présentent de graves troubles de fertilité. Selon une étude hongroise citée
dans la récente édition du Sunday Times et présentée aujourd'hui à Berlin
dans le cadre de la Conférence internationale des experts en fertilité, les
mâles les plus touchés par le rayonnement ont dans leur majorité l'habitude
de porter régulièrement leur mobile accroché à la ceinture ou dissimulé dans
une poche de pantalon. Conséquence, l'étude recommande vivement aux
utilisateurs de transporter leur combiné dans un sac ou une mallette, le
tout bien éloigné des parties vulnérables.
Mouvements anormaux
La recherche, menée par le Dr Imre Fejes, du Département de gynécologie de
l'Université de Szeged, en Hongrie, portait sur 221 hommes, qui ont été
suivis pendant treize mois. En comparant le sperme de ceux qui téléphonaient
beaucoup avec ceux qui n'utilisaient pas de portable, les chercheurs ont
découvert que 30% des individus de la première catégorie présentaient une
quantité de semence inférieure à la moyenne. De plus, en analysant le sperme
des grands utilisateurs de natel, les scientifiques ont constaté que leurs
spermatozoïdes présentaient souvent des mouvements anormaux qui réduisaient
encore les chances de fertilité.
Mode stand-by aussi dangereux
Autre découverte de l'étude hongroise, les mobiles seraient aussi dangereux
en mode stand-by. Même si l'usager n'utilise pas son appareil, celui-ci
communique avec l'antenne la plus proche afin de maintenir le contact.
Jusqu'à présent, les scientifiques avaient estimé que ces transmissions
étaient trop courtes pour provoquer des dommages.
Etude britannique contradictoire
Bien sûr, les scientifiques hongrois estiment que les recherches doivent se
poursuivre afin de confirmer les résultats de leur étude et surtout pour en
percer le mécanisme, inconnu jusqu'à ce jour. Mais déjà le Sunday Times
publie les doutes d'autres scientifiques sur les résultats de l'étude
hongroise. Lawrence Challis, professeur de physique et responsable du groupe
de travail britannique sur les télécommunications mobiles, rappelle qu'«il
n'y a pas de preuves évidentes de l'influence de l'utilisation des
téléphones portables sur la santé».
Enquête à très grande échelle
Et le scientifique de citer une autre étude, britannique cette fois, publiée
en janvier dernier, qui avait aussi analysé les risques du rayonnement des
téléphones portables sur le sperme. Une étude qui précisait que si le risque
théorique existe, les recherches menées dans ce domaine étaient
insuffisantes pour aboutir à des conclusions.
Afin de pallier ces manquements, le Pr Challis a annoncé la mise en place
d'une enquête d'énorme envergure sur l'impact des téléphones portables sur
la santé, qui devrait concerner quelque 250 000 personnes, qui seront
suivies pendant quinze ans. Une étude qui va se dérouler avec l'aide des
sociétés de télécommunications, qui fourniront des données sur l'utilisation
des téléphones mobiles par leur clientèle.
(Naturellement, ce n'est pas de moi... Quant à ceux qui rigolent en disant que rien n'est prouvé, libre à eux de risquer leurs couilles dans ce pari de Pascal moderne)








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