OK, j'ai bien saisi le contenu philosophique de ta vision des choses. Elle ne me choque pas pour autant qu'elle trouve ses moyens de subsistance dans des capitaux librement consentis et non dans des détournement abusifs de situation d'entraide où l'on en arrive alors à la dramatique situation de devoir encore compresser celle-ci.
Par contre, il faudrait peut-être modérer l'affirmation qui consiste à systématiquement considérer l'emploi comme une aliénation totale au monde du travail, car il est tout de même possible de voir dans ce dernier une réponse aux seules nécessités d'une subsistance autonome (ce qui n'est déjà pas mal).
38 heures de travail semaine est trop aliénant à ton goût, mais je suppose qu'il en serait de même si cela était 25 ou 10 heures. L'aliénation existerait sûrement à partir du moment ou l'on entreprend une activité (salariée ou non, ne limitons pas le débat).
Maintenant, les revenus qu'elle engendre devraient (il est vrai que ce n'est malheureusement pas le cas) permettre à chacun une autonomie suffisante pour s'épanouir sur tous les plans.
Mous n'en sommes plus là et la société des loisirs à laquelle tu fais référence est sans doute définitivement enterrée.
Je ne t'interdis pas de vivre dans les rêves. Seulement, il ne faut pas s'attendre à faire partie du lot de ceux qui pourront s'en sortir honorablement, ni de ceux qui pourront envisager l'avenir avec quelques assurances. Le droit à vivre dans la dignité c'est aussi avoir une place dans cette société, appartenir et évoluer dans un groupe, être reconnu. Et lorsque l'emploi fait partie des signes de cette reconnaissance, il devrait être accessible à tout un chacun.
Tu le vois, avant même le choix d'un mode de vie différent, des inégalités flagrantes existent déjà dans la "normalisation" des rapports entre individus.
Quand à la sécurité sociale en générale, elle ne repose pas sur la cotisation, mais sur l'entraide entre générations. Pas question de faire le parallèle entre celle-ci et un capital assurance auquel on aurait droit en fin d'exercice à l'exemple des fonds de pension. Le principe est bon mais il a été pensé à une époque ou les économies s'envolaient et donc étudié sur base de budgets cotisés largement bénéficiaires. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
Il ne faut pas, non plus, retourner l'argumentation en prétendant que il y a haro sur le l'allocataire accusé d'être un profiteur lorsqu'il perçoit des allocations qui sont bien destinées à assurer une survie et qui vaut ce qu'elle vaut. Je veux dire par là qu'il ne faut pas comparer allocations de chômage er revenu minimum garanti.
Et je ne te considère pas comme un parasite (je ne me souviens, non plus, de noms d'oiseaux que j'aurais pu proférer à ton encontre), mais c'est ta proposition que je considère comme telle puisqu'elle suggérait de profiter de revenus d'allocations au détriment des réels destinataires.
Ne confondons pas, il s'agit d'un débat d'idées, pas un conflit de personnes.
Quant aux thèses défendues par divers économistes (c'est drôle, je ne vois pas cette profession avoir un rapport quelconque avec des difficultés budgétaires personnelles, mais soit…) elles sont sans doute basées sur le bon sens et l'esprit d'équité (lorsqu'il est considéré ce domaine uniquement, bien évidemment). Par contre, lorsque l'on remet dans l'ensemble des questions inégalitaires, est-ce que cela est actuellement économiquement supportable ? J'ai des doutes. Et si cela était, ce serait au désavantage de quoi, de qui ?
Je vais même et dire que tu as plus de chance que moi, parce que tu es convaincu d'avoir une ou des réponses, ce qui n'est pas mon cas.
Je l'ai déjà dis précédemment à un participant qui pensait aussi que je venais ici avec des grosses certitudes. Je cherche toujours des réponses.


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