Vu qu'il ne reste plus qu'à parler des 2 derniers épisodes de Tales of Monkey Island :
The trial and execution of Guybrush Threepwood et The rise of the pirate God
Dans l'épisode 4, Guybrush se retrouve donc à la case départ, sur l'île de Flotsam, piègé dans un procès à accusations mutliples découlant de ses exactions au 1er épisode.
ça devient une habitude, à chaque épisode, Telltale en profite pour remettre un personnage connu de la série en avant. On avait déjà eu Marley, LeChuck, Murray... et c'est maintenant au tour de Stanley de faire son grand retour comme avocat de l'accusation...et comme d'habitude, il ne lâchera pas le morceau comme cela.
La première partie de l'épisode nous demandera donc de démontrer l'innocence de Guybrush dans les affaires qui lui sont reprochées. J'avais trouvé que l'épisode 3 était un peu plus faible au niveau de l'humour mais les choses reviennent à la normale ici. On sourira à la manière dont Guybrush se sort de prison (alors que le procès est toujours en cours) ou à la manière dont Guybrush se tirera d'affaire pour l'une ou l'autre accusation.
La 2e partie verra le retour d'Hélène Marley, infectée par la "peste" LeChuck. Il faudra cette fois l'innocenter également. Et on aura droit a un petit retournement de situation sur le rôle de Lady Voodoo depuis MI 1 (et même bien avant).
En fin d'épisode, il faudra faire gonfler la Esponja Grande afin qu'elle puisse dévoiler tout son potentiel et aspirer les maléfices de la maladie vaudou qui sévit dans le monde pirate. On retrouvera pour cela le principe déjà utilisé dans les épisodes 1 et 2 par Telltale, à savoir, le jeu de piste dans la jungle au moyen d'une carte. ça commence tout doucement à faire redondant.
Cet épisode se terminera dans la dramatique mort de Guybrush (en même temps, c'était annoncé dans le titre) mais aussi la disparition de 2 autres personnages (enfin, on pourrait même dire 3 en quelque sorte).
Un épisode pas déplaisant, pas trop compliqué non plus. C'est cependant le premier où j'ai eu un peu plus de mal avec l'anglais en particulier dans la phase procès. J'ai aussi l'impression que Telltale tend de plus en plus à faire de Guybrush un vrai héros plutôt qu'un héros malgré lui.
C'est donc avec un Guybrush fantôme, errant dans les limbes de l'entre-deux mondes que débutera le dernier épisode de la série.
Bien entendu, on nous apprendra très vite qu'il reste possible pour Guybrush de rejoindre le monde des vivants...en suivant la même méthode que LeChuck a employée. L'objectif principal étant de revenir dans le monde physique pour empêcher Lechuck de devenir un dieu vivant (et une nouvelle fois, tout est dans le titre...qui a pu croire jusqu'au bout que LeChuck serait devenu un "gentil" personnage?). Probablement l'épisode le plus abouti dans sa trame scénaristique même si ici, l'humour sera très peu présent voire même carrément absent. On aura droit a quelques retournements de situation de nouveau.
Et je dois dire que Telltale est passé à çà du coup de génie...pour se rétracter en dernière minute et recoller au "mythe", probablement de peur de recevoir les foudres des intégristes.
Bref, sans en dévoiler de trop, cet épisode final est à mon goût le meilleur même s'il est de loin le moins humoristique.
Voilà, je vais mettre la fin du SPOILER ici.
A juger l'aventure complète, je dois reconnaître que Telltale a fait du bon travail. Sans être un bijou d'humour, ce ToMI reste une bonne histoire, d'une longueur normale pour les standards actuels (10-15 heures à tout casser). On n'a malheureusement pas droit au chef d'oeuvre. Dommage que Telltale ait reposé son pied au lieu de l'envoyer vaillament dans la fourmilière pour repartir sur des bases inattendues
Enfin, soyons rassuré, il semble que Telltale ait réussi son coup avec ce dernier jeu dans le monde de la piraterie et le générique de fin ne laisse aucun doute sur une "saison 2" des contes de l'île aux Singes
A la prochaine

), gameplay multiple dans la tradition d'un Deus Ex, et une durée de vie et une rejouabilité plus qu'honorables pour un mod amateur, on comprend qu'il ait fallu 7 ans de travail.
Laisser un commentaire: