des clefs et des portes

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  • gameslover
    Ojii-sama


    • septembre 2001
    • 21351

    #16
    Provient du message de Cold Hand
    quel plaisir, quelle immersion profonde dans un jeu qu'on finit en 3 heures !
    Oh 3 heures c'est vraiment exagéré
    Je dirais quand même bien 8 heures pour en venir à bout en fouillant bien le tout quand même et sans trop courir... mais c'est certain que niveau immerssion, c'est pas trop ça... quoique, même court le plaisir est là... mais bon, 8 heures de plaisir pour le prix actuel d'un jeu c'est bien court quand même...

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    • AlephChaser

      #17
      Provient du message de Cold Hand

      Sinon, la réponse à ton mal : Morrowind ! Univers potentiellement infini, non linéaire... C'est beau et ça ne se résume pas à du "point & kill"
      Ben pas trés d'accord, justement.
      Morrowind, sidérant de beauté, tombe me semble-t-il dans la même indigence que Outcast.
      Ok on peut maintenant ouvrir les portes avec la clef, avec un levier, avec la magie, en tapant dessus (par sûr de ca, remarque), en la picklockant...

      Mais franchement les énigmes sont nulles à chier. Et va que je vais te chercher la dwemer puzzle box, et va que je vais te chercher l'arc de ton ancêtre et patati et patata, sans parler de l'intrigue générale archi prévisible qui ressemble fort à ultima VIII (qui avait le mérite de ne pas créer un background de 2000 pages pour aller chercher des rubik's cube dans des mines).

      Quand on voit la beauté et la complexité de morrowind (que j'ai fini avec un perso niveau 8, en plus j'étais fier de moi vu que je croyais que c'étaient les mêmes échelles de niveau que dans daggerfall) on se dit qu'ils auraient pu concentrer leurs efforts non pas sur les 11 millions d'objets et des poussières du jeu placés A LA MAIN mais plutôt sur des structures de jeu.

      Pourquoi au lieu de s'infiltrer dans dagoth Ur et tuer le boss, on monte pas un siege contre la forteresse? On donne pas des ordres? On commande pas des bataillons? En termes informatiques, une catapulte c'est aussi dur à placer qu'une petite cuillere...ou pourquoi ne pas devenir un "parrain" de l'underground et effectivement demander de faire des razzia chez les ennemis plutot que d'y aller à la main? Pourquoi ne pas pouvoir se marier, acheter sa propre maison?

      Ce jeu aurait pu être véritablement épique ! Mais c'est un dungeon crawl super beau...

      Certains MODS amateurs vont dans le sens d'une déviation du jeu initial (plus de rats, gestion de la faim, de la soif et du sommeil, possibilité d'avoir une maison...) pour plus d'immersion.

      La preuve qu'il y a une réelle demande, et qu'elle n'est pas dans la débauche graphique.

      JB

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      • M***
        Compte archivé

        • mai 2003
        • 51

        #18
        Dis donc JB, as-tu un doctorat en jeux vidéo?
        J'ai ben aimé ta première réflexion sur les abandonwariens, et je pense qu'on devrait la mettre sur une section spéciale d'un quelquonque site ( genre LTF :rolleyes: ).
        Ça serait bête qu'un si beau texte se retrouve d'ici un mois dans les archives du forum et qu'il soit complètement oublié...

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        • AlephChaser

          #19
          Et bien merci mais en fait j'ai un plan beaucoup plus diabolique.

          Je suis convaincu que le jeu vidéo est un support pour faire réver les gens, comme l'est le cinéma ou la littérature.

          Je pense que le jeu vidéo est en perte de vitesse à cause de son industrialisation et à sa considération "produit" plutôt que "oeuvre".

          Je pense que la seule issue pour rétablir le jeu vidéo en tant que porteur de rêve, d'émotion est de le remettre aux mains de passionnés, souvent d'ex-joueurs dont les rêves sont si grands qu'ils veulent les partager avec d'autre via ce médium.

          Je pense que cette concrétisation amateur est super réalisable dans la mesure où les outils dispo sur internet et la capacité de logistique de projet qu'offre celui-ci (emails...) est immense.

          J'encourage donc tous et toutes à se lancer dans la création amateur mais éclairée par l'expérience (d'où mon laius sur le foutage de gueule des productions actuelles ne sollicitant pas l'intelligence des joueurs) de jeux vidéos afin de sauver un marché en déliquescence.

          Sinon il va se passer exactement la même chose qu'il se passe aujourd'hui en général pour les films. Des superproductions pour la plèbe, et une intelligentsia de bons réalisateurs mais circonscrite par un public snob qui les aiment parce que c'est classe de les aimer, et qui joue le jeu de ce public.

          La différence de taille qui nous sauve dans l'histoire, c'est que pour faire un film il faut des millions, du courage et de l'intelligence. Pour faire un bon jeu et le distribuer à l'ère internet, les millions ne sont plus necessaires.

          JB

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          • M***
            Compte archivé

            • mai 2003
            • 51

            #20
            Tu marques un bon point là... Et pas rienqu'un...
            T'es sur que t'as pas de doctorat en jeu vidéo???

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            • Alcatel
              Dictator


              • mai 2002
              • 1931

              #21
              En fait, c'est une question d'état du marché.

              Vous savez, les financiers se foutent royalement de ce qu'ils financent, la plupart du temps. Je dis ça pour vous faire comprendre que, si les trucs intellectuels, intelligents, subtils, audacieux, qui élèvent l'esprit, si ces trucs-là marchaient et rapportaient beaucoup d'argent, eh bien les financiers donneraient des millions pour faire ces choses-là. Seulement voilà, ça n'est pas comme ça que ça marche.

              Demandez-vous un peu pourquoi quelqu'un préfère acheter le dernier blockbuster/clone/copie/sans/originalité plutôt qu'un jeu d'art et d'essai (qu'on trouvera en shareware, au mieux). Les financiers n'ont JAMAIS prétendu avoir une vocation pédagogique. Ils font les produits que les gens demandent, un point c'est tout. Au cinéma: dans les années 70, la discrimination positive et le féminisme sont à la mode; Hollywood a alors été envahi par les Noirs et les femmes. Dans les années 80, reaganisme: Hollywood suit le mouvement et balance des clones de Rambo à la pelle. Etc. C'est pas Hollywood qui influence les Américains. C'est les Américains qui influencent Hollywood. On peut bien entendu CREER un besoin, c'est même courant (pourquoi aurait-on besoin de jeux vidéo ?), mais jamais à partir de rien. Il y a forcément un fondement. Dans le cas des jeux, c'est la civilisation du loisir, bâtie sur les décombres du christianisme, de l'absolutisme et des Modernes, par la bourgeoisie et la Révolution industrielle.

              Pour parler de cette analogie avec le terroir, je ne suis pas d'accord. Les gens ont été d'accord pendant des décennies avec l'agriculture productiviste. Vous souvenez-vous de ce slogan politique "Des fleuves de lait et des montagnes de beurre" ? Cela reposait sur le souvenir des privations en opposition à la prospérité des années 60-70. Dans les années 70, quand on a créé le Label Rouge, PERSONNE ne les a pris au sérieux et surtout pas le grand public. C'est venu plus tard, au début des années 90, quand la qualité de la production s'est nettement dégradée et que la PAC a montré ses limites. Rien à voir avec le jeu vidéo.

              Il faut bien voir que la plupart des innovations majeures ont été réalisées à la fin des années 80 et au début des années 90, de Elite à Civilization. C'est-à-dire pendant une période de prospérité, où les financiers gagnaient de l'argent en finançant des projets innovants.

              Aujourd'hui, on n'invente plus de vrais concepts (le dernier en date étant le MMORPG), mais on sait les exploiter. C'est à qui maîtrisera le mieux toutes les ficelles compliquées d'un gameplay. Warcraft III n'innove en rien mais il se révèle fantastiquement maîtrisé par ses programmeurs.

              Sans parler des genres appelés "naturellement" à disparaître. Le wargame, qui ne passionne qu'une poignée de joueurs. Le jeu d'aventure à l'ancienne. Pourquoi ? Eh bien, parce qu'un gameplay strictement défini par la résolution d'énigmes permettant de faire progresser une histoire est beaucoup trop limité. On peut l'intégrer au sein d'un autre gameplay, bien plus complexe, comme en partie celui des jeux de rôles. L'aventure n'est qu'une partie d'un vrai jeu vidéo. Deus Ex en est l'illustration parfaite: les énigmes existent, mais elles n'y ont qu'une part relative. Je ne sais pas s'il disparaît pour une histoire de 3D, je ne crois pas finalement.
              Look at "Life", Herbie, Freiheit, 1:42:08: A man and his car, The Emperor, Anyone lived in a pretty (how) town, 6-18-67, Filmmaker, Electronic Labyrinth: THX 1138 4EB, THX 1138, American Graffiti, Star Wars Episode I: The Phantom Menace, Star Wars Episode II: Attack of the Clones, Star Wars Episode III: Revenge of the Sith, Star Wars Episode IV: A new hope: quel génie !!

              http://cinema-tv.usc.edu/Archives/lucas/lucas.html

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              • AlephChaser

                #22
                Provient du message de Alcatel

                1 - Pour parler de cette analogie avec le terroir, je ne suis pas d'accord. [...]Rien à voir avec le jeu vidéo.

                2 - Il faut bien voir que la plupart des innovations majeures ont été réalisées à la fin des années 80 et au début des années 90, de Elite à Civilization. C'est-à-dire pendant une période de prospérité, où les financiers gagnaient de l'argent en finançant des projets innovants.


                3 - Sans parler des genres appelés "naturellement" à disparaître. Le wargame, qui ne passionne qu'une poignée de joueurs. Le jeu d'aventure à l'ancienne. Pourquoi ? Eh bien, parce qu'un gameplay strictement défini par la résolution d'énigmes permettant de faire progresser une histoire est beaucoup trop limité. [...] Deus Ex en est l'illustration parfaite: les énigmes existent, mais elles n'y ont qu'une part relative.
                (excusez moi pour le quotage de goret)

                Assez d'accord avec ton intervention, permets moi de moduler quelques points (ce n'est que mon humble opinion).
                Concernant le terroir, je persiste et signe. Je n'ai jamais fait allusion me semble-t-il à l'ensemble de l'évolution des tendances alimentaires, mais plutôt au renouveau terroir à la JP Coffe du début des années 90. J'enfonce le clou parce que c'est la base de l'argumentaire. Tout comme certains en ont eu marre de l'industriel, car l'élevage et l'agriculture est une forme d'artisanat, certains préférent, plutot que d'acheter de nouveaux jeux clinquants, jouer à de bons vieux jeux.

                Je tiens à apporter votre attention sur un article de Joystick contradictoire à celui ci du début des années 90 trés interressant. C'était l'époque où sortaient Frontier Elite et Privateer. Ayant sensiblement le même theme, un apportait la liberté, l'autre le graphisme et le son. Il s'agissait donc de comparer. Sincèrité ou pression des trusts, Privateer remporta haut la main. La question était néanmoins posée en encadré : "Doit on préférer un bon vieux film en noir et blanc ou une production nullisme qui nous explose les mirettes? Le vieux film, bien entendu. Mais est ce le cas du jeu vidéo? Je ne crois pas..."

                2 - Tu parles des innovations majeures et tu les situes fin 80 - début 90. Je sais que c'est la période chère à notre coeur de LucasFans, mais il me semble que passer du "rien" à "pong" ou de "pong" à "pac mac" puis de "pac man" à "Advent", puis de "Advent" à "Pool of Radiance" et ainsi de suite ont été de colossales avancées ! Au contraire, me semble-t-il encore, la découverte de nouveaux concept a été toujours constante. La question est, avec l'industrialisation de cet artisanat, le demeurera-t-elle.

                3 - Je ne suis pas trop d'accord. Ton exemple du wargame déplace le problème me semble t il car le wargame s'adresse à un public plus mature. Mais des jeux (certes anciens mais...) comme history line ou battle isle à l'époque de warcraft/dune/c&c ont toujours fait un carton. (plus récemment, myth). Une fois encore me semble t il c'est un manque d'audace flagrant de la part des éditeurs qui ne veulent pas sembler ringards.
                L'aventure traditionnelle n'est pas appelée à disparaitre, car c'est la loi de l'offre et de la demande. Si les éditeurs ne produisent pas, ca ne veut pas dire que le public n'est pas en demande. La meilleure preuve, c'est qu'un jeu relativement mineur comme Runaway a fait un énorme tapage à sa sortie, parce que finalement, les gens aiment les jeux de ce type et les attendaient. Et crois moi, si mister Lucas-j'aime-les-copyrights continue ses efforts en ce sens, c'est qu'il y a des thunes à ce faire dans le secteur
                Enfin concernant Deus Ex, certes, mais regarde System Shock 2, sorti sensiblement à la même époque et abordant à peu prés les mêmes thèmes.
                Enfin j'en profite pour critiquer le créateur de Broken Sword 1 & 2 qui a déclaré "le jeu d'aventure est mort maintenant, il faut tourner la page". Je pense de plus en plus que le succès de broken sword 1 a été un coup de bol, et que le relatif échec de la suite n'est dû qu'à une mauvaise réalisation et non à un marché fatigué. Je respecte le travail de cette personne, mais j'estime qu'il faut prouver autrement sa valeur pour se prétendre gourou aux assemblées officielles des créateurs de jeux vidéos et énoncer de telles choses qui bouleversent les orientations conceptrices des éditeurs naissants.
                Et à la sortie de runaway, me semble-t-il enfin, c'est plus l'initiative d'être passé outre ces préjugés idiots que la sortie effective du jeu qui a été acclamée.

                JB

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                • Alcatel
                  Dictator


                  • mai 2002
                  • 1931

                  #23
                  On comprendra le manque d'avenir du jeu d'aventure, uniquement quand l'intégration de son gameplay dans des jeux plus complexes aura été correctement réalisée. Actuellement, il y a trois écoles pour "l'avenir" de ce jeu:

                  1) L'école classique, celle de Monkey Island 4 et Runaway, qui, 3D ou pas, s'en tient au gameplay original.
                  2) L'école réformatrice, celle de Broken Sword 3, qui tente de mêler une vraie aventure et de l'action. Cette école-là, on n'en a pas encore vu les résultats.
                  3) L'école la plus extrême, celle des Deus Ex et System Shock (merci à Warren Spector au passage). Celle qui relativise énormément la part de l'aventure dans l'histoire.

                  Je voix l'avenir comme un mix entre le 2 et le 3. Un public existera en effet toujours pour les jeux à l'ancienne, et je le comprends tout à fait, oh là là, mais il sera limité par les innovations futures. Un exemple avorté de l'école réformatrice aurait pu être Tomb Raider, où hélas la plate-formes 3D l'avait emporté sur les énigmes. Avec un gameplay plus riche en énigmes narratives, ce titre aurait pu être réellement révolutionnaire. Quant à la troisième, elle existe déjà.



                  L'industrialisation de cet artisanat, comme tu dis, n'a pas apporté que de mauvaises choses, mais surtout il s'est fait avec l'assentiment des joueurs. Un titre comme Splinter Cell en est l'illustration. Il n'invente rien, mais exploite au maximum, fouille à fond, va jusqu'au bout de ce qu'ont inventé Spec Ops, Thief ou Metal Gear Solid. Tôt ou tard, les limites du gameplay apparaîtront. Le capitalisme est le système le plus souple à long terme qui ait jamais été inventé, tu peux compter sur lui pour réagir à ce moment-là...

                  Pourquoi te dis-je qu'on n'a pas été au bout de l'innovation ? Eh bien parce que je fais l'analogie avec le cinéma. L'industrialisation du cinéma date des années 10 ! A cette époque, les superproductions françaises et italiennes envahissaient le marché américain (si !)... Mais vingt-cinq ans après, il y a eu le Dictateur et Citizen Kane. Et ce n'était pas fini pour l'innovation.

                  Tout ça est une question de maturité des joueurs. Ils sont déjà très nombreux, les blasés que plus rien n'attire parce que tout se ressemble (comme moi. Comme toi ?). Et leur nombre va augmenter à mesure que le public vieillit. Quand les éditeurs s'en rendront compte et qu'ils risqueront de perdre leur marché, ils réagiront. Sois-en sûr. On ne peut laisser mourir un marché aussi porteur.
                  Look at "Life", Herbie, Freiheit, 1:42:08: A man and his car, The Emperor, Anyone lived in a pretty (how) town, 6-18-67, Filmmaker, Electronic Labyrinth: THX 1138 4EB, THX 1138, American Graffiti, Star Wars Episode I: The Phantom Menace, Star Wars Episode II: Attack of the Clones, Star Wars Episode III: Revenge of the Sith, Star Wars Episode IV: A new hope: quel génie !!

                  http://cinema-tv.usc.edu/Archives/lucas/lucas.html

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                  • AlephChaser

                    #24
                    Salut,

                    Merci de faire partager cet avis trés interressant.

                    Je tiens (encore, chius chiant hein) à apporter quelques précisions qui n'engagent que mon opinion et ma modeste culture du secteur.

                    Tout d'abord dans ta classification des écoles. Je trouve que les jeux aventure purs à la MI sont une version raffinée des jeux aventure + action.

                    Bargon Attack, Opération Stealth...tu connais tous ces titres mieux que moi qui mélaient l'action que les puissances rudimentaires de ces machines permettaient à l'époque et énigmes traditionnelles.

                    En fait MI a été le précurseur d'un genre, puisque bien souvent action=mort éventuelle du personnage.

                    S'il faut en croire Warren Spector, on tend de plus en plus à l'action, puisqu'il est passé de l'excellent et aventureux ultima underworld au non moins excellent mais plus 'action' Deus Ex.

                    Toutefois, les orientations que prennent ces grands créateurs de jeux passionnés sont prises parfois mal parce qu'ils sont passionnés justement. Quand Tomb Raider sort sur le marché, Richard Gariott péte complétement les plombs, et dit qu'il veut faire pareil (alors qu'un an avant il était branché réalité virtuelle, bon bref), sort ultima VIII puis ultima IX qui provoque la dissolution de l'équipe et la création d'un jeu de rôle bâtard où la "party" traditionnelle n'existe pas.
                    On a donc eu des jeux bizzares par caprice également des créateurs.

                    C'est sur que deux pezouilles dans leur garage ne pourront pas sortir un splinter cell. Mais mon gros problème, c'est que je vois le jeu vidéo comme vecteur de rêves.
                    Et Splinter Cell ne-me-fait-pas-réver !

                    Quant à ta conclusion, permets moi d'ajouter un élément de réflexion : d'une part le public des jeux vidéo n'est pas forcement vieillissant, parce qu'il ne s'agit pas d'une mode, et que chaque nouvelle génération est importante sur le marché, et d'autre part les éditeurs sont bien embétés parce que :
                    1 - ce public vieillissant est demandeur de qualité de conception avant de qualité de réalisation
                    2 - ce public vieillissant a un pouvoir d'achat plus grand
                    3 - néanmoins, la conception justifie moins d'investissement en dollars que la réalisation, de "justification financière", donc des structures plus légéres.
                    4 - ces structures ne plaisent pas aux mégalos prudents que sont les éditeurs et encore moins à leurs actionnaires qui aiment investir dans les sociétés qui ont des tours à la Défense plutot qu'un garage à Belleville.
                    Franchement, vous avez des sous, vous mettriez votre argent dans le nouvel Atari ou dans Frontier Developpements?

                    Conclusion : L'industrialisation et le capitalisme nuit au developpement du JV. Et pour l'analogie avec le cinéma, je suis désolé mais elle ne tient pas vraiment parce que encore une fois pour réaliser et diffuser un film il faut des millions tandis que pour un jeu vidéo il ne faut presque rien en comparaison.

                    JB

                    ps : et je ne suis pas un anti-capitaliste, loin de là.

                    Commentaire

                    • Lord Seb
                      DJ Hero


                      • avril 2001
                      • 4799

                      #25
                      Aaah !!! Enfin un sujet de discussion intéressant !

                      Je me permets de poser ma modeste pierre à l'édifice vu que plein de choses fort pertinentes ont déjà été dites (ou tapées, c'est comme vous voulez...).
                      Une fois de plus, je vais faire dans la longue tirade, n'en déplaise à certains...

                      Pour ma part, je crois aussi que l'avenir du jeu d'aventure se fera dans le mélange des genres et que le point 'n click, tel que nous l'avons connu et apprécié, a montré ses limites.

                      Mais un mélange des genres harmonieux... car l'exemple d'Operation Stealth n'est pas des plus probants selon moi.
                      Le jeu alternait surtout une séquence aventure, puis une section action, voire deux ou trois d'affilée, et ainsi de suite, mais ne combinait jamais les deux.
                      Sans compter que les phases d'action étaient de qualité assez inégale : autant le passage du labyrinthe dans l'hôtel de ville du Santa Paragua était fort réussi, mélangeant réflexes et réflexion, autant la séquence sous-marine avec les requins était inintéressante et injouable vu que les requins arrivaient trop vite et de façon aléatoire.

                      Je reste convaincu que l'usage de la 3D est la bonne voie, qui accentue un peu plus l'immersion tant recherchée, mais qui n'en est encore qu'à ses balbutiements car elle est encore mal exploitée dans certains types de jeux (dont le genre d'aventure).

                      L''industrialisation du jeu video est une évolution logique vu que la demande est telle qu'il faut une structure solide financièrement pour pouvoir y répondre, et se faire connaître (c'est fini le temps des jeux dans le garage).
                      Je pense aussi que le jeu video marche en fonction des modes. Dans les années 80-90, le jeu d'aventure était un genre très demandé, puis vint la courte période des 'Lemmings-like', puis celle des wargames, puis des 'Doom-like' et ainsi de suite.
                      Tous les genres ont été exploités jusqu'à plus soif.

                      Le public, dit vieillissant, est davantage demandeur de qualité, certes, mais il se réduit forcément avec le temps, car nous devenons, avec l'âge, de moins en moins nombreux à continuer à nous intéresser aux jeux video, alors que le public jeune continue d'augmenter.
                      Par conséquent, nous ferons toujours partie de la minorité.
                      Aujourd'hui, nous râlons parce que les jeux d'aujourd'hui sont formatés (pas de jeu de mot pourri svp ) pour un public jeune apparemment de plus en plus apathique. Mais demain, ce même public, devenu vieux à son tour, râlera sur la prochaine génération de jeux qu'ils trouveront plus faciles encore que les leurs.

                      "Ah de mon temps, on se servait de nos manettes, ça faisait travailler les réflexes, pas comme ces jeux pour lobotomisés où on connecte directement le jeu à votre cerveau"

                      Ce qui me chagrine dans l'histoire, c'est que ce sont les financiers, des gens qui, comme l'a dit Alcatel, ne s'intéressent pas à ce qu'ils financent -voire qui n'y connaissent rien du tout-, qui sont aux rênes et plus les créatifs.

                      Je prendrai un exemple dans la BD : Lorsque Uderzo et Goscinny, les créateurs d'Astérix, ont lancé le journal 'Pilote' dans les années 60, ils ont fait connaître un formidable vivier de nouveaux auteurs tous plus originaux et différents dans leur style les uns que les autres : Brétécher, Gotlib, Druillet, Reiser, Mézières, Fred, Giraud et d'autres encore...
                      Ce qu'ils privilégiaient était la qualité et l'originalité et ça marchait du feu de dieu car Goscinny avait bien compris "qu'il fallait précéder le public et non pas le suivre".

                      Aujourd'hui, c'est l'inverse qui se produit : Thorgal cartonne ? Hop, tout le monde fait de l'Heroic Fantasy. XIII cartonne ? Hop, tout le monde fait de l'espionnage. Akira cartonne en France ? Hop, tout le monde fait du manga 'à la française'.

                      En conclusion, le seul moyen, selon moi, de remédier à cette crise dans le jeu video est de (re)donner aux créatifs les pleins pouvoirs, carte blanche en somme, car ce sont eux qui vont avancer les choses, certainement pas les financiers.
                      Dernière modification par Lord Seb, 26 mai 2003, 11h19.
                      ABANDONWARE.FM : Le bonheur des gamers !
                      LA KAVASEB : Le blog d'un gamer auteur ^^



                      Lord Seb, le 03/06/09 : "volcan, c'est l'anagrame de nougat si tu changes le v par le v par le g et le v par le n."

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                      • Shai-la
                        Alien Queen


                        • juillet 2001
                        • 4453

                        #26
                        Ma contribution vaut ce qu'elle vaut, mais...

                        Personnellement (c un avis purement subjectif hein !), je pense que le jeu vidéo ultime se situe dans l'Holodeck !! Mais si, vous savez, cette pièce spéciale dans le vaisseau Enterprise de Star Trek... Ce sont des projections holographiques tridimensionnelles, elle se module à volonté et permet d'incarner n'importe quel personnage dans n'importe quel décor, recréé de manière tellement réaliste que... ben c'est exactement comme si on y était, quoi Pour ceux qui ont vu certains épisodes ou films Star Trek, rappelez-vous les projections de bateau pirate, de plage tropicale pour la détente de l'équipage, de promenade équestre du capitaine, de la recréation d'un bar clandestin pendant la prohibition...
                        Il y a une option permettant de matéraliser les projections holographiques, ce qui rend les combats dangereux puisque les armes peuvent alors causer de réels dégâts, mais si cette option est désactivée, on peut faire tout ce qu'on veut sans danger ! :cool:
                        On veut casser de l'orc ? hop, on programme le décor "Donjons & Dragons", on se transforme en elfe, et let's go party, avec un scénario d'aventure pré-établi ou non !

                        Je veux un Holodeck... :cool: :cool: :cool: :cool:
                        http://www.facebook.com/profile.php?...00000015862058 : mon profil Facebook !
                        http://adventuregamestudio.fr/ : le site de mes jeux AGS

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                        • AlephChaser

                          #27
                          Et si tu veux jouer à tétris?

                          JB

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                          • Groovykid
                            Banned

                            • août 2001
                            • 11165

                            #28
                            eh bien l'holodeck te matérialise une vieille borne d'arcades des années 80 pour jouer à Tétris

                            Sinon, dans "Star Trek Elite Force", le FPS de Star Trek, le jeu commence par une simulation dans l'holodeck .
                            Bon, ça reste une simulation de simulation, mais c'est déjà ça, c'est déjà ça .. :-)

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                            • AlephChaser

                              #29
                              Salut,

                              Lord Seb, j'approuve ton intervention dans ses grandes lignes (bon à mon avis le point'n'click est un genre dont on a pas encore eu tout le potentiel, mais bon, chacun son opinion), de toute façon vu qu'on aime tous les mêmes jeux, on risque pas de s'étriper sur ce forum.

                              Néanmoins, je voudrais revenir sur le point suivant :

                              "L''industrialisation du jeu video est une évolution logique vu que la demande est telle qu'il faut une structure solide financièrement pour pouvoir y répondre, et se faire connaître (c'est fini le temps des jeux dans le garage)."

                              Et je te réponds :

                              Il me semble qu'au contraire il n'y a pas de demande qui fasse en sorte qu'une structure solide financièrement soit necessaire. De ce fait l'industrialisation du jeu video est une plantade du même type que lorsque les magnats du business se sont rués dans la bulle internet, et s'y sont plantés. L'avenir du jeu vidéo se construira dans un garage, de même que les grands artistes peintres et les grands musiciens travaillent dans des garages.

                              Mon seul argument qui étaie cette opinion c'est : il ne faut pas 50 codeurs, graphistes...pour faire un bon jeu.

                              Si Tétris sortait de nos jours, il ferait un carton monumental, et pourtant c'est la simplicité même.

                              Vous savez quel est le jeu le plus joué au monde au fait?

                              JB

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                              • Groovykid
                                Banned

                                • août 2001
                                • 11165

                                #30
                                Provient du message de AlephChaser
                                Vous savez quel est le jeu le plus joué au monde au fait?
                                Oui c'est le démineur ... et c'est le jeu le plus joué parce qu'il est livré avec Windows, et non pas parce qu'il est génialissime.

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