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Merci beaucoup pour ce lien, c'est le genre d'info qui m'intéresse. Surtout qu'il parle des progrès de la conservation d'un cerveau. Bon, il parle de l'importance primordiale des neurotransmetteurs (chimique) dans les synapses, mais je n'ai pas entendu d'explication sur la manière de les conserver. A moins que cette fameuse injection avec métaux lourds et résine le fasse justement.Dernière modification par Rag'd, 28 octobre 2017, 16h29.
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Pas encore vu le doc sur l'impression 3D mais je le garde sous le coude !
Sinon, lu cet article (a sensation ? ca vient de chez.. morandini
non j'ai vraiment honte de morandini, c'est le pire des blogs torchon.. mais un des rare a donner les audiences qui m'intéressent parfois)
Bref, copier coller :
Titre : "Les robots, qui auront un QI de 100 000, seront 100 fois plus intelligents que les humains d'ici à 30 ans"
"Masayoshi Son, PDG de Softbank, a expliqué que l'intelligence artificielle atteindra un QI de 100 000 d'ici à 2047 lors d'une conférence à Riyadh, en Arabie Saoudite intervenue mercredi 25 octobre. A titre de comparaison, celui d'un humain est d'environ 100, un génie ayant un QI de 140. Lors de cette conférence, il présenta Pepper, le robot humanoïde de Softbank, qui a la faculté de lire l'expression faciale d'un humain et d'en comprendre l'émotion.
Ainsi, le milliardaire explique que "pour la première fois, les machines deviendront plus intelligentes que les humains". Le patron estime que dans 30 ans, "les gens rigoleront peut-être de vous et de nous" en pensant aux capacités des robots de 2017. Il ajoute "qu'aujourd'hui, ils sont mignons et ils resteront mignons mais ils seront super intelligents".
Pour l'homme de 60 ans, les robots nous battront dans pratiquement tous les domaines. Il y a en un seul où le PDG pense que l'humain surpassera les robots, c'est "la créativité". Il estime que "le pouvoir du cerveau n'a pas de limite. L'imagination que nous pouvons avoir ne connait pas de limite. Donc nous allons devoir travailler notre imagination et notre intuition".
Softbank, société spécialisée dans les nouvelles technologies, et son PDG Masayoshi Son ont créé un fond d'investissement de 100 milliards de dollars qui servira, dans les cinq prochaines années, à faire avancer les recherches sur l'intelligence artificielle.
"
source : http://www.jeanmarcmorandini.com/art...-a-30-ans.html
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Je pense que les IA deviendrons bien plus efficace que nous, mais, après, sur la mesure de l'intelligence, il faut se calmer. Lors d'un de mes liens précédent, je suis tombé sur ça : http://maisouvaleweb.fr/quel-est-le-...ent-alexandre/ et ça remet bien les choses en place en ce qui concerne le QI.
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C'est une affirmation gratuite. Rien ne dit qu'une IA ne pourra pas maîtriser le sens de la créativité ...Envoyé par Groovykid Voir le messagePour l'homme de 60 ans, les robots nous battront dans pratiquement tous les domaines. Il y a en un seul où le PDG pense que l'humain surpassera les robots, c'est "la créativité". Il estime que "le pouvoir du cerveau n'a pas de limite. L'imagination que nous pouvons avoir ne connait pas de limite. Donc nous allons devoir travailler notre imagination et notre intuition".
Commentaire
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Ah oui, c'est autre chose que morandini, (mm mieux que numerama), je viens de m'inscrire a leur mailing list.
Très intéressante critique et sujet de discussion (ici aussi
)
Tiens je test un copier coller !
Philo-web
Quel est le QI de Laurent Alexandre ?
septembre 5, 2017 10 comments

A lire son entretien à Figarovox, il est probable qu’il ne dépasse pas 80, car il n’a pas réussi à retenir les idées de base de la robotique, de la biologie moléculaire et encore moins de la cosmologie. Ce que la lecture de revues comme La recherche, Pour la science ou Science et Vie lui apprendrait à peu de frais.Les discussions autour de la technologie sont sujettes à de nombreuses spéculations plus ou moins rigoureuses. Mais où va le web ? publie ici un texte plein de bon sens du philosophe Michel Juffé qui questionne les fondements (et les errances intellectuelles) des interventions-spectacles de Laurent Alexandre (@dr_l_alexandre), urologue (spécialiste) de l’intelligence artificielle.Voyons voir, comme dit Zazie (dans le métro).
Commençons par le QI (quotient intellectuel)
Il faut savoir que celui-ci n’a jamais été présenté, par ses inventeurs, comme une mesure de l’intelligence au sens global du terme (capacité de discriminer, jugement, esprit d’analyse et de synthèse, créativité, etc.) mais comme une mesure de performances dûment étalonnées, en gros celles qu’on attend d’un élève qui a appris à lire, écrire, compter et dessiner. Comme il s’agit de moyennes et d’écart-types, on va généralement de 60 à 140, sachant que moins de 70 est considéré comme « extrêmement inférieur » et que plus de 130 est « extrêmement supérieur ». A quoi ? Eh bien, à la moyenne de 100. On a pu dire que le QI ne mesure que lui-même !
Prenons par exemple un test de QI en ligne, sur testqiofficiel.com (il y a des dizaines de sites du genre, ils sont rarement très sérieux…) :
On nous dit que : « Ce Test de QI en ligne évaluera votre quotient intellectuel ou QI. Ce Test QI rapide donne un résultat quantitatif et standardisé lié à l’intelligence abstraite. Nous utilisons la méthode du « QI par rang ». Elle permet à une personne de se comparer à un ensemble d’individus classés par secteur. »
En clair, c’est un test comparatif, qui ne peut donner de valeurs absolues. C’est un indice de dispersion.
Mais alors, comment le Qi est-il étalonné ?
Les tests sont étalonnés sur une courbe de Gauss (en forme de cloche). En haut de la cloche on fixe une moyenne (« par construction », c’est à dire à partir des résultats obtenus aux tests) et de chaque côté on distribue les QI plus faibles ou plus élevés par rapport à cette moyenne.
La moyenne du QI standard est fixée à 100 pour des raisons arbitraires et historiques.
Aussi, quand on lit, par exemple, que le QI moyen des Français est de 98, on peut dire, avec peu de chances de se tromper que l’auteur de ce chiffre dispose d’un QI de moins de 98, car il ne sait pas que la moyenne est toujours, arbitrairement, fixée à 100. Le même site nous indique, sans surprise, que le QI moyen de la plupart des pays d’Afrique est de 70, et que celui de la Chine est de 105. N’y voir aucun préjugé racial !
Pour que de tels résultats soient valides, il faudrait placer un échantillon de toute la population mondiale dans un seul lot, un seul « secteur », lui faire disposer des mêmes éléments culturels, des mêmes conditions de passation du test, et d’une garantie très forte de bonne lecture des résultats. C’est rigoureusement impossible. Ce que révèle l’édification du QI en mesure de l’intelligence ou encore en point de comparaison entre sociétés ou civilisations, c’est surtout une position idéologique très forte. Ce qu’on promeut à travers ce genre de démarche, c’est la correspondance accrue à un certain système de valeurs, à un environnement particulier qui valorise ce genre d’intelligence pour de bonnes ou de mauvaises raisons et avec de bons ou de mauvais effets. Rien ne dit que ces systèmes sont plus « intelligents » que les autres, plus humains, plus sains. L’histoire du QI ne dit pas autre chose : la mesure du QI a servi à justifier toutes les inégalités sociales, voire à produire des politiques publiques discriminantes.
Dans le genre, encore un exemple :« Entre 1999 et 2009, les Britanniques ont perdu en moyenne 14 points de QI[1], et les Français près de 4 points. Après un siècle d’augmentation constante, ce recul pourrait être lié à des facteurs écologiques, mais aussi à des questions démographiques […] les individus bénéficiant d’un QI élevé, généralement engagés dans des études supérieures longues, ont en moyenne moins d’enfants. Leur représentation parmi la population totale tendrait donc à diminuer ».Cherchez l’erreur… de raisonnement. J’en propose un autre, aussi pertinent : vous coupez les pattes d’une puce et vous lui dites : « Saute ! » Elle ne saute pas : c’est la preuve que si vous coupez les pattes d’une puce elle devient sourde.
Nous voici arrivés au niveau de Laurent Alexandre. Qui n’hésite pas à déclarer que :« L’Intelligence dans une société numérique est la clé de tout pouvoir politique et économique. Nous avons créé une société de la connaissance sans réfléchir aux conséquences. Nous avons bâti une économie de la connaissance, sans comprendre que nous allions donner un avantage immense aux gens maîtrisant les données, dotés de plasticité cérébrale leur permettant de changer régulièrement de métier et de se former leur vie durant : toutes qualités qui sont mesurées par le QI. Un point de QI supplémentaire fera de plus en plus la différence dans la société de la connaissance. Il faudrait rebaptiser le QI et l’appeler QCIA, le Quotient de Complémentarité avec l’Intelligence Artificielle, pour lui ôter son caractère stigmatisant. À partir de 2020, le QI minimum pour avoir un emploi va augmenter de l’ordre de 5 à 10 points par décennie. »Calculons un peu : dans 50 ans il faudra avoir un QI de 150 pour avoir un emploi, et dans 100 ans un QI de 200. C’est bien embêtant, car, en réalité, la moyenne restera toujours à 100, donc seulement 1/1000 de la population, au plus, aura un emploi. Et on ne pourra pas supprimer les autres, car cela ne servirait plus à rien d’avoir un QI de 200 et plus (faute de base : toujours cette satané moyenne !). Ici, je pense à la Reine Rouge d’Alice : il faut courir deux fois plus vite pour rester sur place.
Que faire ?
Moderniser l’école, bien sûr. Car à présent les « classes populaires » sont dépassées par « la technologie qui galope».
Il faut, nous dit L.A, augmenter les « capacités cognitives de la population, puisque dans le futur la quasi-totalité des inégalités seront liées aux capacités cognitives ». Comme c’est simple ! A concevoir tout au moins. Toujours la même erreur de raisonnement, car si tout augmente, rien n’augmente.
Peu importe : le rôle de l’école va devenir « la programmation des prothèses cérébrales ». Sous le contrôle de la CNIL, bien sûr ! On a eu chaud. Imaginons que le rôle de l’école soit d’augmenter la taille des élèves ou leur poids ou la longueur de leurs cheveux. Ce serait beaucoup plus difficile, alors que là l’école aura seulement à s’occuper de mieux remplir le cerveau des élèves… Ce qu’elle fait déjà depuis 130 ans (avec l’obligation d’instruire toute la population), avec les programmes ministériels et les manuels scolaires. Ce seront toujours des manuels, mais sous forme d’implants cérébraux. La niaiserie, dont L.A. accuse l’école, est plutôt celle des adorateurs des « manipulations cérébrales made in Californie » qu’il invoque comme d’autres invoquent les esprits de la forêt ou dansent devant leur totem.
D’où cette mâle proposition : « On ne sauvera pas la démocratie si nous ne réduisons pas les écarts de QI ». Le QI devient ainsi une baguette magique… à mettre entre toutes les mains. Faut-il encore répéter – pour les mal-comprenant – que le QI est une mesure de performances standardisées qui n’a de sens que par des écarts, sur une échelle conventionnelle ? Bref, le QI ne mesure pas l’ « intelligence » mais des capacités combinatoires, numériques et géométriques, soit une faible partie des capacités intellectuelles, une goutte d’eau dans un océan de complexité. Prendre le QI comme signe d’intelligence c’est à peu près comme demander à un chien de chasse de sauter dans un cerceau, sans tenir compte de son intelligence de chasseur. Par ailleurs, même en se plaçant dans un contexte de concurrence mondialisée « inévitable » qui semble être l’unique système de pensée supportant les analyses de L.A., le QI n’offre aucune garantie qu’on s’en tirera vraiment mieux puisqu’il ne mesure ni la créativité, ni le talent, qui seront pourtant les « compétences » les plus utiles dans le monde automatisé qui s’annonce.
Foin de ces raffinements, ce qui compte est d’augmenter le QI, comme l’annonce le Prophète – Elon Musk – qui sait que l’augmentation « massive » du QI aura lieu par implants cérébraux, « la seule solution, avec le développement de colonies sur Mars, pour éviter que l’humanité tout entière soit exterminée d’un coup ». Elles sont quand même fortes ces IA ! Elles pourraient nous exterminer « d’un coup ».
Vous ne connaissez pas Elon Musk ? Dans quel monde vivez-vous ?
Elon Musk, dont le QI doit être très élevé, sûrement plus que 260 (le record officiel, de 250, est détenu par un américain – of course !), a 46 ans, est père de jumeaux et de triplés, pèse 17 milliards $, et dirige plusieurs sociétés, grâce auxquelles il va nous transporter à 2.000 km/h par voie terrestre, nous envoyer sur Mars par millions, supprimer les bouchons des grandes villes et fusionner l’IA et le cerveau humain (dès 2021). Personnellement, je ne suis intéressé que par la réduction des bouchons, mais ne soyons pas égoïstes et venons-en à l’IA.
IA, implantation, fusion et confusion
Rappelons rapidement ce qu’est l’IA. L’intelligence artificielleest « l’ensemble de théories et de techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence » (Encyclopédie Larousse). C’est sommaire et un peu tautologique, mais cela nous suffira pour la suite.
Quelles sont les possibilités d’une IA ? On parle d’IA depuis Turing (1950) mais on se heurte toujours à la question du traitement de données non formalisées, autrement dit des connaissances qualitatives – une grande partie de celles qui nous sont utiles. S’il est vrai que le « deep learning » est un saut qualitatif en matière d’analyse du signal sonore ou visuel – reconnaissance faciale, reconnaissance vocale, vision par ordinateur, traitement automatisé du langage, par exemple – nous restons dans le connu, le perceptible et le sensible. Je veux dire par là que nous n’apprenons pas à créer par automatisme, et que dès que l’objet reconnu comporte un très grand nombre de dimensions (un corps humain en action par exemple), il devient inanalysable… pour le moment.
Et s’il est vrai que la dictée orale de textes sur ordinateur est un vrai progrès pour ceux qui écrivent beaucoup, les corrections restent longues et fastidieuses. Quant à la traduction automatique, elle réserve de belles et parfois cocasses surprises. Il s’agit bien d’intelligence artificielle, si « intelligere » est avant tout discriminer, différencier, trier, comme le suggère l’étymologie latine. Mais, je le répète, la modélisation ne peut pas être illimitée, car quelle que soit la vitesse et l’architecture de traitement de données d’un ordinateur, l’augmentation des dimensions à paramétrer excède assez vite toute possibilité de calcul.
Ce qui est « profond » est le nombre de couches de traitement de données et non l’apprentissage lui-même, au sens habituel du terme. Et ce qui est important est le service rendu, par exemple à des aveugles pour se diriger et reconnaitre des objets et des personnes. Bref, l’IA ne va pas, par un coup de baguette magique, rendre les gens intelligents, mais elle facilite l’usage de leur intelligence et peut les dispenser des tâches qui requièrent une intelligence répétitive, habituelle, conventionnelle, etc. N’oublions pas, aussi, que l’IA reste opaque pour la plupart des usagers, à commencer par le GPS des voitures et des téléphones mobiles, les moteurs de recherches, et bien d’autres « appli » auxquelles ils ne comprennent rien. D’où non seulement le danger d’une grande fracture numérique mais aussi celui de distorsion et de falsification des informations, aides et renseignements recueillis.
Il ne faut, non plus, surestimer les performances d’une IA. Par exemple, depuis 2016, battre un champion du jeu de Go. Il a bien fallu programmer l’ordinateur – pardon l’IA – pour qu’il combine des successions de coups. Et qui l’a programmé ? Des gens qui savent jouer au Go et ont eu tout leur temps pour bâtir ce programme. Ce qui est nouveau est que les concepteurs ont imité une forme d’intuition, produite par les milliards d’ajustement automatiques dont personne ne comprend la logique.
Pour le reste, c’est qu’une question de vitesse relative : la transmission électrochimique (celle de nos neurones) est au mieux de 100 m/s, donc 1/200 de seconde pour 50 centimètres (entre l’œil et la main, par exemple). Durant cet intervalle, l’ordinateur, même s’il ne fonctionne qu’au ralenti, disons à 10.000 km/s, a pu accomplir un million d’opérations, et un être humain même pas une car le cerveau ne discrimine que des durées supérieures à 1/25 de seconde.
Si on continue à perfectionner l’IA, que va-t-il se passer ?
Aux dires de 252 experts en apprentissage par ordinateur (les plus qualifiés du monde, bien sûr), l’IA « battra » les humains en traduction des langues (2024), en rédaction d’essais (2026), en vente (2031), en chirurgie (2050). En ce qui me concerne encore 9 ans de patience et je pourrai arrêter d’écrire. En revanche rien n’est dit sur la fabrication des tartes aux pommes, où j’excelle, et je vais peut-être pouvoir continuer à en faire jusqu’en 2035 ou plus. Les mêmes prédisent que tous les emplois humains seront remplacés dans 120 ans. Encore une prédiction cocasse : comme on ne sait rien de notre mode de vie dans 120 ans, que peut-on prévoir sur l’emploi ou quoi que ce soit d’autre ? Qui aurait imaginé la machine à laver le linge et la pilule contraceptive au début du XXe siècle ? C’est pourtant ce qui a le plus changé la vie des femmes (donc de l’espèce humaine) durant ce siècle. Avec les progrès de la chirurgie et de l’imagerie médicale. Personne n’aurait l’idée de parler d’IA à propos de la machine à laver, c’en est pourtant un des plus beaux succès.
Toujours est-il que Elon Musk et ses compétiteurs (car c’est un marché de milliers de milliards $, bien sûr) ne veulent pas que nous soyons dépassés par les IA (au sens fort du terme : machines capables d’apprendre, d’éprouver des émotions, de se reproduire).
Car, ayant lu trop de science-fiction de médiocre qualité et ayant vu plusieurs fois Terminator I, II et III, ils sont persuadés de la révolte des machines, autrement dit que l’IA va « dépasser » (à droite ou à gauche ?) l’homme, ce qui « nous transformerait en animaux domestiques dans le meilleur des cas. »
.....
Bref, pour nous sauver des IA tyranniques, des composants électroniques – je suppose de la taille de quelques micromètres (10-6 m), avec une finesse de gravure de 10 nanomètres (10-8 m) – seraient implantés dans le cerveau « entrelacés entre nos 83 milliards de neurones, ce qui nous transformerait en cyborgs » (comme il peut y avoir jusqu’à 20.000 synapses par neurone, on ne sait pas très bien où se passera l’entrelaçage). Difficile de rester plus vague : à quoi serviront ces implants ? Faudra-t-il les remplacer ? A quel rythme deviendront-ils obsolètes ? Qui va les réparer ? Eux-mêmes ? Un couple de médecin et d’IA-médecin ? Leur porteur (puisqu’il est devenu très intelligent) ? Un électronicien ? Un plombier ?
fusionner deux organismes tels qu’un réseau de composants électroniques et un cerveau humain, si c’est seulement possible, relève d’une erreur d’attribution : ce n’est pas parce qu’on a parlé de réseaux de neurones en IA qu’il s’agit de vrais neurones artificiels. Cette prétendue fusion aboutirait plus probablement à Brendel/mouche/télépode (cf. le film La mouche) – soit un abominable mélange régressif et non viable. En réalité, il ne s’agit pas de fusion mais de greffe (si la chose implantée s’incorpore à peu près complètement) ou de prothèse (si elle remplace passivement).
Revenons à notre ami L.A. Lorsque le journaliste (Vincent Tremolet de Villers) lui dit : « L’homme ne se réduit pas à son cerveau. Il est aussi sensibilité et vie intérieure. Ces deux dimensions sont-elles menacées ? », il a droit à cette réponse digne de figurer dans une anthologie du non-sens : « Vous avez à mon sens tort, l’homme se réduit à son cerveau. Nous sommes notre cerveau. La vie intérieure est une production de notre cerveau. L’Église refuse encore l’idée que l’âme soit produite par nos neurones, mais elle l’acceptera bientôt. »
A l’appui de cette vérité définitive, L.A. cite le révérend Christopher Benek [dont le site « illuminant » vaut le détour : http://www.christopherbenek.com], qui souhaite que les machines douées d’intelligence puissent recevoir le baptême si elles en expriment le souhait. Ouf, nous sommes sauvés, car c’est bien connu, des machines chrétiennes ne pourront être que des apôtres de l’amour universel et ne chercheront jamais à éliminer l’être humain. Bien mieux que les trois lois de la robotique d’Asimov.
"
Je m’arrête la a ce baptême
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J'ai lu légèrement de travers, de quelle pépite tu parles ?
je poste un bout de la suite :
"Laurent Alexandre est médecin diplômé d’urologie et a suivi les cours de MBA d’HEC, ce qui lui a manifestement réussi puisqu’il a créé Doctissimo – site plusieurs fois dénoncé pour son peu de fiabilité – qu’il a vendu au groupe Lagardère 70 millions € en 2008. Depuis, il a ajouté trois lettres à sa spécialité de départ, « f-u-t » comme dans futé, car il l’est, pour faire avaler de telles énormités. Car ce n’est pas fini : il est aussi généticien, cosmologue et visionnaire à très, très long terme.
Pour lui, l’espèce humaine va devenir immortelle… d’ici 1.000 ans au plus. Pour cela il faudra avoir fusionné avec l’IA (voir ci-dessus). « Le but ultime de la science est de combattre la mort de l’Univers, par la création artificielle de nouveaux univers. Après la mort de la mort, la science se consacrerait à combattre la mort de l’Univers. La cosmogénèse artificielle mobiliserait toute l’énergie de l’humanité dans les prochains milliards d’années. »
Isaac Asimov avait trouvé plus simple de construire un ordinateur, Multivac qui, après des milliards d’années d’auto-perfectionnement (et suite à la fusion, hors espace-temps, entre ordinateur et être humain), découvrirait enfin, après la disparition de l’univers, la réponse à la question : « Peut-on inverser l’entropie ? » et engendrerait un nouvel univers en disant simplement : « Que la lumière soit ! ». (La dernière question, 1956). Mais L.A. ne cite pas Asimov."
"
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Aldebaran Robotics qui était une pépite française devenue la japonaise SoftBank Robotics.
Autrement Laurent Alexandre est surtout un disciple du transhumanisme.
comme :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nick_Bostrom
https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Kurzweil
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Ah ok ! C'est très a la mode ces temps ci !
Perso je pense qu'on a les délires de son époque ! Parce que la franchement c'est du gros délire (je prends l'exemple du wiki de Nick Bostrom)
"Dans un article célèbre1, Bostrom démontre que s'il est possible de simuler des planètes habitées entières ou des univers même entiers, il est très probable que nous vivions dans une simulation informatique. Son raisonnement est le suivant : il est probable que dans le futur, notre civilisation atteindra un niveau de technologie tel qu'elle pourra créer des simulations informatiques extrêmement sophistiquées des esprits humains et des mondes où habiter. Un simple ordinateur portable pourrait être l'habitation de milliers d'esprits simulés. Aussi, selon toute probabilité, les esprits simulés seront rapidement plus nombreux que les esprits biologiques. Les expériences des esprits biologiques et des esprits simulés seront impossibles à distinguer et tous ces esprits penseront évidemment qu'ils ne sont pas simulés, mais les derniers seront en fait trompés. Or qu'est-ce qui peut nous prouver que nous n'appartenons pas déjà à un de ces mondes simulés ? Rien et selon Bostrom il est donc très probable que nous soyons dans cette situation."
Tiens j'émet une autre hypothèse : on dit que l'univers est peut être infini, et on vit dans 3 dimensions + le temps ! Et pourquoi les dimensions ne seraient elles pas infini elles aussi ?
Un univers infini avec des dimensions infinies ! Et nous pauvres humains en 3D, ne pouvons comprendre, car nous n'avons pas les sens pour !
Ya cette théorie des cordes au niveau du big bang, mais je pense a quelque chose de complètement différent, basé sur un livre intitulé "Flatland" écrit en 1884 par Edwin Abbott Abbott
qui s'est consacré principalement aux études théologiques.
En quelques mots, il imagine un univers a 2 dimensions; une dimension étant un point, 2 dimensions une feuille, avec des figures comme un carré, un triangle, etc... et tout a coup une de ces figures géométrique en 2D est balancé dans l'univers 3D, mais avec sa vision 2D elle ne peut pas comprendre cette autre dimension, elle ne voit qu'une ligne en 2D qui change !
1884, je trouve ca pas mal pour expliquer qu'on ne peut pas tout comprendre et qu'on est peut etre tout petit !!
https://fr.wikipedia.org/wiki/Flatland
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De mon côté, cette idée me parle. C'est une possibilité intéressante. Difficilement prouvable. Si c'est le cas, il peut peut-être exister des actions 'magiques'. On pourrait par exemple utiliser cette stimulation pour aller n'importe où dans l’univers instantanémentEnvoyé par Groovykid Voir le messageAh ok ! C'est très a la mode ces temps ci !
Perso je pense qu'on a les délires de son époque ! Parce que la franchement c'est du gros délire (je prends l'exemple du wiki de Nick Bostrom)
"Dans un article célèbre1, Bostrom démontre que s'il est possible de simuler des planètes habitées entières ou des univers même entiers, il est très probable que nous vivions dans une simulation informatique. Son raisonnement est le suivant : il est probable que dans le futur, notre civilisation atteindra un niveau de technologie tel qu'elle pourra créer des simulations informatiques extrêmement sophistiquées des esprits humains et des mondes où habiter. Un simple ordinateur portable pourrait être l'habitation de milliers d'esprits simulés. Aussi, selon toute probabilité, les esprits simulés seront rapidement plus nombreux que les esprits biologiques. Les expériences des esprits biologiques et des esprits simulés seront impossibles à distinguer et tous ces esprits penseront évidemment qu'ils ne sont pas simulés, mais les derniers seront en fait trompés. Or qu'est-ce qui peut nous prouver que nous n'appartenons pas déjà à un de ces mondes simulés ? Rien et selon Bostrom il est donc très probable que nous soyons dans cette situation."
Oui, Flatland, c'est sympa, je l'avais lu ...Envoyé par Groovykid Voir le messageYa cette théorie des cordes au niveau du big bang, mais je pense a quelque chose de complètement différent, basé sur un livre intitulé "Flatland" écrit en 1884 par Edwin Abbott Abbott
qui s'est consacré principalement aux études théologiques.
En quelques mots, il imagine un univers a 2 dimensions; une dimension étant un point, 2 dimensions une feuille, avec des figures comme un carré, un triangle, etc... et tout a coup une de ces figures géométrique en 2D est balancé dans l'univers 3D, mais avec sa vision 2D elle ne peut pas comprendre cette autre dimension, elle ne voit qu'une ligne en 2D qui change !
1884, je trouve ca pas mal pour expliquer qu'on ne peut pas tout comprendre et qu'on est peut etre tout petit !!
https://fr.wikipedia.org/wiki/Flatland
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Laurent Alexandre...
On avait déjà évoqué ce gars ici. C'est un guignol pétant plus au haut que son Q. ... I.
As the mist clears, the eerie image of a forest forms in front of you. To the east, a vast plain extends towards the horizon. Westward howewer, in the thick of the forest, a thousand pairs of eyes pierce the mist, glaring despondently back at you.
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Réseau neuronal créant des visages humains à partir de photos de célébrités...
http://www.numerama.com/tech/305156-...elebrites.htmlAs the mist clears, the eerie image of a forest forms in front of you. To the east, a vast plain extends towards the horizon. Westward howewer, in the thick of the forest, a thousand pairs of eyes pierce the mist, glaring despondently back at you.
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GT400 : J'ai vu ça, c'est bluffant. Bien que lorsqu'il y a des incohérences le programme ne peut s'en rendre compte comme toutes IA de deep learning actuellement.
Sinon, Groovy, j'ai vu le Hackacon. C'est marrant, et c'est vrai que l'on se demande qui achète tous ces trucs connectés (et toutes ces IA cuisinez à toutes les sauces). Par contre, c'est pas à la hauteur de Tracks de parler de programmateur pour programmeur (mais le mot va bien avec le Hackacon).
Sinon, sur Arte, j'ai vu un petit sujet bien dans le ton. En plus, il est présenté par la charmante Charlie Danger, la première youtoubeuse que j'ai suivi pour ses vidéos sur l'archéologie dans 'Les revues du monde'. https://www.arte.tv/fr/videos/075066...peut-etre-4-6/Dernière modification par Rag'd, 12 novembre 2017, 19h27.
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je cite la fin du bon petit docu : Selon Elon Musk, il n'y a qu'une seule chance sur un milliard que l'on soit dans la vrai réalité !!
J'en reste a "on a les délires de son époque", mais on vit une époque formidable
Je ne trouve pas l'emission sur captvty pour l'enregistrer mais la je l'ai mis en marque pages, les 6 docs me parlent bien (ie : sont bien SF
)
Tu as vu les autres Rag'd ?Dernière modification par Groovykid, 12 novembre 2017, 19h52.
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Elon Musk dit beaucoup de choses (bon ... si la création d'une simulation est inévitable dans l'évolution, alors c'est quand même assez pertinent ... mais c'est invérifiable ...)
Oui, j'ai vu les autres, ils sont sympa aussi, même si tous survole seulement le sujet. Une fois sur deux, c'est un youtubeur allemand qui présente.
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