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  • Alaedrain
    Samurai

    • août 2004
    • 1280

    #451
    Metroid Prime 3 - Corruption (Wii)

    Voilà, mon mauvais sort est conjuré : j'ai enfin fini un jeu sur Wii. Il m'aura fallu 6 mois pour en finir un. Ca m'apprendra à tenter trop de choses à la fois.

    Mais trève de bavardage stérile, vous n'êtes pas ici pour m'entendre m'extasier devant mon incroyâble capacité à finir des jeux, mais bel et bien pour lire une critique de Metroid Prime 3 dans ce fantastique Game Over !

    Alors, vous qui n'avez jamais joué à un FPS Console ni à un Metroid de toute votre vie (Lord Seb, ne lis pas la suite ! ), soyez heureux : j'étais dans votre situation jusqu'ici.

    Clairement, la chose qui continue de me bluffer sont les contrôles : c'est bien simple, tous les boutons du combo Wiimote + Nunchuk sont utilisés, et le pire, c'est que tout est très intuitif. Vous n'aimez pas les FPS consoles à cause de cette horrible façon de viser avec un joystick ? Problème réglé : ici, on vise avec la Wiimote. Plus simple, y a pas.

    Niveau scénario, je suis moins enthousiaste : on a vu moins bon, mais on a vu mieux. Peut-être parce que j'arrive dans le 3ème épisode de la série, mais j'ai trouvé ça un peu fouillis pour un néophyte. Mais on se laisse porter par ce petit scénario, un brin prévisible : Les pirates ont balancés des graines de phazon sur chaque planète, et devinez qui doit éradiquer ces mêmes graines ? Et oui, vous, Samus Aran, bien sûr ! Surtout quand on sait que vous êtes corrompue (oui, d'où le "Corruption" du titre, bien vu vous dans le fond) par le phazon...

    Si le scénario m'a laissé sur ma faim, le gameplay rattrape tout : vous en avez marre des FPS couloirs-monstres-couloirs ? MP3 se la joue sur un mix entre action et aventure d'une certaine façon : il vous faudra activer des interrupteurs, trouver des améliorations à votre armure et faire quelques acrobaties pour arriver à vos fins. Preuve d'un level-design soigné, il n'est pas rare que la revisite de lieu lorsque votre armure dispose de nouveaux équipements vous permette de trouver des passages jusqu'ici inaccessibles.

    Et graphiquement me direz-vous ? Et bien, on est sur la Wii, donc le moteur 3D n'est pas un monstre dans son genre. Mais la cohésion artistique du titre se tient vraiment, et ça reste assez joli à l'oeil. Quant aux musiques, elles renforcent à merveille l'ambiance dégagé par les environnements des différentes planètes.

    Alors, un jeu à recommander ? Certainement, si vous êtes possesseur d'une Wii et que vous voulez la bichonner tout seul de temps en temps. Un bon jeu solo, ça ne se voit pas si souvent que ça sur la bécane de Nintendo...

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    • turlut
      Knight

      • janvier 2009
      • 394

      #452
      Loom:



      Ce nom déja incompréhensible a l'époque, fera chantonner l'amateur de jeux d'aventure.......

      Sorti en 90, c'est un des premiers jeux de Lucasarts et bizarrement l'un des moins connu. On incarne Bobbin Threadbare, jeune membre de la guilde des tisserands qui après avoir vu sa mentor transformée en canard, devra apprendre a se servir de la magie pour sauver son monde et comprendre son origine mystérieuse et pour cela il devra suivre les signes(hahahah). L'histoire peut sembler simple mais il n'en est rien, on a un vrai univers dans le jeu(je recommande de jouer a une version francaise car en anglais, c'est assez incompréhensible). Le héros est assez original et mystérieux avec sa robe capuchonnée dont on ne voit jamais le visage dans le jeu(sinon c'est la mort assurée). Le graphisme est joli et on peut voir dans les dialogues la tete des personnages en grand plan comme dans le 1er monkey island.

      Ce qui fait l'originalité de ce jeu, c'est qu'il n'utilise pas le célèbre SCUMM (a la place des verbes d'actions, on a le baton magique avec ses différentes notes). Avec la quenouille vous pourrez apprendre des trames(ensemble de 4 notes qui produiront différents pouvoirs magiques comme l'ouverture, l'invisibilité, la lumière, la transformation,etc......
      Au début vous ne possèderez que 3 notes qui correspondent au pouvoir de base, mais en progressant dans l'aventure, vous apprendrez les autres notes pour acquérir des pouvoirs plus puissants. Autre originalité du système en composant les trames a l'envers, vous produirez l'effet inverse de la magie. N'oubliez pas de noter les différentes trames car elles changent a toute nouvelle partie.(vous voila prévénus,n'allez pas criez au Loom après......)

      On peut faire des actions qui n'auront aucune incidence sur le jeu et résoudre des énigmes de plusieurs facons différentes(cf le dragon). Autre point fort du jeu et ce qui a fait sa renommée c'est sa superbe bande son: le Lac des Cygnes de Tchaikovski, qui vient renforcer magistralement l'aspect féérique, poétique et émotionnelle du titre car il faut le dire l'aventure n'est pas tres longue et se finit assez rapidement et les interactions sont souvent limitées vu qu'on a que les notes et pas d'inventaire mais qu'importe, Loom est une expérience unique qui se vit et se parcourt comme un bon conte pour (vieux)enfants car le sang est quand meme présent....



      notes globales:do ré mi fa sol la si do
      As children learn about the world, we built that wall of sand
      Along the beach we laboured hard with our bare hands
      We worked until the sun went down beneath the waves
      And the tide came rolling splashing in, washed the wall away
      How do we tell the people in the white coats
      Enough is enough is enough is enough

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      • greenmol
        Compte archivé

        • février 2009
        • 12

        #453
        The Legend of Zelda : Saga Oracle (Oracle of Age/Oracle of Seasons)

        Honnetement je trouve que ces 2 jeux sont beaucoups trop court. Moi je les ai fini en 1 semaine.
        Donjon trop court et facile, On meurt difficilement lol, rien n'est caché car on trouve tout en chemin ... bref pas de découverte et de détour dans le jeu.

        Pire le jeux est presque le même que Link awakening à part que ces 2 nouvelle version sont en couleurs et que pas mal de chose on changé. Mais on ne voit pas beaucoup de nouveauté. Juste un menu refait, une nouvelle histoire et de nouveau objet.

        Par contre la grande nouveauté vient du faite que les 2 jeux sont lié (Quand on en fini une version, l'autre fait la suite le l'histoire... et inversement) et des secrets font leur apparition pour nous avantagé dans le jeu ce qui donne trop de facilité ... le seul problème c'est qu'il faut absolument les 2 version pour tout découvrir ce qui énerve pas mal.

        Par contre avec la game boy advance d'autre secret font leur apparition ce qui augmente encore la durée du jeu.

        Bref un jeux simple, répétitif, avec une histoire sympa qui est à joué seulement si on adore les jeux Zelda.

        Ma note pour moi : 6/10

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        • BrOthErHooD
          General

          • décembre 2001
          • 1700

          #454
          Assassin's Creed - Xbox360, PS3, PC

          Voilà pour mon premier "véritable" post de retour. Une petite critique d'un jeu qui m'a véritablement mis le c.. entre deux chaises. J'ai nommé le magnifique Assassin's Creed d'Ubisoft.
          La première fois que j'ai vu le jeu, j'ai accroché. Comme tout le monde. Je me suis dit que la re-création du Moyen-Orient à l'époque des croisades était franchement original et rarement utilisé par les développeurs. Comme tout le monde. A ce moment-là, j'ai vu les premiers screenshots et j'ai été ébahi. Comme tout le monde. Et puis j'ai acheté le jeu et l'ai placé dans ma XboX. Comme beaucoup de monde. Après quelques heures de jeu, j'ai commencé à regretter mon achat. Comme beaucoup de monde.

          Assassin's Creed est la quintessence du jeu vidéo moderne, pour le pire et le meilleur à la fois. Je m'explique.
          Doté de graphismes somptueux, d'un univers inégalable et de possibilités scénaristiques proprement hallucinantes, Assassin's Creed est pourtant un jeu fondamentalement molasson et tape-à-l'oeil.
          Molasson, tout d'abord, parce que notre petit assassin ne sait finalement pas faire grand chose d'autre à part s'asseoir sur un banc, faire du cheval, zigouiller deux ou trois gardes et partir en courant. On est très loin des promesses d'Ubisoft en la matière qui, rappelons-le, avait clamé haut et fort qu'Assassin's Creed serait un espèce de GTA médiéval. GTA peut-être, mais sans doute plus GTA 1 et 2 que GTA San Andreas ou GTA IV.
          Parce que l'on s'ennuie ferme dans ce jeu ! Les infiltrations sont franchement des scènes redondantes, éminemment scryptées et, comble du vice, trop faciles. Vous ratez l'objectif et vous vous faites repérer ? Vous avez peur ? Que nenni. Vous prenez votre chtite épée, massacrez les deux-trois péons qui traînent, vous vous cachez dans une botte de foin et attendez de pouvoir recommencer.
          Bon, ok, je suis partial : GTA repose grosso modo sur les mêmes rouages de jeu et ce genre d'écueil n'est pas vraiment gênant en soi. Il le devient pourtant quand l'IA du jeu ne parvient pas à rattraper le coup (et pourtant, GTA n'est pas une référence en la matière, loin s'en faut).
          Pour faire court : l'IA d'Assassin's Creed est à peu près comparable à celle d'un grille-pain. Un grille-pain bas de gamme. Genre 5 euros à la Foir'Fouille.
          Pour peu que vous ne vous comportiez pas EXACTEMENT comme l'avaient prévu les développeurs, vous pouvez faire à peu près n'importe quoi dans le jeu. Je ne plaisante pas : il est possible, par exemple, de zigouiller toute une colonne de gardes marchant en file indienne en vous y prenant un par un et en commençant par le dernier, genre "Petit Poucet assassin"... Pathétique.
          Ensuite, le jeu est un immense tape-à-l'oeil doté de graphismes somptueux, il est vrai. On sent réellement le côté "next-gen" du titre. Je n'en dirai pas plus de ce côté, il en a déjà été trop dit.
          Seconde immense déception du soft : le scénario. Au lieu de s'en tenir à une ligne scénaristique simple et dépendante du personnage principal Altaïr, Ubisoft est allé se fourvoyer dans un espèce de bad trip tout droit sorti de l'esprit d'un Philip K. Dick shooté aux hormones. Pour faire court : vous incarnez le descendant de cet assassin dans un futur proche et, kidnappé par une organisation lambda, vous êtes forcé de revivre le passé guerrier d'Altaïr via une machine qui reconstitue la mémoire de ce dernier à partir de votre être.
          "Holà !" me direz-vous. "C'est absolument impossible". Et bien si, c'est possible. Chez Ubisoft, il existe ce genre de mémoire au sein des individus. Cette mémoire, c'est l'ADN...
          Franchement, qui a conçu ça ? QUI ??? Que je le châtie vite fait.
          Grosso modo, si vous pétez, c'est inscrit dans votre ADN pour des millénaires. Soyez prévenus.
          Du coup, je vais vous faire le scénario en rapide : bing bing, complot mondial, société secrète, trésor caché, ton péremptoire, musique dramatique. Et rires. Les vôtres.

          Assassin's Creed, une immense déception pour moi. Ennuyeux, mou et peu inspiré au final, je ne suis pas sûr qu'il parvienne à rester dans les mémoires. Sauf peut-être dans l'ADN des concepteurs d'UbiSoft.

          Note : 11/20
          Exclusif, les Gothiques sont des produits de supermarché : pour les rendre présentables, on est obligé d'investir dans l'emballage et dans la musique d'ambiance.

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          • barbarian_bros
            Evil is Good


            • octobre 2007
            • 9403

            #455
            Raaah si tu es revenu pour faire ce genre de commentaires, tu es le bienvenu : enfin quelqu'un qui partage mon avis sur cet immense gâchis qu'est Assassin's Creed.
            Et Encore tu ne parles pas du gameplay ultra simpliste qui ennuie même mon gamin de 9 ans:
            -Sauter d'obstacles en obstacles demande dans tout bon jeu de plates-formes de savoir viser un minimum et de savoir appuyer sur un bouton au bon moment.
            Dans AC y'a même pas besoin de réfléchir : Action+direction et notre assassin trouve tout seul où et quand prendre appui. Autre Exemple : pas besoin de regarder où on va pour faire un saut de l'aigle: quand on est en haut d'un minaret il n'y pas besoin de chercher ou de viser la paille : Il Y a Forcément de la paille et Altair la vise tout seul comme un grand. (d'où la question du fiston : Pourquoi tu regarde pas l'écran quand tu sautes de si haut?)

            -La facilité ridicule des combats : quand on a appris la contre attaque il suffit d'appuyer sur le bouton en rythme pour se débarrasser des adversaires, la seulle difficulté est de surmonter l'ennui qui survient très vite, la durée des combats étant augmentée artificiellement augmentée par un nombre croissant d'adversaires...


            Bon j'arrête là mais je pourrais sortir d'autres exemples de la deception qu'a été ce jeu pour moi (d'ailleurs je l'ai pas fini).
            "Do you know what "nemesis" means? A righteous infliction of retribution manifested by an appropriate agent. Personified in this case by an 'orrible cunt... me."
            Brick Top, Snatch, 2000

            Ma collection de jeux

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            • Indianagilles
              Tatatan taaaaaaaaa !


              • avril 2001
              • 7713

              #456
              Salut Brotherhood ! Ca fait un bail ! Content de te revoir ^^

              Sinon pour ma part j'ai terminé l'immense

              LOST ODYSSEY (Xbox 360)

              Je ne suis pas un grand fan de RPG mais j'aime bien en faire de temps en temps. Et bien celui-ci m'a tout simplement fait halluciné. C'est tout simplement le meilleur RPG auquel j'ai jamais joué. Bien loin devant TOUS les Final fantasy, de par sa maturité, son scénario formidable et tout simplement un tas de choses dans son système de jeu. Bon allez, j'ai bien mon éternel chouchou qui lui tient tête sur la première place, le mésestimé Grandia II, grace à son système de combat encore inégalé dans un RPG.
              Déjà, il faut rétablir une vérité : Lost Odyssey n'a pas été mal noté. En fait, à part un ou deux sites qui l'ont d'ailleurs à peine commencé pour donner une note (dont une à la durée de vie. Faut croire qu'ils étaient devins les testeurs...) Lost Odyssey avait des notes excellentes.

              Lost Odyssey possède un atout incroyable pour un RPG : l'impossibilité de faire du leveling ! C'est peut-être une hérésie pour les "puristes" du RPG mais c'est tout simplement la meilleure chose possible pour moi. En effet, si le jeu décide que vous êtes suffisament fort à tel instant du jeu, vous n'arriverez que très difficilement à monter de niveau. Et si c'est une bonne idée c'est tout simplement parce que grace à cela, c'est VOUS qui progressez véritablement dans le jeu, grace à votre sens tactique et non plus grace votre personnage surpuissant. Les combats au tour par tour ressemble ainsi à un véritable jeu d'échecs et n'en sont que plus passionnant. Du coup, le jeu est plutôt dur mais pas insurmontable. Même les combats contre les ennemis un peu bidons vous donneront parfois du fil à retordre. Il faudra faire bien attention !
              Les personnages, leur design sont très matures et nous change des japoniaseries dont nous habituent 99% des RPG Jap (quoi que sur Grandia 2 je me plaignais pas vraiment...). De plus, le jeu possède une VF de grande qualité (qui explose la version Jap aux voix toujours aussi caricaturales et criardes - je sais que ça va faire hurler mais je HAIS le jeu des comédiens japonais -) même si celle du héros principale Kaim ne sonne pas toujours juste.
              L'histoire est fabuleuse et très adulte. Très complexe, bourrée de thématiques inhabituelles pour un jeu vidéo, c'est un des points fort de ce chef d'oeuvre. Des immortels parmis les mortels, tout part de là et le jeu distillera des infos sur le passés de nos héros à travers des textes fabuleux (bien qu'ils coupent l'action) que l'on pourra lire et relire en allant se reposer et donc rêver.
              Comme d'hab, j'ai la flemme de faire un véritable test donc j'ai préféré vous donner quelques ressentis sur le jeu.
              Donc je résume un peu tout : Superbe histoire, superbes persos, VF magnifique, graphismes splendides, design fabuleux, combats tactiques, durée de vie parfaire (ni trop long, ni trop court), 4 eme et dernier DVD qui permet au joueur d'accomplir des quêtes annexes... Voilà en gros ce qu'est Lost Odyssey.

              Si j'ai un repproche à lui faire c'est qu'à la fin, lors d'une quête annexe, le jeu nous autorise à leveler afin de battre un boss abominablement chiant. Et du coup, lorsque j'ai voulu revenir à la quête principale, j'ai massacrer tout le monde sans aucune gloire. Quand les adversaires frappait, il me rendait même de l'énergie... Quel dommage, j'étais devenu vraiment immortel !

              Un RPG que je recommande à tous les fans de RPG Jap. Mais attention, le jeu est quand même assez difficile à aborder... le premier disc est assez décourageant.
              Bref, encore une bombe exclusive sur Xb360.

              19.99/20 (et pas moins !)






              Sinon j'ai encore terminé Dead Rising en atteignant ainsi 43 succés sur 50 dont celui où il fallait que je bute 54 000 zombies. Du coup, je peux enfin recommencer le jeu en utilisant... le canon megabuster de Megaman ! Yahou !
              Mon Blog Special LUPIN III :
              http://lupiniii.over-blog.com/
              Mon blog perso :
              http://indianagilles.over-blog.com/
              Ainsi que mes adaptations de Monkey Island, Indy Fate of atlantis, Loom et KGB en romans :
              http://livres.abandonware-france.org/

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              • Lord Seb
                DJ Hero


                • avril 2001
                • 4799

                #457
                Envoyé par Alaedrain Voir le message
                Alors, vous qui n'avez jamais joué à un FPS Console ni à un Metroid de toute votre vie (Lord Seb, ne lis pas la suite ! ), soyez heureux : j'étais dans votre situation jusqu'ici.
                Arf, j'ignorais que j'avais une image d'intégriste de Metroid.
                T'es sûr que tu confondais pas avec Furysan ? ^^
                En tout cas, la série des Prime est vraiment une réussite, et un des FPS console que je supporte le mieux. Quand j'aurai une Wii et du temps (surtout du temps), je me mettrai au 3e.
                Mais que ça ne vous dispense pas d'essayer Super Metroid !
                Dernière modification par Lord Seb, 09 février 2009, 13h35.
                ABANDONWARE.FM : Le bonheur des gamers !
                LA KAVASEB : Le blog d'un gamer auteur ^^



                Lord Seb, le 03/06/09 : "volcan, c'est l'anagrame de nougat si tu changes le v par le v par le g et le v par le n."

                Commentaire

                • Alaedrain
                  Samurai

                  • août 2004
                  • 1280

                  #458
                  Envoyé par Lord Seb Voir le message
                  Arf, j'ignorais que j'avais une image d'intégriste de Metroid.
                  T'es sûr que tu confondais pas avec Furysan ? ^^
                  C'était surtout en référence avec ce que tu avais dit dans le topic sur le concert "Video Games Live"
                  M'enfin c'est clair que j'ai beaucoup aimé Metroid Prime 3, au point que je pense m'acheter les ré-éditions des 2 premiers prochaines sur la Wii (ré-éditions supportant le contrôle WiiMote + Nunchuk).

                  Commentaire

                  • Jakeblues66
                    Admiral


                    • avril 2006
                    • 1812

                    #459
                    Une fois n'est pas coutume, le test par Jeuxvidéo.com de l'extension "Operation Anchorage" de Fallout 3 n'est pas erroné.

                    Les critiques sur les failles du jeu de base (trop Action, Manque de profondeur, Absence de ce qui a fait de Fallout une référence culte dans le monde du RPG,...) ne sont pas prêtes de s'éteindre.
                    Premier écueil, faut déjà se farcir la plate-forme "Games for Windows Live"...déjà, là, il y a de quoi en bouffer son clavier.
                    Puis, quand d'une manière ou d'une autre, on arrive à mettre la main sur cette extension et à l'installer, on continue de pleurer...

                    Donc, en gros, Bethesda a effectivement sorti une "extension" qui fait de Fallout 3 un pur FPS...et encore, sans challenge puisque les bornes de soins et de munitions sont accessibles à intervalles réguliers et sont inépuisables. On me répondra que pour la challenge, je pouvais jouer sans avoir recours à ces bornes...mais d'un autre côté, cet "Operation Anchorage" est tellement mauvais que plus vite on le termine, mieux c'est!
                    Car c'est clair, il ne faudra pas se creuser la nenette dans ce complément. Suffit de suivre le chemin et bourriner...une fois de plus...Ben oui, comme dans le jeu de base mais avec moitié moins de neurones quand même. A croire que tout a été fait pour GW Bush puisse y jouer au cours de sa retraite

                    Bref, vivre l'invasion des chinois répertoriée dans le jeu de base n'a rien d'attrayant.
                    Et le tableau n'est pas près de s'arranger. Les bugs sont toujours légions. (Une chaîne d'arbres qui flotte dans le ciel, le combat final (dans la simulation) qui ne se déclenche pas, IA à la rue, Objets 3D que l'on traverse ou dont on voit "l'intérieur", armes ne faisant pas de dégâts...même en tirant au contact,...)
                    Il restait un espoir, celui d'avoir enfin moyen d'intégrer les Dissidents de la Confrérie de l'Acier...et bien non, parce qu'à la fin, ne subsiste dans le meilleur des cas que 3 membres qui auront autant d'utilité que des hamsters mutants

                    Bref, pour celui qui a de l'argent, du temps ou les deux à perdre, il peut aller à fond dans "Operation Anchorage". Pour les autres, et surtout, pour ceux qui ont encore des étoiles dans les yeux quand on parle de Fallout 3, mieux vaut passer son chemin.

                    "Pardonne leur Habitant de l'Abri 13 car à Bethesda Softworks, ils ne savent vraiment pas ce qu'ils font!"
                    We're on mission for God

                    - Parfois, c'est toi qui cognes le bar et parfois, hé bien, c'est le bar qui te cogne

                    -ça, je le sentais, je suis entouré d'trous du cul. Feu à volonté bande de trous du cul!

                    Commentaire

                    • Docteur_match
                      Dragon God

                      • avril 2001
                      • 2135

                      #460
                      Ultimate Spiderman – Treyarch, Action, 2005, PC

                      Ultimate Spiderman, comme dirait La Palice, est l'adaptation vidéoludique des aventures de Spiderman version Ultimate. Pour ceux qui l'ignoreraient, Ultimate passe l'univers du célèbre tisseur sous le rouleau compresseur de la modernité. Compteur remis à zéro ; histoire adaptée aux djeunzs des années 2000. Ultimate insuffle donc toute la médiocrité de l'époque dans ses pages, à coups de références déplorables, de SMS et Internet à gogo... Tante May porte un gode à pointes le weekend au lieu de préparer des tartes, Mary-Jane a des percing sous le string, oncle Ben se voit affublé d'un catogan, preuve de mauvais goût vraiment ultimate, qui justifie à elle seule sa mise à mort dès les premiers épisodes... Bref, c'est un concept. En tant que vieux de la vieille, je vous le dis en vérité : c'était mieux avant.

                      Ce jeu suit donc la trame et l'esprit du comic relooké. Pour résumer : des scientifiques antipathiques veulent mettre la main sur Venom, cinglé incontrôlable, afin d'exploiter les incroyables possibilités du symbiote. Spiderman ne l'entend pas de cette super-oreille... Une histoire simple, mais que les néophytes trouveront néanmoins confuse et elliptique. Des tas de personnages débarquent de nulle part pour faire leur numéro, sans beaucoup d'explications. Les amateurs du comic s'y reconnaitront sans doute ; les autres seront un peu paumés, n'y voyant qu'un prétexte bancal afin de rameuter le plus grand nombre de super vilains : Rhino, Electro, Silver Sable, le bouffon vert « ultimate » (une sorte de Hulk flambé au Grand-Marnier)...

                      Le gameplay se divise en deux phases bien distinctes. La première s'apparente à un GTA anti-racailleux, car vos missions seront vertueuses, monte-en-l'air oblige. Sillonnant la ville au fil de la toile, différentes activités s'offriront à vous : sauvetages divers, courses contre la montre avec médaille à la clé, séances de combat contre les gangs locaux... Vos objectifs atteints – le nombre et le type de missions obligatoires étant indiqués dans les menus - vous débloquerez une mission « scénario », permettant de faire avancer le smillblick. Hélas, ce GTA du pauvre manque de piquant. Les missions, répétitives et fastidieuses, brillent par leur absence de challenge. Ainsi, vous croiserez toujours le même pauvre type accroché à sa hampe de drapeau (!!?) qu'il faudra poser à terre, en sécurité. La même voiture de malfrats a stopper, les mêmes cambrioleurs en plein hold-up...

                      Les courses contre la montre ne manquent pas de difficulté mais bien d'intérêt, sauf si l'obtention de médailles virtuelles flatte votre égo vacillant. Quant aux pugilats contre les gangs, ils sont certes intuitifs, mais sans aucune composante tactique. Pas de combos à enchainer, aucune gestion de la toile (celle-ci étant illimitée), et des mouvements simplifiés à l'extrême, se résumant à alterner trois boutons (saut, coup de pied, coup de poing). Autant d'éléments qui incitent au bourrinage décérébré. Amusant cinq minutes, lassant à la longue. Reste la cueillette des bonus et autres pièces éparpillées en ville, une centaine au bas mot, objectif peu exaltant s'il en est.

                      Heureusement, les missions « scénario » remontent sensiblement le niveau. Les courses poursuites servant d'introduction systématique à chaque séquence (ne pas perdre de vue le super vilain, éviter les obstacles...) se révèlent aussi ennuyeuses que les courses contre la montre. Il faut pas mal de répétition avant de maîtriser le parcours. Le plaisir qu'on en retire reste très relatif. Par contre, la deuxième phase, consistant à battre le super vilain, vaut son pesant de fluide arachnéen. Car pour dévisser la tête du Rhino ou mettre Electro en surcharge, il faut faire preuve d'un minimum de jugeote et d'observation. Chaque ennemi possède un point faible que le joueur devra exploiter à bon escient. Si vous mourrez, et vous mourrez souvent, vous ne recommencez pas à zéro, le jeu ayant le bout goût d'offrir des sauvegardes automatiques entre deux cinématiques. Par contre, si vous quittez la mission, même en ayant sauvegardé, la progression sera perdue.

                      Les missions « scénario » permettent aussi de contrôler Venom, ce qui donne au gameplay un sérieux coup de fouet. Venom, contrairement au fluet et virevoltant Spiderman, est un apôtre de la destruction de masse. Capable d'avaler des passants (pour remonter sa barre de vie), de balancer des voitures sur les ennemis, ou encore de faire des bonds prodigieux au-dessus des buildings... Des phases de jeu vraiment plaisantes, qui sauront exalter le psychopathe pervers qui sommeille en vous.

                      Sur le versant technique, le jeu ne démérite en rien. Le cel-shading propose des graphismes dynamiques et agréables, très colorés, collant très bien au sujet. La maniabilité, à la fois simplissime et grisante, permet de se balader entre les grattes-ciel new-yorkais en toute liberté, atténuant l'ennui des phases « GTA-like ». Sillonner les rues à fond de toile : un vrai bonheur pour tout fan du tisseur qui se respecte. Quant à Venom, l'impression de puissance qu'il dégage galvanise, au point de prendre plaisir à jeter des voitures sur d'innocents passants, juste pour rigoler. Les cinématiques, conçues et agencées comme autant de cases BD, accentuent l'ambiance comic de l'ensemble.

                      Reste la durée de vie, assez faiblarde. Bien sûr, si le joueur prend la peine de faire l'intégralité des missions GTA (la plupart étant facultatives), les courses contre la montre, et la récolte complète des bonus cachés, la durée de vie s'en voit dilatée, tel le foie d'un alcoolique au bord du délirium trémens. Mais ça reste artificiel et peu motivant. Ainsi, après bien des efforts, ayant exploré le jeu de fond en comble, vous aurez l'incroyable possibilité de débloquer le fabuleux costume noir, qui a pour principale caractéristique d'être, je vous le donne en mille... noir. Et rien d'autre. Aucun nouveau pouvoir, ni mouvement inédit. Intérêt, néant. C'est peut-être ça qu'on appelle un « trophée », concept obscur venant de la dimension parallèle des consoleux.

                      Bourré de défauts et d'approximations, Ultimate Spiderman, avec son gameplay nerveux et ses balades new-yorkaises au grand air, conserve néanmoins un indéniable capital sympathie. À réserver en priorité aux fans de tête-de-toile cependant, qu'ils soient ultimate ou non. 12/20
                      Le monde se sépare en deux catégories : ceux qui ont leurs revolvers chargés et ceux qui creusent. Toi, tu creuses.

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                      • leprov
                        Compte archivé

                        • novembre 2005
                        • 711

                        #461
                        bon allez, j'ai un peu de retard, je me lance

                        Trauma center (NDS)

                        Au départ, c'est pas vraiment mon style de jeu. Et pourtant, on ne m'en dit que du bien. Sans grande conviction, je lance le jeu. On commence par de longues phases de dialogues ni passionnantes, ni inspirées (pour ne pas dire insipides). Puis viennent les opérations. Au départ, rien de bien difficile. On apprend surtout a prendre le jeu en main, comment gérer les situations simples qui vont se présenter a nous par la suite, comment utiliser les différents outils. La console est utilisée de manière fort intelligente.
                        Puis au bout d'une petite heure de jeu, le tout change de manière plutot agréable. Les dialogues, toujours pas forcément très adultes permettent de s'immerger dans le jeu bien plus que ce qu'on aurait pu croire. Les opérations deviennent stressantes (voire franchement difficile). Le tout se révèle finallement plutot passionnant, original, et réellement inspiré, avec quelques opérations....surprenantes (pour une en particulier, cest meme un euphémisme).

                        Le tout donne un jeu plutot grisant et réussi. Moi qui ne suis pas adepte de ce genre de jeu, j'ai malgré tout été réellement séduit par ce trauma center, a la durée de vie convaincante (une bonne dizaine d'heures de jeu pour suivre le scénario jusqu'au bout). La difficulté en rebutera pourtant certains, et les développeurs n'ont pas hésité a la jouer "old school". Exit le jeu linéaire, sans difficulés. On revient à l'époque de la réussite par l'apprentissage. Il faudra souvent recommencer l'opération plusieurs fois pour en venir à bout, réfléchir à la manière d'optimiser entre deux essais, pour au final revoir une opération reprenant ce qu'on a appris, pour corser encore un peu le tout. Si on pourra voir ceci comme un défaut, si l'on en suit les critères de testeurs de jeux videos, j'ai personnellement beaucoup apprécié cette philosophie du jeu (ca aurait presque réveillé en moi un brin de nostalgie).
                        Il est seulement dommage que le dernier chapitre du jeu se contente de faire évoluer l'histoire, en nous resservant des opérations déjà faites sous différents angles, pour simplement en augmenter la difficulté de manière relativement artificielle. Car dans tout ce qui précède, on pourra faire deux opérations qui traitent la même maladie, mais dont le déroulement est pourtant bien différent, et ne donne pas une impression de répétitivité. Bref, la dernière heure de jeu se contente de réchauffer le tout, sans grande inspiration, pour simplement faire avancer le scénario (qui avait bien redressé la barre).

                        En somme, un jeu bourré de qualité, atypique, charmant.

                        A vampyre story (PC)

                        Je suis bien étonné que personne ici ne l'ai encore décortiqué
                        Après un temps d'attente aussi long, j'aborde le jeu avec craintes...est ce que je ne me suis pas créé l'image d'un jeu, et que je vais forcément être déçu? La réponse est clairement non.

                        Dès le départ du jeu, et tout du long, on sens les influences du jeu. Un petit air de monkey 3 se dégage du jeu. Rien n'est commun, mais pourtant...la touche artistique, les dialogues...Tout un tas de petits riens qui ne font que montrer les sources d'inspiration.
                        On dirige donc mona, vampyre non assumée, accompagnée de froderick, son ami chauve souris, qui souhaite s'échapper de draxsylvanie et revenir chanter l'opéra à paris. Les dialogues sont réellement inspirés, et Froderick joue parfaitement son rôle de faire valoir humoristique, grincant et sarcastique.
                        Si les énigmes ne présentent globalement pas de difficultés particulières (hormis une ou deux particulièrement retorses), il faudra tout de même bien faire preuve de logique tordue. Les amateurs de vieux lucas arts trouveront peut-être presque ca trop logique (question d'habitude), mais le tout reste plutot bien pensé.

                        La traduction est de très bonne facture. Si certains regrettent le fait que les voix soient restées en anglais, j'ai trouvé ça pourtant génial. Outre la nostalgie (oui je suis un grand nostalgique) des vieux point and click non traduits (DOTT, discworld), cela permet en outre d'apprécier doublement la qualité des dialogues pour les personnes maitrisant un minimum l'anglais. On pourra ainsi constater la qualité globale de la traduction francaise, gardant l'esprit original du jeu malgré les difficultés de traduire ce type de jeu, ainsi que comprendre les jeux de mots originaux et avoir la qualité d'écriture originale du jeu.

                        Outre quelques bugs (impossible pour moi de lancer le jeu après l'installation depuis le raccourci, il a fallu que je le récrée a la main...pour un néophyte de l'informatique, cela doit se solder par l'impossibilité de lancer le jeu. une action spéciale a un endroit spécial fait freezer le jeu, obligation de CTRL+ALT+SUPPR, et une énigme qui fait crasher le jeu si on fait une action non prévue qui empecherait de continuer l'aventure). Outre quelques rares bugs, je disais donc, assez peu gênant mais pourtant bien présents, le jeu est réellement soigné. La musique est réellement immersive et inspirée, le design est irréprochable, les voix sont impeccablement choisies et le jeu d'acteur est de bonne qualité. Sans les qqs bugs cités plus haut, on aurait pu approcher le sans faute au niveau de la réalisation.

                        Finallement, le seul reproche que j'aurais à faire au jeu est sa fin. un "à suivre" n'est pas une fin, et le jeu nous laisse réellement sur notre faim. On n'a pas une fin d'épisode, ou l'on répond à des questions en en posant d'autres, mais bien à un page de pub. Le jeu pose des questions, ne conclue rien, et finit un peu en tête d'épingle. Bien que ce soit réellement frustrant et rageant, je ne peux pourtant que vivement conseiller "A vampyre story" aux amateurs de point & click. J'ai trouvé dans ce jeu ce que j'attendais des points & click, et, à titre de comparaisons, les seuls a m'avoir procuré cette sensation depuis grim fandango sont "runaway 2" et "Sam and max saison 1".
                        Le cerveau est un merveilleux organe. Il démarre au moment où vous vous levez et ne s'arrête qu'au moment où vous arrivez au bureau

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                        • Docteur_match
                          Dragon God

                          • avril 2001
                          • 2135

                          #462
                          Dreamweb - Creative Reality, aventure, 1994, PC

                          Vous êtes Bobbin Threadbare de la guilde des Tisserands, et vous devez sauver le Loom avant de vous transformer en canard... Ah non, au temps pour moi, je confonds. Pouf pouf. Vous êtes Ryan, de la guilde des serveurs miteux, et vous devez sauver le Dreamweb avant que les sept apôtres du chaos ne se transforment en... quelque chose. Quelque chose d'horrible (pire qu'un canard).

                          Dans l'univers des jeux vidéos, Dreamweb est une œuvre atypique aux accents cyberpunks très prononcés. Ryan, le personnage principal, dépasse le simple statut d'antihéros. Il s'agit d'un homme épuisé par des nuits de cauchemars, au seuil de la folie, bien décidé à accomplir sa macabre mission. Car Ryan a reçu une mission, une quête mystique dépassant toute considération morale. Une menace pèse sur le labyrinthe des rêves, qui risque de déséquilibrer les forces du bien et du mal, plongeant ainsi la réalité dans la destruction. Seul Ryan peut sauver le dreamweb. Au secret de ses rêves, une voix lui a murmuré comment faire. Elle lui a donné une liste. Sept noms, sept personnalités en vue qu'il faudra tuer, afin que leur énergie vitale rééquilibre le labyrinthe. Ces personnalités incarnent les dérives et la vulgarité d'une époque désenchantée : un chef militaire droitard, une rock-star décadente, un industriel sans scrupule... Autant de forces noires qui pervertissent l'humanité, la conduisant à sa désagrégation morale. Ryan sera donc une sorte de Taxi Driver option Jeanne D'arc ; un purificateur en mission pour des forces occultes, qui dépassent son entendement.

                          En bonne œuvre d'anticipation, Dreamweb développe une ambiance pesante et dépressive. Ryan évolue dans un milieu urbain grisâtre, aux pavés battus par une pluie froide, aux ruelles encombrées de détritus, boites dégoulinantes de ketchup, prospectus froissés... Chaque détail du jeu exhale un vague relent de putréfaction avancée. La musique, atmosphérique, et les bruitages soignés contribuent à cette atmosphère de déliquescence. Les graphismes, vu du dessus à la Alien Breed, ne sont pas très beaux - un temps d'adaptation sera nécessaire pour s'y habituer – mais ne gâchent rien.

                          C'est que ce labyrinthe des rêves a d'autres atouts dans sa manche. Ces pâtés de pixels vus d'avion sont transcendés par un art consommé de la narration. On pourrait qualifier Dreamweb de jeu « littéraire », tant un soin particulier a été porté aux dialogues (hélas peu nombreux) et aux descriptions. En effet, Ryan regarde beaucoup : son environnement, les objets de l'inventaire... Et à chaque coup d'œil, une description. Elles n'ont aucun intérêt ludique. Elles servent à planter le décor, enfoncer le clou du cyberpunk, distiller le venin du pessimisme et de la corruption dans l'esprit du joueur... Bref, à le mettre dans le bain, un bain dont l'eau ne manquera pas d'être glauque.

                          Dans la même optique, « Le journal d'un fou (?) », petit livret d'une quarantaine de pages fourni en goodies, constitue une formidable mise en jambe. Il s'agit du journal intime de Ryan, antérieur au jeu, qui dépeint la lente dégradation mentale du héros, s'enferrant dans son obsession morbide. Une lecture édifiante et nécessaire, certaines énigmes se résolvant directement grâce au journal (une protection originale et inventive contre la copie). Les concepteurs connaissent leurs classiques, et Dreamweb ne manque pas de références. On pense au film Blade Runner bien sûr, avec cet environnement urbain sordide, à K. Dick et son penchant pour la folie paranoïaque, à Lovecraft et son goût des mutations innommables... Résolument adulte, Dreamweb plonge sa bouillie de pixels dans le gore voire même le sexe, le temps d'une scène très courte, mais qui aura marqué les mémoires.

                          Hélas, le jeu se révèle beaucoup moins convaincant sur le plan du gameplay. L'interface, certes originale, n'évite pas l'écueil de la lourdeur. L'écran se divise en deux parties. Dans la première se niche la zone de jeu (décors et personnages), vu du dessus, en plan fixe. La seconde, sur le côté gauche, représente le héros de profil. Un clic sur les yeux offre une description des lieux. Un clic sur l'imper ouvrira l'inventaire. Cette séparation des écrans implique une alternance constante un tantinet rébarbative. Loin des Sierra et autres Lucasart, où tout s'affiche dans la zone de jeu. Dans l'ensemble, Dreamweb demande une certaine adaptation de la part du vieux baroudeur de l'aventure. Contrairement aux classiques du genre, vous ne pourrez transporter ici qu'un nombre limité d'objets. Or, vous pourrez tout prendre : des CD qui trainent sur la chaine hi-fi aux détritus dans la poubelle... La très large majorité de ces babioles n'ont aucune utilité. Au départ, l'aventurier aguerri sera un peu décontenancé, ne sachant pas très bien quoi intégrer à son imper. Une inquiétude qui s'atténue cependant à l'usage. Les énigmes sont d'une grande logique, et la gestion de l'inventaire mise sur le réalisme. Ainsi, on saisit assez vite qu'un tournevis mérite plus notre attention qu'un vieux toast rassis (par exemple). Autre lourdeur : pour obtenir la description d'un objet, il faut obligatoirement le prendre. Le joueur devra donc sans cesse jongler avec l'inventaire, les places étant comptées...

                          Dreamweb ne faisant rien comme les autres jeux, ses énigmes fonctionnent aussi suivant un principe déconcertant. Impossible d'associer les objets entre eux ni même de les essayer sur les éléments du décor, comme bon vous semble. Le jeu, et lui seul, décide à quel endroit précis vous aurez le droit d'utiliser un objet. Quant aux dialogues, ils s'écoutent et se lisent, mais ne proposent aucune sorte d'interaction. Autant de limitations qui rendent l'ensemble très linéaire et réduisent les énigmes à peau de chagrin. Peu nombreuses, elles ne sollicitent guère l'imagination du joueur en verrouillant chaque action possible. Enfin, cette faiblesse du gameplay n'améliore pas vraiment une durée de vie déjà bien restreinte, le jeu s'achevant de manière plutôt précipitée (on nous promet sept meurtres ; il n'y en aura que cinq). Rajoutons au rayon des réclamations la version française, ouvertement bâclée, bourrée de coquilles grossières qu'une simple relecture aurait permis d'éviter, au point qu'on en viendrait presque à conseiller la VO intégrale.

                          Nanti d'une atmosphère cyberpunk des plus envoutantes et d'un scénario adulte, Dreamweb pêche par la lourdeur de son interface, sa maigre durée de vie, et la faiblesse de ses énigmes, étouffées par des principes de jeu beaucoup trop dirigiste. Il n'en reste pas moins un OJNI (Objet Jouant Non Identifié) unique en son genre, et qui mérite donc le détour. 13/20
                          Dernière modification par Docteur_match, 25 février 2009, 21h17.
                          Le monde se sépare en deux catégories : ceux qui ont leurs revolvers chargés et ceux qui creusent. Toi, tu creuses.

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                          • Indianagilles
                            Tatatan taaaaaaaaa !


                            • avril 2001
                            • 7713

                            #463
                            13/20 ???? T'es fou, ce jeu est énoooooorme ! Rien que pour son scénario, je lui met un bon 18 ^^ Mais ça fait longtemps que je n'y ai pas joué. N'empêche 13 c'est vraiment pas beaucoup pour un jeu aussi atypique. A noter que si les graphismes étaient aussi particuliers (non pas pourries !!!), c'est parce que les programmeurs, fans de l'amiga, voulaient absolument l'adapter sur la machine qui était alors moribonde. Ils ont donc tenté quelque chose de techniquement abordable pour la machine (valait mieux l'installer du disque dur quand même) Mine de rien, c'était assez original et ça avait son charme.

                            Rajoutons au rayon des réclamations la version française, ouvertement bâclée, bourrée de coquilles grossières qu'une simple relecture aurait permis d'éviter, au point qu'on en viendrait presque à conseiller la VO intégrale.
                            J'étais en train de me dire que je ne me rappelais pas avoir eu de soucis là dessus quand... j'ai réalisé... que j'avais la version Amiga qui, il me semble, n'existe qu'en Anglais. Forcément...
                            Mon Blog Special LUPIN III :
                            http://lupiniii.over-blog.com/
                            Mon blog perso :
                            http://indianagilles.over-blog.com/
                            Ainsi que mes adaptations de Monkey Island, Indy Fate of atlantis, Loom et KGB en romans :
                            http://livres.abandonware-france.org/

                            Commentaire

                            • Docteur_match
                              Dragon God

                              • avril 2001
                              • 2135

                              #464
                              Les notes n'ont aucun intérêt ! Cela dit, je peux expliciter le système de notation (car système il y a, si si...)
                              de 0 à 5 : jeu déplorable
                              de 6 à 9 : mauvais jeu
                              de 10 à 12 : jeu moyen
                              de 13 à 15 : bon jeu
                              de 16 à 20 : très bon jeu (mais j'ai du mal à aller au-delà de 17)
                              Les points dans chaque catégorie servent à nuancer, mais dans l'ensemble, ça reste la même appréciation. Suivant cette logique, je peux mettre 15 au maximum à Dreamweb (je comptais d'ailleurs lui mettre 14 au départ). Par contre, je ne peux pas le changer de catégorie, à cause des défauts que j'ai décris et qui m'ont un peu gaché le plaisir. Ma plus grande déception vient de la durée de vie, vraiment faible... Mais je considère que c'est un bon jeu, contrairement à Ultimate Spiderman par exemple (cf. mon commentaire précédent), qui dépasse pas le stade de jeu moyen. Passionnant, n'est-ce pas ?

                              Je n'étais pas au courant pour le coup de l'amiga et des graphismes. Cela dit, ça n'a pas joué sur l'appréciation, j'ai trouvé qu'ils remplissaient leur rôle : l'ambiance glauque et le gore passe tout à fait bien.
                              Le monde se sépare en deux catégories : ceux qui ont leurs revolvers chargés et ceux qui creusent. Toi, tu creuses.

                              Commentaire

                              • Indianagilles
                                Tatatan taaaaaaaaa !


                                • avril 2001
                                • 7713

                                #465
                                Je crois que j'avais lu ça sur un mag Amiga, lors de sa sortie justement. Amiga Dreams peut-être.

                                Et pour les notes, j'aurais pas aimé t'avoir comme prof
                                Mon Blog Special LUPIN III :
                                http://lupiniii.over-blog.com/
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                                Ainsi que mes adaptations de Monkey Island, Indy Fate of atlantis, Loom et KGB en romans :
                                http://livres.abandonware-france.org/

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