Régression de l'orthographe...

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  • DataPro
    Barbarian


    • mars 2020
    • 326

    #16
    Je suis d'accord avec les réponses de Wishblade à Veterantval.

    Ma femme travaille dans l'éducation nationale. Elle constate au quotidien (dans le désordre) : la démission des parents, le manque d'exigence des professeurs et surtout ces parents qui hissent la parole de l'enfant au dessus de tout et qui sont manipulés ou lâches face à leur marmaille.
    Le résultat... Les gamins ne connaissent pas les limites, ils méprisent les adultes, ils se méprisent entre eux, s'insultent, se frappent pour tout et rien... Et à part leur crier dessus ou les coller, les adultes n'ont guère de sanctions pour tenter d'avoir prise sur eux.
    Bien sûr, je parle d'une majorité et heureusement il y en a encore qui bossent sérieusement et se comportent bien. Ceux-là souffrent sans doute d'être assez peu reconnus parmi les autres; d'autant que l'indiscipline globale de la majorité n'instaure pas le climat apaisé qui convient à l'étude.

    Les professeurs en sont même à devoir justifier régulièrement d'avoir collé ou fait une remarque aux élèves et certains parents refusent de voir leur enfant se plier aux sanctions qu'ils ont pourtant méritées... c'est le monde à l'envers.

    Pour ce qui est de l'orthographe, les directives de l'éducation nationale sont (et depuis longtemps, peut-être une vingtaine d'années) surtout de ne pas sanctionner dans les autres matières pour éviter d'enfoncer les élèves.
    En 2018, ce point a été reconsidéré dans les directives du ministère mais il n'est pas certain que son application nous renvoie aux grilles de notations en vigueur dans les années 80.
    La vigilance constante exigée pour la correction grammaticale ainsi que pour la variété et la précision du vocabulaire ne signifie pas que les autres qualités attendues pour un écrit ou un oral (imagination dans certains cas, rigueur du raisonnement dans un autre cas, etc.) soient minimisées ou que la prestation de l'élève soit trop lourdement pénalisée si des erreurs par rapport à la norme sont commises. La réflexion sur la nature des erreurs commises, sur leur importance respective et sur les critères d'évaluation qui en découlent est nécessaire en fonction de l'objectif d'apprentissage.
    Il reste qu'en entreprise, c'est plutôt pénible d'être obligé de relire la prose technique de nos ingénieurs nuls en orthographe. Sans compter cette mentalité d'avoir pour excuse "mon métier c'est... pas prof de français) pour excuser les lacunes...

    Personnellement, je travaille dans le chiffre depuis plus de 25 ans. Plutôt bon élève, j'étais une bille en calcul mental... au fil du temps, j'ai développé mes capacités en ce domaine, cela m'aidant pas mal dans mon métier (qui pourtant s'exerce à 80% devant un ordinateur).

    Tiens pour introduire du débat, que pensez-vous du terme "digital" employé n'importe comment de nos jours :

    Parce que pour moi, digital en français, c'est relatif au doigt et numérique est le terme exact pour traduire l'anglais "digital".
    Dernière modification par DataPro, 02 décembre 2021, 10h53.

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    • Wisblade
      Blademaster


      • mai 2019
      • 262

      #17
      Envoyé par GT400 Voir le message
      Pour moi "Grammar Nazi" pourrait à la limite s'appliquer à quelqu'un qui te gonfle pour une virgule, pour avoir mal écrit un mot peu usité, ce genre de petites choses... mais certainement pas aux gens qui reprennent les autres sur des grosses fautes en pagaille (et qui ont mille fois raison de le faire).
      Et je vais faire mon Grammar Nazi - qui est un terme permettant simplement d'arriver à un point Godwin, un sophisme de déshonneur par association, pour être précis : la correction grammaticale, oui, mais l'acribie superfétatoire, non...

      Envoyé par GT400 Voir le message
      ... Et tu penses peut-être qu'on en a pas entendu parler longuement de cette époque ? Tu penses qu'on n'a pas aussi lu/vu des choses sur cette époque ? (et cela pendant plus longtemps que toi, vu que tu as en gros vingt ans de moins que nous (chose que tu as trop souvent tendance à oublier)) On fantasme rien du tout. - En plus, que les choses soient claires avec cette histoire de "monde d'avant" (qui revient sur le tapis depuis la discussion sur les wokes) : personne ne dit ici que le monde d'avant était fabuleux, qu'il faudrait presque y retourner ou je ne sais quoi... On dit simplement qu'on a pu perdre de bonnes choses de ce monde, qu'il faut arrêter de croire que le changement, la marche vers le futur, n'apporte que du bon et que l'époque actuelle est si formidable.
      Pour ma part, en cursus informatique, j'avais l'habitude de bosser sur annales, c'est à dire un compendium officieux de tous les sujets de partiels des années précédentes, transmis par les étudiants entre eux. Ma méthode usuelle de révision ? Dix ans d'annales pour chaque partiel, en mode commando, et en temps d'examen façon "classe prépa". La baisse de niveau, je l'ai constatée, et pas qu'un peu. Les sujets A-10, c'était tout simplement IMPOSSIBLE de les faire pour un étudiant normal - j'étais le seul à y arriver, en un temps significativement plus long, mais quand on se tape du 20 de moyenne, on peut légitimement affirmer être anormal, surtout quand c'est en séchant 95% des cours.

      Les sujets - d'informatique, je rappelle !! - mentionnaient explicitement que jusqu'à CINQ POINTS pouvaient être retirés pour mauvaise présentation, fautes d'orthographe, etc. Un quart de la note, pour un partiel d'algorithmique... En DEUG, en algèbre, le prof virait jusqu'à quatre points pour l'orthographe et la présentation. En Math Sup, c'était encore pire, il n'y avait pas de plafond - normal pour un cursus visant à promouvoir l'excellence, justement.

      On ne "fantasme" pas cette époque. On l'a soit vécue, soit eue en génération précédente, avec des témoins de première main qui n'étaient pas vus une fois par an à l'EHPAD mais quotidiennement, vu que c'était eux qui nous aidaient à faire nos devoirs. À mon âge, 47 ans, il n'y a pas grand-chose qu'un gamin de 20 ans puisse m'apprendre - même si presque tous essaient, et quelques-uns sont même suffisamment perspicaces pour arrêter assez vite. Je parle bien sûr de savoir utile : comment retweeter efficacement ou maximiser les likes sur Instagram, je n'en ai rien à secouer, tout comme je m'en tape copieux de connaître le classement actuel sur l'échelle de la victimisation. Par contre, je suis toujours aussi nul en plomberie et en mécanique, donc là, en effet, il y a un créneau.

      Quant à l'époque actuelle... Si le progrès côté technique et technologie est excellent, la perte de la liberté d'expression et de la récompense du mérite serait plutôt une catastrophe. À tout prendre, je préfèrerai me passer d'Internet et récupérer cette liberté d'expression. Les réseaux sociaux sont également une calamité dont on aurait pu se passer avantageusement - heureusement, le grand public COMMENCE à voir leurs effets pernicieux, mais ça va encore faire chier vingt ans au bas mot, en rendant au passage une génération complète encore plus égocentrique et égoïste que celle de mes parents, les baby-boomers. La seule différence étant que les boomers assumaient, alors que l'actuelle génération est hypocrite... Et surtout, elle est obscurantiste et révisionniste, alors que ma propre génération considère globalement que toute censure est un problème majeur. Petit tuyau : nous sommes la prochaine génération à prendre le pouvoir... Cela risque de vous faire un choc.
      Il y a certes de vieux cons capables de dire "les jeunes d'aujourd'hui, il leur faudrait une bonne guerre !" sans en avoir connu une seule (et s'ils en ont connu une, on sait qu'ils n'étaient probablement pas résistants). Ma famille ayant, elle, connu la guerre, et de façon plutôt rapprochée (cf. une carte de France pour voir où se situent les Vosges par rapport à l'Allemagne, pour ceux qui ont dormi en cours de géographie), on m'a plutôt souhaité de ne JAMAIS en connaître une. Ce qui ne veut pas dire pour autant que tout ce qui existait avant était à jeter... Ni qu'il n'y avait pas, effectivement, des choses à jeter. Il faut être totalement débile pour jeter le bébé avec l'eau du bain, mais qu'attendre d'une génération qui n'a conscience que du présent, ignore son passé, et n'a aucune idée du chemin à suivre pour le futur ?


      Envoyé par DataPro Voir le message
      Ma femme travaille dans l'éducation nationale. Elle constate au quotidien (dans le désordre) : la démission des parents, le manque d'exigence des professeurs et surtout ces parents qui hissent la parole de l'enfant au dessus de tout et qui sont manipulés ou lâches face à leur marmaille.
      Je trouve encore plus affligeant certains... spécimens ? de profs, gauchistes attardés, qui ont bien construit tout ce qu'il ne fallait pas faire ces dernières décennies, et qui maintenant chialent parce que leur bordel leur retombe sur la tronche... Malheureusement, tous les profs chargent avec eux, inclus les non-gauchistes attardés - dont ceux qui sont à gauche, mais avec un sens critique encore en état de marche.

      Envoyé par DataPro Voir le message
      Le résultat... Les gamins ne connaissent pas les limites, ils méprisent les adultes, ils se méprisent entre eux, s'insultent, se frappent pour tout et rien... Et à part leur crier dessus ou les coller, les adultes n'ont guère de sanctions pour tenter d'avoir prise sur eux.
      On notera aussi la proportion assez phénoménale d'auto-diagnostics et de circonvolutions :
      • Mon enfant est autiste : non, il est sociopathe, ou psychopathe. L'autisme, c'est autre chose.
      • Mon enfant est hyperactif : non, il n'a juste aucun repère, aucune limite, et toi tu n'as aucune autorité sur lui : à ce stade, sa place est dans un zoo.
      • Mon enfant est surdoué, c'est pour ça qu'il a du mal à l'école : non, ton gamin est juste con comme toi. Les surdoués ne sont pas nuls en TOUT, et s'ils ont souvent des soucis de sociabilisation, c'est une implication et non pas une équivalence.
      • Nous appliquons une éducation bienveillante : traduction, "je me démerde pour éviter toute interaction avec mon gamin pour avoir le temps de zoner sur les réseaux sociaux et Netflix tranquillement sans assumer d'être un parent".
      • Nous privilégions la discussion : traduction, "si le gamin insiste, on change d'avis, même contre son propre bien".
      • Nous ne croyons pas aux punitions : traduction, "je fais de mon gamin un gros fragile qui ne comprendra jamais les notions de droit et de devoir".
      Chez moi, je suis le plus sévère des deux parents, et de très, très, très loin. Faudra m'expliquer alors pourquoi mon fils aîné est sans arrêt collé à mes basques, 24/7, alors que j'ai parfois des réactions avec lui qui passeraient inaperçues chez un juteux surveillant des troufions pendant leurs classes... Non, il n'est pas masochiste, il serait même assez douillet (mais à six ans, c'est compréhensible).
      Comme tous les gamins, il a besoin de stabilité et de repères, d'éléments FIABLES. Je ne suis pas une girouette, je fais ce que je dis et je dis ce que je fais, je l'implique, je le responsabilise, je lui apprends à gérer les conséquences et à anticiper les réactions. Bref, j'en fait un homme.

      Mon second, 21 mois, commence lui aussi à me cramponner de plus en plus - au grand dam de ma femme qui voudrait qu'il reste un gros bébé, bien entendu. Bah, probablement le syndrome de Stockholm, on va dire...


      Résultat ? Mon aîné est sociable, poli, intelligent, non-violent, dans le trio de tête de sa classe, populaire (adultes comme enfants) et les conneries qu'il peut faire sont minimes - baisse d'attention ou sur-focalisation, taquineries, surexcitation, bref rien de bien méchant. Et quand il doit être puni, il sait pourquoi, il accepte et se corrige - sans besoin de le frapper, faut-il le préciser ? Les grosses gueulantes, c'est pour qu'il vienne depuis l'autre bout de la maison, ou pour le "figer" si jamais il y a danger. Le reste du temps, les "engueulades", c'est un ton ferme, froid, mais à volume normal. Par contre, les punitions, ce ne sont pas dix minutes au coin. C'est sa chambre au cordeau, pas d'écrans pendant plusieurs SEMAINES, des corvées, etc. : de VRAIES punitions, et non pas juste un petit désagrément.

      Envoyé par DataPro Voir le message
      Il reste qu'en entreprise, c'est plutôt pénible d'être obligé de relire la prose technique de nos ingénieurs nuls en orthographe. Sans compter cette mentalité d'avoir pour excuse "mon métier c'est... pas prof de français) pour excuser les lacunes...
      Je réplique à mes ingénieurs que leur boulot, c'est 1/3 de codage (avec commentaires lisibles, donc correctement écrits), 1/3 de tests (avec PV de recette, là encore correctement écrit), et 1/3 de documentation (no comment, doc interne et doc client).
      Quand c'est bourré de fautes, et/ou en anglais nous renvoyant à l'époque des clichés coloniaux, il reprend le document dans la tronche, et il a intérêt à ne pas pointer sur affaire pour la reprise. J'ai déjà appuyé des licenciements, refusé des embauches et fait tomber des blâmes pour cette raison - sans parler que son code sera passé au crible, car je n'ai jamais rencontré de personnes produisant un code irréprochable tout en pondant une documentation pourrie...

      Mon propre métier n'étant pas prof de français (ou d'anglais), je n'ai pas de temps à perdre à leur expliquer comment écrire de façon humainement compréhensible. Lorsque l'on se targue de "maîtriser l'anglais" sur son CV (niveau C1 / TOEIC 800+), je m'attends au minimum à ne pas avoir deux gallicismes par phrase, et avec un Bac+4/+5, je m'attends à ce que l'individu connaisse la différence entre pronom possessif et adjectif démonstratif, ou entre infinitif et participe passé du premier groupe...
      Si un gugusse n'est pas foutu de maîtriser ça, et qu'il prétend ensuite vouloir toucher à MON code C++, ça a tendance à me filer des sueurs froides à l'avance rien qu'à l'idée de devoir passer des heures à lui expliquer des règles très avancées du langage en question - et donc, comment ce crétin congénital vient de péter mon code en pensant "corriger une erreur" qui compilait, fonctionnait et allait deux fois plus vite que sa "correction". Prétendre savoir faire de la méta-programmation quand on ne pige pas une règle de grammaire primaire, ça n'augure pas d'excellents résultats...

      Envoyé par DataPro Voir le message
      Tiens pour introduire du débat, que pensez-vous du terme "digital" employé n'importe comment de nos jours :

      Parce que pour moi, digital en français, c'est relatif au doigt et numérique est le terme exact pour traduire l'anglais "digital".
      Si je discute entre collègues "du métier", au boulot, "digital" veut dire "numérique", sans aucune possibilité d'interpréter ça autrement. C'est du jargon. De même que "a boot", ce sera toujours un démarrage, et jamais une botte... "A drive" sera toujours un lecteur de mémoire de masse, et jamais un tour en voiture. Et ainsi de suite. Par habitude, on parle souvent en franglais pour "marquer" le fait que ce soit un terme de jargon, justement.
      On utilise aussi très fréquemment l'acronyme "TOR" (Tout Ou Rien) pour les entrées numériques de type "signal", l'anglais équivalent étant "digital input/output".
      Du moment que je ne suis pas EXCLUSIVEMENT entouré de techniques (hard ou soft, on s'en fout), "digital" est relatif au doigt, et j'utilise alors plutôt le terme "numérique" (ou carrément "informatique", si la moyenne d'âge dépasse 60 ans). Et si je n'étais pas informaticien, je n'utiliserais jamais "digital" pour "numérique".

      J'ai plus de soucis avec les gens qui vont "crypter" leurs données, mais là, on entre dans des considérations bien plus confidentielles et obscures...

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      • GT400
        Manic Miner


        • juin 2004
        • 11572

        #18
        "Digital" c'était pas mal utilisé dans les années 80. (Ca me rappelle d'ailleurs les digitaliseurs... Aujourd'hui, je sais pas si beaucoup de jeunes savent ce que c'est/c'était.).
        De nos jours, je n'entends plus trop ce mot...
        Dernière modification par GT400, 03 décembre 2021, 09h07.
        As the mist clears, the eerie image of a forest forms in front of you. To the east, a vast plain extends towards the horizon. Westward howewer, in the thick of the forest, a thousand pairs of eyes pierce the mist, glaring despondently back at you.

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        • Wisblade
          Blademaster


          • mai 2019
          • 262

          #19
          Envoyé par GT400 Voir le message
          "Digital" c'était pas mal utilisé dans les années 80. (Ca me rappelle d'ailleurs les digitaliseurs... Aujourd'hui, je sais pas si beaucoup de jeunes savent ce que c'est/c'était.).
          De nos jours, je n'entends plus trop ce mot...
          Disons que si c'est un mot comme "digitaliseur" ou "digitalisé", le contre-sens est plus difficile à faire - je doute qu'un appareil destiné à transformer quelque chose en doigt puisse jamais voir le jour, même chez le plus loufoque des inventeurs timbrés.
          À l'heure actuelle, j'entends plus le mot "digital" chez ceux qui parlent un franglais de BS-job ou pour faire genre - mais ça existe encore, si l'on fréquente, volontairement ou non, les niches en question. Reste que lorsque l'on parle d'un "univers digital", on se demande forcément si c'est une expérience sensorielle liée au toucher, ou un environnement virtuel numérique...

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          • Snow
            Roi de la Glande


            • décembre 2003
            • 7691

            #20
            Puisqu'on parle d'univers digital...
            ERROR: If you can see this, then YouTube is down or you don't have Flash installed.

            La vitesse de la lumière est supérieure à celle du son !
            C'est pourquoi bien des gens ont l'air brillant jusqu'à ce qu'ils ouvrent la bouche !

            ​

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            • Adhéna
              Warrior


              • mars 2013
              • 178

              #21
              Pourtant il existe des logiciels et programmes très utiles comme Participes passés | CCDMD ainsi que diverses formes d'outils du même type pour mieux acquérir le français.

              Personnellement, j'ai eu de la difficulté avec une certaine dysgraphie pendant longtemps, et heureusement que les ordinateurs sont venus. À présent, ma pensée va presque aussi vite que la façon que je tape sur le clavier. Dans mon cas, la technologie a été un baume sur ma plaie, qui s'est cicatrisée au fil du temps... pour dire vrai, je pesais tellement fort sur mon crayon que j'avais une très imposante bosse à cet endroit même. Les professeurs de français et de journalisme me complimentaient au niveau de ma prose comme ayant du talent, mais lors du test à la fin des études au secondaire, j'ai littéralement échoué (ou je le pense ainsi...) Je n'ai même pas pu terminer mon brouillon, même si j'ai fait beaucoup d'efforts pour y parvenir.

              Disons pourtant que je fais peu de fautes, je comprends tout de même minimalement les personnes avec un certain dys et si je n'avais pas eu d'outils informatiques, on aurait pu probablement pu me qualifier de non destinée aux études supérieures...

              Edit : C'est surtout mon imagination qui était complimentée, et non pas spécifiquement la syntaxe. J'ai eu les mêmes commentaires de professeurs d'arts plastiques. J'ai repris pendant des années ma syntaxe sachant fort bien que ce serait essentiel pour mes études de me centrer là-dessus.
              Dernière modification par Adhéna, 04 décembre 2021, 00h23.

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              • Wisblade
                Blademaster


                • mai 2019
                • 262

                #22
                Envoyé par Adhéna Voir le message
                Pourtant il existe des logiciels et programmes très utiles comme Participes passés | CCDMD ainsi que diverses formes d'outils du même type pour mieux acquérir le français.
                Rien ne vaut le fait de ne pas glander pendant le cycle élémentaire et les cours de français du collège, tout de même... Ces sites sont très biens : ma femme, qui n'est pas nativement francophone, en utilise plusieurs, notamment "Le Conjugueur - Bescherelle" qui propose, tout comme le "TLFI", de corriger le mot mal orthographié (essayez avec "hapellay" pour le Bescherelle, par exemple, ou encore "airézy" pour le TLFI, c'est marrant). Elle utilise aussi beaucoup l'application "Larousse anglais/français", qui est incomparablement au dessus de Google Translate côté précision - hélas, l'application est payante : 5€, ce n'est pas la ruine, mais encore faut-il pouvoir les sortir... L'application du TLFI, elle, est gratuite. Les dictionnaires de synonymes et d'antonymes sont également intéressants à avoir sous le coude.

                Toutefois, ils ne permettent pas d'acquérir des bases, mais plutôt de maintenir ce que l'on a déjà appris - et maîtrisé. Les jeux/exercices éducatifs, eux, sont toujours utiles quoi qu'il en soit dès que l'on a une faiblesse sans être une tanche - en gros, on connaît la règle, on sait qu'on a du mal avec, mais on n'est pas en mode ignare se demandant ce qu'est la grammaire. Je me sers pas mal du conjugueur pour certains temps avec lesquels j'ai souvent du mal, pour ma part, comme le subjonctif ou les temps (sur)composés...

                D'autres sites permettent aussi de connaître l'étendue de son vocabulaire, comme celui de l'AREALME, qui permet en plus de faire ça en plusieurs langues, ce qui permet aussi parfois de comprendre pourquoi on ne pige rien à certaines conversations (si l'on a un score inférieur à 1000) ou pourquoi certains s'énervent parce que tu utilises des "mots compliqués pour faire ton intelligent" (quand tu es au dessus de 25.000). D'autres sites, avec des tests bien plus longs et/ou chronométrés, permettent d'affiner ces chiffres lorsque l'on dépasse les 30.000 et que les tests standards ne sont plus vraiment significatifs - le "top 0.01%", ça signifie que l'on arrive clairement aux limites d'interprétation d'un test !

                Envoyé par Adhéna Voir le message
                Dans mon cas, la technologie a été un baume sur ma plaie, qui s'est cicatrisée au fil du temps...
                Côté cicatrisation, c'est plutôt excellent - une seule vraie faute repérée, "la façon DONT je tape" - et encore, ça passe en langage familier, comme le très connu et incorrect "malgré que" - et peut-être quelques virgules manquantes... Mais je reconnais que j'aime beaucoup utiliser incises et propositions secondaires, donc je ne suis pas forcément objectif sur ce dernier point en particulier.

                Même s'il est parfois pénible de taper ses textes sous Word ou autre logiciel de traitement de textes permettant la vérification grammaticale (voire le style...) avant de recopier le tout quelque part, comme un forum, cela aide grandement tout le monde, pas seulement ceux ayant un vrai souci... D'où le fait qu'écrire comme une merde, c'est bel et bien juste de la fainéantise, voire du je-m'en-foutisme et que l'on n'en a rien à cirer des autres - ou même d'être compris. Donc hurler en plus derrière au "grammar nazi", c'est... osé, on va dire. Pour moi, c'est du même niveau que l'ado caricatural qui répond sous forme de borborygmes à peine intelligibles, à savoir un manque de respect flagrant. Je passe volontairement sur le pseudo-argument "sa va + vite", pour lequel on se demande vraiment ce qu'il a bien pu faire de tout ce temps gagné (environ 0.5 secondes, 3 caractères "économisés")...

                Ensuite, tout dépend du caractère de l'individu : je connais des tanches en orthographe avec qui j'accepte de bon cœur de discuter, malgré la peine que j'ai de les lire, parce que leur personnalité générale, leurs idées, leur capacité de discussion arrivent à compenser ce trait horripilant. Mais lorsque l'on tombe sur une personne écrivant comme un gueux, avec des idées tellement courtes qu'il faut une binoculaire pour les examiner, une personnalité de merde et une capacité rhétorique du niveau "intégriste", sans surprise la tolérance aux fautes d'orthographe et de grammaire s'amenuise à grande vitesse.

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                • GT400
                  Manic Miner


                  • juin 2004
                  • 11572

                  #23
                  Envoyé par Wisblade
                  Ensuite, tout dépend du caractère de l'individu : je connais des tanches en orthographe avec qui j'accepte de bon cœur de discuter, malgré la peine que j'ai de les lire, parce que leur personnalité générale, leurs idées, leur capacité de discussion arrivent à compenser ce trait horripilant.
                  J'avoue qu'en ce qui me concerne, j'ai quand même toujours un peu de mal à discuter avec ce genre de personnes (même si ce n'est pas non plus insupportable, hein), parce que hm... c'est vraiment chiant de voir que des personnes disons "intelligentes", pleines de bon sens, ne soient pas capables d'écrire correctement. (en dehors des gens qui ont du mal avec la langue parce qu'ils sont d'origine étrangère, ou éventuellement des gens qui ont eu une vie/enfance difficile, des troubles, etc). Là aussi, je trouve que c'est une histoire de fainéantise. Quand des mecs qui ont fait des études ne savent pas aligner deux mots sans faire cinq fautes, je me dis "Merde, franchement...". Avoir gravi autant d'échelons et ne toujours pas être capable de comprendre l'importance de l'orthographe (ou s'en foutre complètement) et du respect vis-à-vis des personnes qui les liront, ça fait vraiment pitié...
                  Les gens super-diplômés qui disent "ekcetera" au lieu de "etcetera", ou bien "comme même" au lieu de "quand même" = Au secours ! ... ("Ben tout le monde le dit, alors je le dis aussi...")
                  Dernière modification par GT400, 04 décembre 2021, 12h29.
                  As the mist clears, the eerie image of a forest forms in front of you. To the east, a vast plain extends towards the horizon. Westward howewer, in the thick of the forest, a thousand pairs of eyes pierce the mist, glaring despondently back at you.

                  Commentaire

                  • Wisblade
                    Blademaster


                    • mai 2019
                    • 262

                    #24
                    Envoyé par GT400 Voir le message
                    J'avoue qu'en ce qui me concerne, j'ai quand même toujours un peu de mal à discuter avec ce genre de personnes (même si ce n'est pas non plus insupportable, hein), parce que hm... c'est vraiment chiant de voir que des personnes disons "intelligentes", pleines de bon sens, ne soient pas capables d'écrire correctement. (en dehors des gens qui ont du mal avec la langue parce qu'ils sont d'origine étrangère, ou éventuellement des gens qui ont eu une vie/enfance difficile, des troubles, etc). Là aussi, je trouve que c'est une histoire de fainéantise. Quand des mecs qui ont fait des études ne savent pas aligner deux mots sans faire cinq fautes, je me dis "Merde, franchement...". Avoir gravi autant d'échelons et ne toujours pas être capable de comprendre l'importance de l'orthographe (ou s'en foutre complètement) et du respect vis-à-vis des personnes qui les liront, ça fait vraiment pitié...
                    Les gens super-diplômés qui disent "ekcetera" au lieu de "etcetera", ou bien "comme même" au lieu de "quand même" = Au secours ! ... ("Ben tout le monde le dit, alors je le dis aussi...")
                    En général, je pense/fais exactement comme toi. Mais il y a quelques exceptions... Peu, mais il y en a.

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                    • eternal-newbie
                      Assassin


                      • août 2006
                      • 1646

                      #25
                      Je souhaite réagir à plusieurs choses lues plus haut. Alors, plus ou moins dans le désordre :

                      Mon institutrice en CP était directrice de l'école du village et très amie avec l'inspecteur d'académie et - même si je suis sûr qu'elle pensait bien faire - était rarement dans la récompense et beaucoup dans la menace et la sanction (au point que même les bons élèves en avait peur). Ça a peut-être réussi à certains (peut-être), mais dans mon cas ça n'a fait qu'empirer une situation pourtant guère brillante. Certes, la méthode syllabique m'a probablement permis d'apprendre à lire sans difficulté mais, après réflexion, je doute qu'il en aurait été autrement avec moins d'insulte et plus de gentillesse.

                      Mon arrière-grand-mère, née au XIXe siècle, était analphabète (et j'écris bien Analphabète, pas Illettrée) ; une personne proche d'elle en aura d'ailleurs profité pour abuser de sa confiance et commettre un tord dont les tristes effets se font encore ressentir dans cette branche de ma famille. Mon grand-père, né dans les années 1930, fut élevé par ses grand-parents et n'allait pas souvent à l'école parce qu'il y avait de l'ouvrage à la ferme ; l'instituteur devant régulièrement rappeler que la scolarisation était obligatoire. Sans surprise, son niveau de français n'était pas folichon (en revanche il connaissait tous les numéros de département par cœur (très étrangement)).

                      Mes parents, nés en plein dans les années 1950 et issus de milieux sociaux différents (ruraux défavorisés d'un côté et urbains de classe moyenne de l'autre) ont connus des environnements scolaires opposés (privé catholique pour l'un et public laïc pour l'autre) mais avec des points communs, notamment sûr l'aspect strict de certains enseignants pas avars en punitions et châtiments ; et les deux recevaient des corrections à la maison quand le père en avait marre. Ma mère était nulle en math, mon père nul en français. Ils ont tous deux reçu une instruction à l'ancienne comme on s'avait faire à l'époque et... sont toujours aussi respectivement nuls en math et en français.

                      Dans ma fratrie, l'enfant qui était les plus souvent puni à l'école (bagarre ; comportement et langage irrespectueux, voir injurieux ; absentéisme ; dégradation...) et faisait le plus la bringue, est aussi celui qui avait les meilleurs notes et faisait preuve de la plus grande autodiscipline. À l'inverse, moi qui étais et suis plutôt du genre calme et poli, ai eu une scolarité catastrophique. Les deux autres ont fait des études supérieures et sont diplômés (respectivement un master et un doctorat), moi je me traîne depuis presque vingt ans. Qu'est-ce qui fait qu'à éducation et instruction égales, nous soyons si différents en terme de centres d’intérêt, de goûts, de talents, etc ? Bien sûr, dans mon cas la dyspraxie a probablement un impacte ; mais même. Est-ce qu'il n'y aurait pas aussi une question d'individu ? Je ne crois pas à la recette miracle qui fonctionnerait partout et tout le temps. Je ne crois pas qu'un gamin infernal soit forcément le résultat d'une éducation laxiste, tandis que la fermeté en toute circonstance serait LE chemin menant infailliblement au succès. En revanche je crois qu'il est essentiel que les parents soient bien sur la même longueur d'onde concernant l'éducation et que les décisions prisent par l'un ne soient pas publiquement contestées par l'autre.

                      Je connais un pays où le poids des traditions est important, où les gamins reçoivent des punitions sévères ainsi que des châtiments corporels et doivent encore turbiner pas mal en rentrant chez eux. Le niveau scolaire y est calamiteux. Pourquoi ? Probablement parce que le pays en question est extrêmement pauvre et les élèves sont plus de 130 par classe et rarement scolarisé au delà de dix ans (sans compter d'autre problème comme l'importance de responsables religieux de toutes confessions pesant pour limiter l'accès à l'éducation sexuelle (même les mères ne parlent pas à leurs filles des menstruations)). Est-ce qu'il n'y aurait pas une question de moyens aussi ?

                      Sinon, je ne sais pas pourquoi, mais je pensais à ça :
                      « Vous vous accoustumerez tant à ce jergon de cour que, quand vous la voudrez quitter, vous ne pourrez pas quitter pareillement son jergon : vous serez en danger d’estre en risee à plusieurs cosmopolitains, qui ne vivent ni parlent courtisanesquement : et toutefois sçavent comment il faut vivre et comment il faut parler. »
                      Henri Estienne ; Deux dialogues du nouveau français italianizé, et autrement desguizé, principalement entre les courtisans de ce temps. De plusieurs nouveautez qui ont accompagné ceste nouveauté de langage. De quelques courtisianismes modernes et de quelques singularitez courtisianesques; 1578
                      Dernière modification par eternal-newbie, 04 décembre 2021, 17h45.

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                      • Adhéna
                        Warrior


                        • mars 2013
                        • 178

                        #26
                        Envoyé par Wisblade Voir le message
                        Rien ne vaut le fait de ne pas glander pendant le cycle élémentaire et les cours de français du collège, tout de même... Ces sites sont très biens : ma femme, qui n'est pas nativement francophone, en utilise plusieurs, notamment "Le Conjugueur - Bescherelle" qui propose, tout comme le "TLFI", de corriger le mot mal orthographié (essayez avec "hapellay" pour le Bescherelle, par exemple, ou encore "airézy" pour le TLFI, c'est marrant). Elle utilise aussi beaucoup l'application "Larousse anglais/français", qui est incomparablement au dessus de Google Translate côté précision - hélas, l'application est payante : 5€, ce n'est pas la ruine, mais encore faut-il pouvoir les sortir... L'application du TLFI, elle, est gratuite. Les dictionnaires de synonymes et d'antonymes sont également intéressants à avoir sous le coude.

                        Toutefois, ils ne permettent pas d'acquérir des bases, mais plutôt de maintenir ce que l'on a déjà appris - et maîtrisé. Les jeux/exercices éducatifs, eux, sont toujours utiles quoi qu'il en soit dès que l'on a une faiblesse sans être une tanche - en gros, on connaît la règle, on sait qu'on a du mal avec, mais on n'est pas en mode ignare se demandant ce qu'est la grammaire. Je me sers pas mal du conjugueur pour certains temps avec lesquels j'ai souvent du mal, pour ma part, comme le subjonctif ou les temps (sur)composés...

                        D'autres sites permettent aussi de connaître l'étendue de son vocabulaire, comme celui de l'AREALME, qui permet en plus de faire ça en plusieurs langues, ce qui permet aussi parfois de comprendre pourquoi on ne pige rien à certaines conversations (si l'on a un score inférieur à 1000) ou pourquoi certains s'énervent parce que tu utilises des "mots compliqués pour faire ton intelligent" (quand tu es au dessus de 25.000). D'autres sites, avec des tests bien plus longs et/ou chronométrés, permettent d'affiner ces chiffres lorsque l'on dépasse les 30.000 et que les tests standards ne sont plus vraiment significatifs - le "top 0.01%", ça signifie que l'on arrive clairement aux limites d'interprétation d'un test !

                        Côté cicatrisation, c'est plutôt excellent - une seule vraie faute repérée, "la façon DONT je tape" - et encore, ça passe en langage familier, comme le très connu et incorrect "malgré que" - et peut-être quelques virgules manquantes... Mais je reconnais que j'aime beaucoup utiliser incises et propositions secondaires, donc je ne suis pas forcément objectif sur ce dernier point en particulier.

                        Même s'il est parfois pénible de taper ses textes sous Word ou autre logiciel de traitement de textes permettant la vérification grammaticale (voire le style...) avant de recopier le tout quelque part, comme un forum, cela aide grandement tout le monde, pas seulement ceux ayant un vrai souci... D'où le fait qu'écrire comme une merde, c'est bel et bien juste de la fainéantise, voire du je-m'en-foutisme et que l'on n'en a rien à cirer des autres - ou même d'être compris. Donc hurler en plus derrière au "grammar nazi", c'est... osé, on va dire. Pour moi, c'est du même niveau que l'ado caricatural qui répond sous forme de borborygmes à peine intelligibles, à savoir un manque de respect flagrant. Je passe volontairement sur le pseudo-argument "sa va + vite", pour lequel on se demande vraiment ce qu'il a bien pu faire de tout ce temps gagné (environ 0.5 secondes, 3 caractères "économisés")...

                        Ensuite, tout dépend du caractère de l'individu : je connais des tanches en orthographe avec qui j'accepte de bon cœur de discuter, malgré la peine que j'ai de les lire, parce que leur personnalité générale, leurs idées, leur capacité de discussion arrivent à compenser ce trait horripilant. Mais lorsque l'on tombe sur une personne écrivant comme un gueux, avec des idées tellement courtes qu'il faut une binoculaire pour les examiner, une personnalité de merde et une capacité rhétorique du niveau "intégriste", sans surprise la tolérance aux fautes d'orthographe et de grammaire s'amenuise à grande vitesse.
                        En vrai... je ne dis aucunement que je suis une experte dans tous les domaines du français. Disons que j'apprends de plus en plus mes limites et je me confronte à des exercices pour augmenter mes compétences en langue française.

                        Cependant, je reconnais que les jeunes de ma génération ne comprennent pas l'importance de bien écrire. Au Québec, on s'insulte à qui mieux mieux et c'est désespérant. Je tiens à vous avouer que j'avais des 100 % dans certaines recherches alors que je ne voyais pas comment c'était possible.



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                        • Wisblade
                          Blademaster


                          • mai 2019
                          • 262

                          #27
                          eternal-newbie : Le coup de la méthode "carotte et bâton mais sans la carotte", c'est assez typique des femmes ayant un poste assez haut, et qui abusent en général de ce pouvoir. Pour l'anecdote, la directrice de l'EHPAD où bosse ma femme est très exactement du même tonneau, c'était également le cas de mon ancienne responsable de service - et le cas de la RH actuelle. En fait, ce sont plutôt les contre-exemples qui sont rares, j'en ai un seul en mémoire pour être précis.
                          Inutile de préciser que ça ne marche pas... Pour ma part, j'ai tendance à rester le plus neutre possible de façon générale (et surtout le moins émotionnel possible), du coup les félicitations sont remarquées, et les sanctions tout autant. Cela marche beaucoup mieux, mais ça demande de pouvoir oblitérer ses émotions.

                          Pour ta famille, tu remarqueras l'absence de support. Les sanctions sont quelque chose qui, au final, n'ont aucune importance : tout le monde était à la même enseigne, après tout, l'époque voulant ça. Le cœur de la non-réussite, ce n'est pas d'avoir fait face à des méthodes dures, mais de ne pas avoir été soutenu. Si tu veux un parallèle concret : l'armée forme ses soldats à la dure, à la TRÈS dure même. La plupart des soldats réussissent, les échecs sont assez rares, parce que l'armée t'apprend simultanément l'esprit de corps. Ma classe prépa était probablement la plus difficile de ma scolarité, ma famille ne pouvait absolument plus m'aider - j'étais en plus pensionnaire alors - et c'est le bizutage qui a soudé toute la promo ensemble. Cet esprit de corps n'existait absolument plus en fac, par exemple...

                          Côté notes, ça ne veut pas dire grand-chose. Chaque trimestre, durant tout le collège et tout le lycée, je ramenais à la fois des "Félicitations travail" et des "Avertissements discipline". Je n'ai échappé au Conseil de Discipline QUE parce que j'avais les meilleurs résultats, et que tous mes copains faisant les conneries avec moi étaient les "fils de" de la ville. Quand tu as trop de facilités / capacités, tu te fais chier, et quand tu te fais chier et que tu es ado, tu fais des conneries pour passer le temps. Celui qui a juste les capacités et qui doit beaucoup bosser n'a pas le temps de faire le con, et ses notes n'en seront pas excellentes pour autant. C'est la loterie génétique, rien à faire à ce sujet.
                          Par contre, hormis un réel psychopathe (ou un vrai débile profond, le genre à moins de 70 de QI), un gamin infernal est un gamin qui n'a pas été tenu correctement. En fonction du gamin, et du caractère, ça peut requérir une surveillance quasi-constante - être sur son dos tout le temps pour ne RIEN laisser passer - ou, au contraire, le laisser le plus "libre" possible mais avec des sanctions de proportion biblique lorsqu'il déconne. Le seul point commun, c'est que s'il est infernal, c'est qu'on ne s'est pas occupé de lui correctement, donc du laxisme. Lui mettre des pains dans la tête constamment n'améliorera absolument rien du tout, mais un gamin a besoin d'un cadre et de repères, et de remise dans le rang en cas de franchissement des limites. Le "comment" est variable, mais le laxisme produit constamment et systématiquement le même résultat - un gamin infernal, et probablement un adulte à la vie foirée dès le départ. Même les autistes (pas les autistes profonds, bien entendu) réagissent à ce schéma...

                          Pour le pays, ma femme est indienne. Côté poids des traditions, c'est assez velu. Par contre, le niveau scolaire n'est pas si mauvais que ça : ceux qui peuvent étudier ont un niveau correct, les autres seraient plutôt analphabètes qu'illettrés... Mais il faut se rappeler que l'on parle de familles ayant un revenu inférieur à un euro par jour - pour TOUTE la famille... Lorsque l'on est occupé à chercher quotidiennement de quoi bouffer, l'éducation, ça devient vite quelque chose de très secondaire au niveau des priorités. Et on en revient au même point : le soutien familial...
                          Ma belle-mère a un niveau scolaire à peine supérieur à l'analphabétisme. Par contre, elle s'est comportée comme un tyran avec tous ses enfants, filles incluses, vis-à-vis de l'école - ne pas bosser, c'était prendre une raclée assurée. Ramener des bonnes notes, c'était avoir la paix, pas de corvées à la maison, et du rab de bouffe. Bilan ? Une infirmière cadre, un pharmacien, un vétérinaire, une comptable, une ingénieur, un mécanicien, et juste un qui a un niveau bac uniquement... Le soutien, un cadre strict, des repères. Sept enfants, tous entre une à deux classes sociales au dessus de celle des parents... C'est TOUJOURS pareil, et ça marche à CHAQUE fois tant que le gamin n'a pas de véritables problèmes LOURDS.

                          Bon, ceci nous éloigne un peu du sujet de l'orthographe, mais c'est évident également qu'un enfant correctement éduqué pourra être instruit plus efficacement...

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                          • GT400
                            Manic Miner


                            • juin 2004
                            • 11572

                            #28
                            Et encore, on a parlé du niveau en orthographe de certains profs... Oui oui oui, depuis la fin des années 90, il n'est pas rare de voir des bulletins, annotations dans les copies, etc avec pas mal de fautes... et là, ça craint. (Et ces derniers temps, ça ne s'arrange pas. Au contraire...)
                            Les profs transmettent le savoir... ... et certains d'entre eux transmettent aussi les fautes...
                            Dernière modification par GT400, 05 décembre 2021, 11h07.
                            As the mist clears, the eerie image of a forest forms in front of you. To the east, a vast plain extends towards the horizon. Westward howewer, in the thick of the forest, a thousand pairs of eyes pierce the mist, glaring despondently back at you.

                            Commentaire

                            • reggio52
                              Abandonwarriors


                              • décembre 2011
                              • 14930

                              #29
                              Et cela ne va pas s'arranger vu que plus personne ne veut entrer dans l'education nationale et que l'on va recruter à Pole Emploi...

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                              • Wisblade
                                Blademaster


                                • mai 2019
                                • 262

                                #30
                                Envoyé par reggio52 Voir le message
                                Et cela ne va pas s'arranger vu que plus personne ne veut entrer dans l'education nationale et que l'on va recruter à Pole Emploi...
                                Rien d'étonnant à ça... Je voulais justement être prof, à un moment. En voyant le comportement de certains "futurs collègues", j'ai abandonné l'idée direct : je savais que soit j'allais déprimer sévère, soit j'allais peler avec un économe rouillé 90% des profs de l'UFR. Ces profs enseignaient exclusivement pour pouvoir garder leur labo de recherche - et les thésards qui vont avec - et n'en avaient strictement rien à secouer ni des élèves, ni de transmettre, ni de quoi que ce soit d'autre à part leur propre gueule.

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