériel réseau ou graphique - quoi que j'ai pu avoir des soucis avec les disques NVME - et on ne se préoccupe QUE des disques... Le support USB, IDE et SATA étant nickel, ça laisse juste un potentiel problème avec certains disques NVME ou PCIe, mais c'est rare.

            Je rend la petite partition (ou toute la clé si elle est assez petite) bootable, en FAT32 pour que SYSLINUX ne fasse pas chier. J'utilise ensuite les hooks "prerun" de Clonezilla pour monter une éventuelle partition de sauvegarde, et si besoin je rajoute des entrées spécifiques pour chaque machine connue afin de les backuper/restaurer facilement... On peut notamment blinder les choses avec un "prerun" afin de s'assurer qu'on est bien sur la bonne machine, paramétrer le nom de la sauvegarde (on peut même horodater + faire un symlink vers la dernière pour la restauration), régler les divers paramètres de la sauvegarde (taux de compression, partitions sauvegardées ou pas, checksums, etc.), rebooter automatiquement à la fin, etc.
            J'ajoute en général aussi une entrée pour accéder à la Debian sous-jacente en mode root (debug et essais), faire un MemTest, accéder à l'interface "full" interactive de Clonezilla, etc.

            En général, j'ai un batch qui me permet de créer une clé bootable Clonezilla automatiquement, régler les menus, les niveaux, les éventuels mots de passe à ajouter, et il ne reste plus qu'à mettre une étiquette sur la clé USB avec le nom de la machine et booter dessus pour la sauvegarder / restaurer.
            J'ai aussi développé des éléments permettant de backuper / restaurer des machines qui n'ont ni écran, ni clavier pour des besoins spécifiques. Clairement, c'est certes possible avec Clonezilla, mais c'est un putain de seau de merde à mettre au point...

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            • Warrens
              Champion


              • janvier 2003
              • 971

              #51
              Wisblade

              J'ai fais un test de sauvegarde de clonezilla avec un cd de boot et en montant un répertoire en NFS vers mon NAS , mais je m'en suis mordu les doigts (2x plus de temps que de sauvegarder (en comptant la vérification) les disques système directement sur un disque dur de la même tour). Il m'a fallu du temps pour réussir à monter le répertoire NFS à partir de Clonezilla (avec les masques de sous-réseau), c'est vrai que niveau ergonomie il y a mieux. Sinon pour Acronis , c'est ce que j'avais il y a 3 ou 4 ans mais comme c'est propriétaire et payant j'ai abandonné au bout d'un certain temps. Par contre Acronis a un avantage indéniable par rapport à Clonezilla, c'est la sauvegarde incrémentielle , c'est quand même mieux au niveau taille d'occupation des sauvegardes. Mais j'avais lu je sais plus où que pour Clonezilla, il y avait comme projet de permettre des sauvegardes incrémentielles ( mais je sais pas où ça en est).
              Je dis Joker ! Je peux donc rejouer...

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              • Wisblade
                Blademaster


                • mai 2019
                • 262

                #52
                Warrens
                Yep, la sauvegarde réseau, c'est horrible. CIFS ou NFS, peu importe. Le point fort d'Acronis, c'est qu'il reprend correctement sur erreur de transmission et qu'il est capable de monter n'importe quel répertoire partagé du domaine. On se sert de cette fonction exclusivement pour sauvegarder des serveurs de données "lourds", contenant plusieurs dizaines de teraoctets de données à sauvegarder - impossible de faire tenir ça sur un seul et unique disque, même en incrémental. Le premier backup donne envie de se pendre, mais ensuite, avec l'incrémental, ça va plutôt bien.

                Prix des licences : soyons lucides... Côté professionnel, le coût d'une licence Acronis est simplement ridicule, et côté personnel, on sait TOUS comment s'en passer. Et si on va éviter de parler idéologie "houlà les vilains proprios", sinon je risque de devenir ... cassant !!
                À titre pro, dans ma boîte, l'utilisation de Clonezilla n'est faite que pour très peu de raisons :
                • La multiplication des clés de sauvegarde/backup sans multiplication des licences (300€ de licence Acronis pour une clé à 30€ et à 20 exemplaires, ça fait chaud quand même),
                • L'exportation de clés / sauvegardes à l'étranger passant outre certaines restrictions vis-à-vis des algos de chiffrage (grosso-modo un bon tiers des pays du monde sont concernés). On évite pour s'éviter d'avoir à se poser des questions sur la possibilité d'export.
                • L'automatisation totale des procédures de backup / sauvegarde.
                Pour absolument TOUT le reste, soit ce sont des systèmes de sauvegarde sur bandes de serveurs (automatiques), soit des backups Acronis. Même les machines Linux sont plutôt backupées avec Acronis qu'avec Clonezilla, au final, un comble !

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