Genre : Aventure
Editeur : Electronic Arts
Studio : Adeline Software International
Alors moi je voulais vous parler de ma découverte de Little Big Adventure, appelé plus souvent LBA.
J’ai vu pour la première fois Twinsen pendant l’été 1994 alors que j’étais en vacances avec mes parents. J’étais à l’époque toujours sur Atari St et l’univers du pc m’était inconnu si ce n’est via les articles que j’avais pu voir dans les magazines de l’époque. J’achetais donc des magazines pour Atari St mais j’avais aussi quelques références comme Génération 4, Tilt et Joystick. Et donc pour passer mes soirées en vacances je me prenais des trucs à lire dont un St Mag (haaaaa le test d’Ishar 3 et d’Alien vs Predator sur Jaguar…) et un truc sur le graphisme St. Je mangeais mes magazines de A à Z donc je ne ratais rien. Et sur l’une des pages de mon St Maj se trouvait une pub Joystick avec la couverture du numéro de Juillet/Aout 1994. Et sur cette couverture Twinsen sur le Dinofly avec marqué en dessous « Le plus beau jeu du monde ». Cette image, 17 ans après, je l’ai toujours en tête.
Décembre 1994, mon premier PC arrive avec Indy 4, Monkey 2 et Theme Park. Le tout en disquettes. Quelques semaines après mon premier lecteur cdrom débarque (un kit Créative avec lecteur cd 2x, Sb 16 avec HP et un cdrom bourré de jeux disquettes). Dans la foulée on prend un jeu, Simon le sorcier. C’est joli mais je ne vois toujours pas l’intérêt du cdrom… Et les vacances de Pâques arrive, mon père veut payer à ma sœur et à moi un jeu. On arrive dans un magasin dont le vendeur me dit quelque chose… Mon ancien fournisseur de jeux Atari St/Amiga/Amstrad venait d’ouvrir un magasin de jeux PC. Du coup retour sur le St, souvenirs et retour sur le moment présent : Il nous faut deux jeux, la petite sœur, c’est Woodruff direct et pour moi… Et bien je demande au vendeur de m’aiguiller. Il part sur ses étagères et me tend tout fièrement une boite et me dit « Prend celui-là, fait-moi confiance. » et il rajoute avant même que j’ai eu le temps de regarder ce qu’il m’avait mis dans la main : « Tu vas voir c’est le plus beau jeu du monde ». A ses mots, mon sang n’a fait qu’un tour, je me suis rappelé de cette pub, de ce drôle de personnage. J’avais la boite de LBA entre mes mains.
Retour à la maison, on essaye Woodruff. Ne marche pas. Et oui, les pilotes (un truc qui ne me dérangeait forcément pas sur St) n’étaient pas configurés en 256 couleurs. Passé ces soucis, le jeu démarre et boum première claque ! Punaise, le cdrom avec ce genre de jeux, je vais me régaler. Je pousse la frangine pour prendre place. Je me fais l’installation de LBA et je lance l’engin. Le vol à dos de Dinofly pour présenter le titre me colle à ma chaise, j’ai des frissons de plaisirs. On arrive à l’écran titre et je n’ai pas le temps de ramasser ma mâchoire que la musique démarre. Cette musique restera toute ma vie dans ma tête. La moindre note est un plaisir à entendre. Par la suite, je me rappelle avoir passé des heures à l’écran titre rien que pour écouter cette mélodie. Je n’avais pas idée que le son venait de la piste cd… Première partie et rerebaffe dans mes dents ! C’est magnifique ! Le niveau de la prison est superbe, le comportement de Twinsen est un régal, ça parle français… Je sors de la prison et le monde de Twinsen se découvre un peu plus. Je tombe d’émerveillement devant cet univers unique.
J’ai vraiment été surpris par cet univers. A l’époque on avait des jeux comme Doom 2, System Shock… C’était des univers très réalistes et violents. LBA lui allait complètement dans le sens inverse. Du moins dans sa manière de présenter la chose. Car visuellement je ne trouve pas les mots pour le qualifier. Il est beau comme un camion mais les graphistes ont réussis à rendre cet univers à la fois cohérent et attachant visuellement. Les animations sont à tomber ! Les couleurs sont tiptop et je n’ai vraiment pas distingué une faute de gouts. On en prend plein la vue mais nos oreilles ont le droit au top. Musiques, sons, voix… Tout est magnifique ! Certains personnages restent même en tête ! « Mais laissez-moi tranquiiiiilllllle… Je n’ai RIEN à vous dire ! » Sur un ton nonchalant. Vous avez reconnu l’un des habitants de LBA, celui avec la mallette. Et c’est comme ça tout le jeu. Ca fuse d’idée dans tous les sens, le jetpack, le pingouin… La balle magique est une merveille quand on apprend à la lancer suivant les modes du personnage. 4 modes qui ne sont pas là pour faire jolie. Je me souviens avoir passé du temps à marcher en mode discrétion ! A l’époque et au bout de plusieurs heures de jeu, j’avais en tête deux critiques. La première concernait les sauvegardes. AU début je trouvais ce système sympa mais au bout d’un moment je me suis aperçus que c’était n’importe quoi. Ca sauvegardait quand on perdait une vie… Bref, j’ai même pesté sur ce truc à la fin du jeu. Autre point qui lui m’a agacé quelques jours après le début : La gestion des collisions. Je passais parfois mon temps à me taper les murs. On perdait parfois de la vie pour rien. Ça me rappelait Dungeon Master qui gérait les murs de la même manière. L’animation magnifique pouvait parfois poser problème. Si on vous tirait dessus, une animation se mettait en route, il était alors impossible de contrôler Twinsen le temps que l’animation se termine. Mais pendant ce temps, l’ennemi avait le temps de tirer à nouveau… Donc il n’était pas rare de perdre la partie parce qu’on avait enchainé plusieurs coup d’affilé sans rien pouvoir faire. Je crois avoir cité LES gros défauts du jeu. Et toutes les critiques que j’ai pu voir par la suite sur les forums allaient dans mon sens. Mais à côté de ça quel pied ! J’avais parfois l’impression de jouer à Zelda 3. Ne me demandez pas pourquoi je n’ai jamais pu l’expliquer totalement.

Aujourd’hui LBA me fait toujours rêver. La version Installation facile d’Abandonware France m’a permis d’y remettre le nez une nouvelle fois. Il fait partie des jeux que je relance au moins une fois par an pour une ultime partie. Vous pouvez me servir du Call of Duty à toutes les sauces, jamais ça ne prendra aussi bien qu’avec LBA. Et dire que le gars qui m’a recommandé le jeu à fermer boutique en début 2001 sans doute à cause d’un laisser-aller de lui et de sa boutique. Pourtant ce mec la était d’une gentillesse extrême et m’a fait découvrir des perles du jeu vidéo. Et LBA est le top qu’il a pu me faire découvrir. LBA 2 arriva en 1997 et le choc fut moins important car la surprise n’était plus là. Mais ça reste l’une de mes références. Et pour LBA 3… L’espoir fait vivre. Mais quand on voit Duke Nukem Forever, on se dit que parfois il vaut mieux laisser les bonnes licences dans le placard et en garder bon souvenir.

Bug rencontré pendant le jeu :
- Vous n'arrivez pas à entrer dans la citadelle. Vous avez eu la clé en tuant le groboclone et quand vous vous approchez de la porte, un bruit d'ouverture se fait bien entendre mais la porte n'ouvre pas pour autant.
Contexte : Le bug se produit sous Dosbox aussi bien sur la version disquette que la version cdrom (version automatique comprise)
Solution : Une fois que vous avez la clé, placez vous devant la porte comme pour ouvrir une porte fermée. Le bruit de porte va se faire entendre et le logo clé utilisé va s'afficher sans que la porte ne s'ouvre. A ce moment là, appuyez sur la touche F5 pour faire un zoom et la porte devrait s'ouvrir vous laissant la voie libre pour rentrer dans la forteresse.



. J'ai pu voir qu'il était en full 3d cette fois. Au-delà de l'effet de surprise dont tu parles Godcedric, y a t-il des nouveaux éléments de gameplay ? Peut-être que ça me redonnera envie de m'y mettre
.





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